Harry Potter RPG
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Deb
Message publié Mardi 25 Février 2025 à 22:59

Bonjour, bonsoir,

Parce que la musique est une pierre angulaire de notre existence, j'tiens à entamer un topic dans lequel vous pouvez venir partager un peu tout ce qui vous passe par la tête dans le domaine. Que ce soit un artiste que vous écoutez énormément en ce moment, le dernier titre que vous avez shazamé, juste un morceau que vous tenez à partager avec tout le monde parce qu'il vous a marqué pour une raison ou une autre, faites vous plaisir. Tous les genres sont permis ! Je crois je maj ma playlist une fois le mois pour y ajouter ce qui passe, alors vraiment ce sujet est posté par pur intérêt personnel. Déso pas déso !

J'vous lance avec le dernier truc que j'ai rajouté dans mon téléphone, gros instant nostalgie que j'ai du me taper devant une vidéo youtube ou autre connerie du genre.

Bisous !

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Aldebert Wickerson

Professeur d'Astronomie 55 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Serdaigle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Auberge des Trois-Balais, Vendredi 02 Février 2125

Bienheureux l'Aldebert, qui fait rapidement signe de lui servir précisément la même chose. Un sourcil se hausse à la mention de Balthazar, et l'astronome ne peut s'empêcher de pousser un soupir. 

- Tu crois quoi ? Non parce que Balthazar Grimfire est un phénomène connu du personnel, alors fatalement qu'apprendre qu'il en est à l'origine a fait un choc. Pas qu'en le concernant finalement. La plupart de ses collègues le vannent continuellement sur le sujet. Ça va j'suppose. J'en sais rien. C'est pas comme s'il avait prévu de devenir père d'un adolescent de quinze ans du jour au lendemain. J'improvise ! Il admet alors tragiquement en étirant un sourire.

Y a que son existence entière est un amalgame de surprises du genre. Bon, jamais aussi brutales que celle-ci, admettons. Mais relativement tout de même. Le claquement de deux verres se ramassant sur le comptoir le fait tourner la tête, et il en lève un pour le trinquer avec celui du professeur Brooks.

- J'imagine que ça a pas du être beaucoup plus simple pour toi. Le... Sa main vient s'agiter devant son visage. Un ange passe. Oh, m'la fais pas. J'suis astronome, Daryl. J'suis littéralement un spécialiste des phrases lunaires ok ? Bon. La nonchalance est complètement de mise, même s'il a baissé d'un ton par simple réflexe respectueux. J'dirais rien. Faut pas t'faire de bile. J'ai capté quelques mois après ton arrivée alors..

 Aldebert lève son verre de nouveau pour en prendre quelques gorgées. Fronce les sourcils.

- Dis jamais à Balthazar que j'ai comparé son existence à une malédiction. Parce qu'il réalise après coup que c'est peut-être pas très cool. Bon. C'que je dis c'est que quelque part ça aurait pu être pire. Pis c'est vraiment pas un mauvais bougre. Il est juste... De nouveau Aldebert agite la main devant son visage, affutant l'imitation d'un regard complètement con cette fois. Un ado quoi, merde. C'est con un ado.

Parce que depuis quelques temps Adledbert essaie de se convaincre que c'est que ça, la connerie de Balthazar. L'adolescence. Un homme peut espérer, pas vrait ?

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Sam Chadwick

15 ans Sang Inconnu Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle de classe de Métamorphose, Samedi 03 Février 2125

Alison, Sam, Avery. Ça l'enchante pas des masses. C'est-à-dire que Sam a rien contre l'une ou l'autre fille, juste elle aurait préféré se retrouver avec ses potes. Bon. Peut-être plus avec Ambrose qu'avec Gus, si on est parfaitement honnête. Gus a l'art et la manière de la faire mourir de rire, mais dans ses pires moments il est aussi capable de lui donner des envies de meurtres. Au-delà de ça, Sam a jamais été très doué pour se faire des amis en dehors de sa maison, et encore moins avec des filles. Elle les rejoint avec un sourire timide qui lui ressemble pas vraiment, ses yeux se posant immédiatement sur les yeux parfaitement maquillés d'Alison Carter, puis la posture déterminée d'Avery.

Élève de sixième année qui ne se balade jamais seule dans les couloirs, Sam ne peut pas s'empêcher de la trouver impressionnante.

Pendant un instant, Sam considère l'idée de s'excuser auprès d'Alison pour Gus, se ravise dans la seconde suivante. C'est un con ok, Ambrose déclare souvent pour lui rappeler qu'ils ont pas à repasser derrière chacune des énormités qu'il balance à la gueule des gens. C'est sa manière d'exister, même si elle implique vachement souvent de niquer l'existence des autres. De tout le monde sauf de ses potes. Si vous demandez à Sam, y a deux Gus. Celui qui fait le débile et cherche à se foutre sur la gueule avec tout le monde dans les couloirs ou dans les salles de classes. Celui qu'ils côtoient dans l'intimité de la salle commune, et en dehors.

Elle préfère largement un Gus à l'autre.

- J'm'y colle, Sam annonce alors qu'Alison demande qui veut passer première.

Elle tergiverse pas. Jamais. C'est comme Alec a toujours dit. Si t'es pas sûre d'un truc, fais le quand même. Mais rien d'illégal ok ? Même qu'au pire elle est là pour apprendre. Sans doute qu'elle se préoccupe un peu trop de ce que pense les autres filles de ses manières de garçon manqué, même si elle le montre pas, mais si y a un truc qu'elle a appris avec les garçons, c'est que foncer tête baissé forge le respect. En tous cas c'est comme ça qu'elle a gagné le respect d'un type comme Gus. Putain t'as pas froid aux yeux toi hein il avait sorti quand elle avait accepté de se jeter avec lui du haut d'une falaise pour une descente en piqué sur les vieux Comètes de l'école.

Sa baguette extirpée de ses robes, elle la pointe directement vers le bureau le plus proche :

Le bureau demeure inflexible sous le coup du sort, qui s'estompe sans bruit. Sam affiche une moue déçue, mais déterminée, parée à recommencer. Non loin, Ambrose semble lui aussi galérer, et elle ne parvient pas à croiser son regard. En revanche elle ne manque pas de voir le bordel qui se profil au fond de la classe, et un rire un peu idiot lui échappe à la vue des pieds palmés de Ryder.

- Ok, heu... vas-y Alison, elle invite en rabattant son attention sur le groupe.

Impressionné par la maîtrise de la Serpentard, Sam l'encourage :

- Bien joué !

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Adam Rosier Sinclair

13 ans Sang-Mêlé·e Française Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Kensington Garden, Mercredi 03 Juin 2122

La porte claque derrière eux avec un bruit sec, avalé aussitôt par l’air tiède du printemps anglais. Le parc s’étale devant eux, vibrant sous une lumière dorée. Mabel est figée comme si elle venait de voir un présage gravé dans l’écorce d’un arbre. Ses yeux pétillent de mille complots, scannent l’environnement comme si elle venait de tomber sur une carte au trésor. Lui, il observe simplement la manière dont son manteau refuse de se poser correctement sur ses épaules. Un jour, il faudra qu’il lui dise que l’étiquette est censée aller à l’intérieur. Pas aujourd’hui. Aujourd’hui, elle a un air de prophète désorientée et ça lui semble être une posture importante. Les mains dans ses poches, il jette un regard au parc devant eux. Il écoute l'air. Il ne sait pas exactement ce qu’il écoute, mais il aime bien le faire. Mabel tourne la tête. Son regard est de flamme.
 

Il sent la tempête d’idées avant même qu’elle ne frappe. Il l’observe avec la patience d’un vieux chat qui a déjà vu trop de batailles inutiles et qui sait qu’il n’en sortira jamais vraiment vainqueur. Il pourrait dire quelque chose, prévenir peut-être, mais il se contente d’attendre, car avec Mabel, les révélations tombent comme la pluie en automne. Les noms de code. Les identités secrètes. Le camouflage. Le pigeonnage. Il hoche lentement la tête. Pas pour dire oui, pas pour dire non. Juste pour suivre la danse sans s'y jeter. Elle est Capitaine Chaussette du Chaos. Ça, il s’y attendait. Ce n’est pas sa première déclaration d’identité révolutionnaire. Il s’en rappelle vaguement d’une autre, Sir Pudding Électrique, il y a un an et demi. Peut-être qu’ils devraient tenir un carnet des moments historiques. Aujourd'hui, il est Grand Cornichon de l’Ombre.

Un silence. Il réfléchit. Pourquoi un cornichon ? Pourquoi de l’ombre ? Il visualise un bocal. Un liquide trouble. Un univers hermétique, une attente infinie. C’est… plausible. 
 

- C'est vrai que les cornichons sont mystérieux. On ne sait jamais d’où ils viennent vraiment.
 

C’est tout ce qu’il répond. Pas plus. Pas moins. Juste ce qu’il faut. L'équivalent d'un oui. Il accepte le titre. Il ne sait pas encore ce qu’il implique, ni quelles responsabilités cela va engendrer, mais il le portera avec dignité. Mabel, elle, s’emballe déjà. Elle a vu quelque chose. Une cible. Une mission. Adam suit son regard. Il cherche l’élément déclencheur. Et il comprend.
 

- Le banc. Faut pas l'approcher.
 

Il le dit sans inflexion. Constat neutre. Fait indiscutable. Ce banc prétend à la normalité, mais ce banc, personne ne s'assoit dessus. Ce banc est louche. Ce banc écoute. Il observe les enfants qui courent plus loin, cette guerre de territoire bruyante. Il analyse. Comme Adam. Sauf qu'Adam ne prétend pas être un banc. Adam est un Grand Cornichon de l'Ombre. De l'autre côté du parc, un enfant court à toute vitesse, poursuivi par une horde furieuse. Trois autres gamins sur ses talons. Ils dévalent la pente du parc comme des bêtes en chasse. Adam les observe, impassible.

 

- Une guerre territoriale !
 

Mabel hoche la tête, les yeux brillants.
 

- Nous devons choisir un camp ! Adam se fige. Il analyse. Prendre une décision stratégique maintenant pourrait sceller leur destin dans cette contrée hostile. Ou alors… on peut former une faction indépendante. Il croise les bras, lève les yeux au ciel comme s’il pesait le pour et le contre d’une décision qui pourrait changer le cours de l’Histoire. Je crois qu'on devrait fonder d’un empire clandestin. Adam lève un doigt. Avec un QG secret.
 

Et là, il le voit. L’endroit parfait. Un vieux saule tordu, avec des branches qui s’entrelacent comme des bras maigres et noueux. Sous son ombre, des racines creusent un petit renfoncement naturel dans la terre, un abri juste assez grand pour deux enfants… le centre névralgique de leur empire en devenir. Il attrape la manche de Mabel et la tire dans cette direction d’un pas rapide. Ils filent entre les bancs suspects, esquivent les batailles déjà en cours, slaloment entre les pigeons-espions. Et lorsqu’ils atteignent l’arbre, Adam pose une main dessus comme un explorateur qui vient de découvrir un territoire inexploré. Il attend. L'idée fulgurante de sa jumelle pour leur nouveau QG. Car voyez, Mabel est une histoire qu’il aime comprendre. Il ne se lasse d'ailleurs jamais de l’entendre parler.

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Horace Milbourne

Concierge de Poudlard 67 ans Sang-Mêlé·e Française Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Hall de Poudlard, près de l'entrée de la salle commune des Poufsouffles, Mardi 05 Septembre 2124

L'attention reportée sur Miss Howcraft, Horace ne manque pas lui étirer un sourire large et chaleureux, encourageant. Il parait évident que la jeune sorcière est intimidée. Ils le sont pour beaucoup à cet âge, principalement dans la maison des jaunes et noirs - à l'omission de quelques têtes brûlées bien sûr. Loin d'être perturbé par l'évident bégaiement de l'élève, Horace délaisse son activité pour s'approcher, un éclat nouveau dans le regard.

- Je suis allé en Amérique !

Le voyage, mémorable, ne manquerait pas faire rêver. Approchant comme pour révéler un secret à la jeune Howcraft, le concierge poursuit d'un chuchotement :

- Par moyens moldus bien sûr, quoi de plus palpitant.

Redressé brutalement il poursuit, incluant Amanda dans son récit d'une main sur l'épaule tandis que l'autre dépeint devant eux des paysages imaginaires. :

- Avec Monsieur Beckett, nous avons traversé l'état d'un bout à l'autre en chevauchant une splendide Harley,  sur la célèbre route soixante-six. Imagine ça. Des kilomètres d'un désert aride ; surmonté d'immenses roches en grès taillé par les vents ; ponctué de végétaux insolites, hostiles, qui se répandent même sous la sécheresse. Les villes ! Miss Howcraft, j'aime la France, et la Grande-Bretagne, mais rien n'est comparable à l'ambiance d'une ville américaine. 

Bercé par les films que se plaisaient à regarder ses deux parents lorsqu'il était enfant, Horace a toujours eu ce désir de se rendre de l'autre côté de l'océan Atlantique pour visiter ces lieux qu'il ne voyait jamais que sur petit ou grand écran. Un rêve partagé par son comparse de toujours, et qui les avait vu errer comme deux bougres bien heureux tantôt entre de vastes baraques typiquement américaines de quelque zone urbaine reculée, tantôt entre les buildings démesurés de cité gigantesques frôlant l'absurde.

- Si un jour vous avez l'occasion de vous y rendre, n'hésitez pas une seule seconde. C'est l'aventure d'une vie ! Il termine avec une note de gaieté en tapotant doucement l'épaule de l'adolescente avant de la relâcher complètement. Bon, et comment se passe votre rentrée ? Le nouveau planning ? Vous savez qu'un club se met en place. Il faudra vous tenir au courant. Il annonce avec un clin d'œil. 

Horace ne savait guère pour l'heure ce que le WAC pourrait leur réserver comme surprise, mais il avait déjà plus d'une vague idée de ce qu'il voulait voir y fleurir. Il n'avait d'ailleurs grande hâte de participer à la réunion du personnel organisé par la jeune Aisling à ce propos.

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Ferguson Decker

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Dans le hall, Mercredi 14 Février 2125

C'est surréaliste un peu. Beaucoup même en fait. Il hausse les épaules en la matant de la tête aux pieds parce que ben... elle aussi s'est changée. Elle est canon Alison. Pas qu'il vient de le remarquer. Juste elle sait y faire pour le rappeler à tout le monde. Il se retient quand même de pousser un sifflement. Parce que c'est un date, et on siffle pas dans un date. D'après Sam en tous cas. La siffle pas c'est pas une bête qu'elle a dit. Comme si y avait que les bêtes qu'on pouvait siffler. Bref. Il lui offre un sourire, parce que Gus est jamais radin sur les sourires, même s'ils ont comme tendance à se faire insolent sur les bords.

 

- J'voulais m'mettre au niveau, il annonce en guise d'explication.

C'qu'est pas forcément vrai, mais pas forcément faux non plus. C'est-à-dire qu'il serait bien venu exactement comme il était tout à l'heure, mais apparemment si c'est un vrai date faut faire un effort ok ? Pas que Gus s'imagine que ce soit un vrai date. Un peu quand même, peut-être bien. Ok, pas du tout. Juste il se dit que s'il donne le maximum, il a carrément plus de chance de niquer à la fin. Pas vrai ? Bon. Tout ce qu'il connait du romantisme s'arrête à peu près à ce que sa mère lui a démontré, et on peut pas dire que sa mère ait démontré grand chose. Des passes dont il pouvait tout entendre au travers de murs aussi épais que du papier quoi.

- On va ailleurs. Dehors.

Ça fait quoi des gens en date ? Ça sort prendre un verre, ça sort manger, ça se pelote dans des recoins sombres nan ? Pas forcément dans cet ordre d'ailleurs. Parfois ça se refile des fleurs et des chocolats. Y en a des tas qu'on fait ça toute la journée. Est-ce qu'Alison est du genre à vouloir des fleurs et des chocolats. Fergus est pas du genre à offrir des fleurs ou des chocolats en tous cas. Des bonbecs à la limite. Mais pas ses bonbecs à lui. Les mains dans les poches, il l'invite à le suivre d'un mouvement de menton avant de spontanément ouvrir son bras pour qu'elle y foute le sien. Font ça dans les films ok ? L'a jamais vraiment compris pourquoi.

- T'as presque tout enlevé c'est cool, il remarque en la zieutant de biais avant de se marrer devant son air catastrophé. J'déconne y a plus rien.

Aussitôt dehors, Gus regrette de pas avoir réclamé un pétard à Jimmy. Ça aurait été cool, un pétard. Ça se fait de fumer un pétard pour la Saint Valentin pas vrai ? Il récupère la clope à son oreille pour l'allumer avec son briquet, davantage pour s'occuper les mains que par envie de tirer sur une cigarette. Il hésite une seconde, sourcils froncés, avant de foutre la main à sa poche pour sortir le paquet et le proposer à Alison :

- T'en veux une ?

Non. Bon. Naze un peu. Au loin, la grille se dessine, et derrière le sentier les menant vers Pré-Au-Lard. En vrai boire un verre dans un bar c'est probablement bateau. Pour un peu elle a déjà fait la même avec Shevchen ou Ryder ou il sait pas bien qui. Alors, l'air de rien, il l'entraine plutôt côté est, direction les serres. Improvise un nouveau plan sur le pouce, parce que merde s'il veut niquer de toute façon ça se fera pas dans un bar bondé pas vrai ? Le silence est étrange. Un peu couillon. Il aurait été rempli depuis longtemps s'il avait été en compagnie de ses potes, mais Alison il la connait pas assez pour que la conversation coule naturellement. Il déteste ça.

- J'ai un plan hein, il assure au milieu de nulle part alors qu'il en a aucun. Tiens. Étape un. Les fleurs !

Au devant la statut de Miranda Hopkins, célèbre sorcière connue pour ses découvertes phénoménales dans le domaine de la bouture magique, et au devant de laquelle s'étend tout un parterre de violettes courbées en révérence. Il en saisie plusieurs d'une main indélicate, la clope perchée au coin des lèvres, avant de les refiler à Alison gauchement. Il traine pas pour enchainer, au cas où ça fasse le même effet kiss cool que le pauvre deuxième année de tout à l'heure.

- T'vois ça c'est chez moi. C'est cool hein ? Grand jardin, super vue, pis vise la baraque, il balance connement en se prenant subitement pour un agent immobilier, les bras étendus d'un bord et d'un autre de son corps pour présenter le paysage familier de Poudlard. Je sais c'est impressionnant. J'ai tout hérité d'la fortune de mon père tu vois, un grand homme. Fin grand. Il devait pas faire plus d'un mètre soixante-dix, mais t'sais c'est pas la taille qui compte. En roue libre, le Gus. Sa clope se consume alors qu'il cause, et ils ont bientôt atteint les serres. Tada.

Impressionnant ? Pas tant. La vérité c'est qu'il a un plan, finalement. Vite fait. C'est-à-dire qu'il vient de se souvenir d'où il pourrait trouver de quoi fumer un pétard. Bien planqué sous la terre, non loin des parois de la serre numéro deux. Même qu'il s'enfonce au milieu des herbes hautes sans trop prévenir avant de demander :

- J'espère que t'as rien contre faire des trucs illégaux, Carter.

Bon si elle fume pas de clope, sans doute qu'elle voudra pas fumer de pétard non plus. Mais bon il s'en branle un peu de ça. Il voit pas vraiment comment un date peut être un bon date s'il peut pas profiter d'se détendre un minimum.

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Ferguson Decker

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
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Salle de classe de Métamorphose, Samedi 03 Février 2125

Planté sur ses pieds avec une fierté qui lui barre la gueule, Gus mate le résultat de son sortilège en se marrant avec le reste de la classe. D'ailleurs il continue de se marrer même quand Pope ramasse Ryder à deux secondes de la gamelle pour lui redonner ses panards originaux. Son air con se braque sur le visage de son professeur avec l'ahurissement de celui qu'a vraiment pas peur des représailles. Parce que c'est sûr que y en aura, des représailles, y en a toujours. Aucun regret. Fergus il compose constamment avec. Il vit même que pour ça. Ça le fait se sentir plus vivant. Même qu'il se marre encore plus quand le professeur balance qu'il est prompt à dégainer sa baguette, avec quelques autres d'un côté et d'un autre de la classe.

Il hausse les épaules, voyant pas vraiment où Pope veut en venir. Pis finalement il voit, et ça lui fait écarquiller les yeux un peu, parce que celle là il s'y attendait pas. Des points en moins peut-être bien, mais pas la possibilité de retaper l'exercice sans avoir à payer pour ce qu'il vient d'envoyer sur le Serpentard. Merde alors. Dix secondes qu'il dit. Alors Gus il se redresse un peu, bombe le torse, lève le menton, son regard sur la dalle avec déjà un sort au bout de la baguette. Facile nan ? Pope vient vraiment de leur montrer ce qu'il attendait d'eux alors il a même pas besoin de réfléchir. Sauf que voilà. Deux secondes seulement sont écoulées que cette putain de tête de con de Ryder se la ramène avec une réplique qui lui retourne le sang dans les veines. Direct.

La baguette est lâchée sans même qu'il s'en rende compte, ses jambes et ses bras plus rapides que ses neurones, éteignant la distance entre Ryder et lui pour lui balancer un poing en pleine face.

- M'appelle pas comme ça pauvre taré ! Il s'entend gueuler alors que sa main s'écrase contre le nez de Ryder avec force.

Pile ou 1 : le poing atteint sa cible sans aucune peine, provoquant le craquement d'un os.
Face ou 2 : Ryder a des putains de réflexes d'enculé et parvient à esquiver le poing de Fergus, qui se retrouve entrainé vers l'avant comme un gland.

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Anya Nikitovna

17 ans Sang-Mêlé·e Russe Notoriété

Deb
Serpentard
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La cabane hurlante, Mercredi 14 Mars 2125

La nuit tombait sur Pré-au-Lard dans un silence feutré, engloutissant les ruelles pavées sous un ciel chargé d’étoiles mortes. L’hiver n’avait pas encore mordu, mais l’air portait déjà cette sécheresse mordante qui annonçait les premières gelées. La silhouette sombre d’Anya Nikitovna se détachait dans l’ombre des bâtisses, glissant entre les venelles désertes d’un pas mesuré, presque absent. Elle n’avait pas de destination précise, pas d’endroit où aller. Elle marchait pour s’éloigner, pour chasser la sensation suffocante des murs de Poudlard qui se refermaient sur elle. Elle détestait cette école. Tout ici lui semblait faussement chaleureux, artificiellement bienveillant. Les élèves riaient trop fort, s’inquiétaient de choses insignifiantes, se liaient avec une facilité déconcertante, comme si l’attachement n’était pas une faiblesse. Comme si l’amitié ne pouvait pas se retourner contre eux et leur arracher ce qu’ils avaient de plus précieux.

 

Elle n’avait jamais eu d’amis. Elle ne savait pas comment faire.
 

Sa seule famille était un père tombé au front, une mère enterrée sous les décombres d’un ministère en ruine, un frère disparu, peut-être mort, peut-être pire. Chaque soir, elle dormait dans un dortoir rempli de filles qui la regardaient comme une étrangère, une ombre figée dans un monde trop bruyant. Anya pressa le pas, longeant la lisière du village jusqu’à ce que la silhouette de la Cabane Hurlante se découpe dans l’obscurité. Un endroit abandonné. Un endroit aussi isolé qu’elle. La porte grinça lorsqu’elle la poussa, laissant derrière elle la lumière distante des lampadaires de Pré-au-Lard. L’odeur de poussière et de bois pourri s’engouffra dans ses narines, et elle inspira profondément, s’imprégnant de cette odeur de mort et d’abandon. Ici, personne ne viendrait la chercher. Elle referma la porte derrière elle. Les planches craquèrent sous ses pas lorsqu’elle traversa la pièce principale, passant un doigt sur les murs griffés, témoins silencieux de décennies de légendes et de rumeurs. On disait que cette maison était hantée, qu’elle résonnait des cris d’un loup-garou qui y avait vécu autrefois. Des histoires pour effrayer les premières années.
 

Elle n’avait jamais eu peur des histoires.
 

Anya s’accroupit près d’une vieille cheminée éteinte et déposa son sac à côté d’elle. Elle le fouilla distraitement, en tira un paquet de cigarettes moldues qu’elle avait échangé à un élève contre quelques mornilles. Ses doigts tremblaient légèrement lorsqu’elle porta l’une d’elles à ses lèvres et l’alluma d’un coup de baguette. Une première bouffée. Lentement, la fumée envahit ses poumons, brûla sa gorge, s’échappa en volutes pâles qui se dispersèrent dans l’air glacial. Elle fixa les flammes invisibles d’un feu qui ne brûlait pas. Pourquoi est-ce que tout lui semblait si lointain ? Le monde continuait de tourner sans elle. Chaque jour, elle assistait aux mêmes conversations vides, aux mêmes jeux d’adolescents insouciants. Elle ne savait pas comment être comme eux. Elle ne savait pas comment exister dans ce monde où l’on pouvait rire sans arrière-pensée.


Elle était seule. Et elle le resterait.

Ses mèches s’assombrirent d’elles-mêmes, et son regard se perdit dans le vide. Elle n’appartenait pas à cet endroit. Elle n’appartenait plus à la Russie non plus. Elle n’appartenait nulle part. Alors à quoi bon essayer ? Anya laissa échapper un rire sans joie, étranglé dans le silence, et écrasa sa cigarette contre le plancher. Personne ne viendrait la chercher. Personne ne l’attendait. Ce soir, la Cabane Hurlante était le seul endroit où elle se sentait réellement chez elle.

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Alice Harding

Employé chez Zonko 21 ans Sang-Mêlé·e Américaine Notoriété

Deb
Ilvermorny
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Un banc dans Pré-Au-Lard, Samedi 17 Février 2125

Le froid s’est installé depuis la veille, mais ça ne freine personne. Les rues de Pré-au-Lard sont pleines. Comme chaque samedi, les élèves de Poudlard envahissent les boutiques, traînent en groupes serrés, des écharpes rouge et or, vert et argent, bleu et bronze ou jaune et noir nouées autour du cou. L’ambiance est bruyante, un mélange de rires, d’appels, de conversations sans queue ni tête, un tohu-bohu que le vent haché par le froid ne parvient pas à disperser. Alice s’échappe de Zonko, les épaules endolories après une matinée passée à esquiver des gosses surexcités et des farces mal lancées. Elle inspire profondément l’air vif, puis passe une main dans ses cheveux, les ramenant en arrière d’un geste fatigué.


Son regard balaie les rues. Trop de monde. Pas d’endroit où s’asseoir en paix. Elle bifurque à gauche, passant devant la boutique de Honeydukes, puis débouche sur un petit recoin à l’abri de l’agitation. Un banc sous un vieil arbre dégarni, quelques racines apparentes déformant le sol, des traces de pas figées dans une fine couche de neige qui n’a pas complètement fondu. Elle s’y installe avec un soupir, s’adossant contre le dossier en fermant brièvement les yeux. Juste quelques minutes de silence avant de replonger dans la journée. Elle écoute. Les cris sont loin maintenant, étouffés par la distance. Le vent glisse dans les branches mortes au-dessus d’elle. Une respiration plus qu’un bruit.


Et c’est seulement là, dans ce calme étrange, qu’elle sent qu’on la regarde.


Elle ouvre les yeux. Un gamin est là. Il n’est pas assez proche pour être intrusif, mais pas assez loin pour être anodin. Un élève de Poudlard. Douze, treize ans peut-être. Blond, maigre, un visage juvénile mais une présence qui ne colle pas avec son âge. Alice hausse un sourcil. Il ne fait rien. Il la regarde. Et il a l’air… perturbé. Ses yeux s’écarquillent légèrement, comme s’il venait de comprendre un truc qui ne fait pas sens. Sa bouche s’entrouvre, puis se referme. Il inspire, hésite. L’espace d’une seconde, il semble chercher ses mots. Mais rien ne vient. Alice le fixe à son tour, attend qu’il dise quelque chose. Mais il ne parle pas.
 

- Ça va ? lâche-t-elle, intriguée.


Le gamin cligne des yeux, secoue la tête.
 

- Moi, ça va… mais vous, non. 

Alice fronce les sourcils, laisse échapper un léger ricanement, un sourire amusé mais sceptique.


- Franchement si, j'te jure que ça va super.


Basil ne répond pas tout de suite. Puis :

- Sortez pas sans votre baguette hein.
- Ok...
- Jurez ?
- Je jure. Alice acquiesce solennellement en extirpant sa baguette de sa poche pour la lui montrer. T'es bizarre toi hein ?
- Ouais.

Puis, comme si l’instant était déjà passé, il hausse les épaules et détourne le regard, fuyant déjà vers autre chose. Alice l’observe s’éloigner, les yeux étrécis, avant d'hausser les sourcils et de rire pour elle-même. Un gamin de Poudlard. Elle hausse les épaules à son tour, puis laisse son regard glisser vers la ruelle qui descend plus loin dans Pré-au-Lard. Sa pause va bientôt toucher à sa fin. D'un mouvement, elle range sa baguette, récupère son paquet de cigarettes pour en sortir une et la percher sur ses lèvres. Cinq minutes. Cinq minutes et elle y retourne.

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Ferguson Decker

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle de classe de Métamorphose, Samedi 03 Février 2125

La réponse est inattendue. Les mains en l'air comme s'il déclarait un putain de forfait, Spike joue la carte de la non-violence alors que le surnom revient, pour la seconde fois. Ça fait rien pour ralentir la rage de Gus, dont le poing s'abat de nouveau, cette fois sur la lèvre de cet enculé histoire de lui faire ravaler son bordel. Sauf que c'est sur un mur que ça tombe, et ça lui démonte tout le bras. Pris d'un mouvement de recul, il sent des mains qui le chopent, probablement celles d'Ambrose ou de Sam, ou les deux, et il se dégage brutalement avant de se mettre à marcher d'un côté et d'un autre, le visage rouge et les poings serrés, tandis que le professeur cause. Fergus sent l'adrénaline le dégommer de l'intérieur, et il fusille du regard tous ceux qui se tiennent à côté de lui. Les défie presque de le juger d'une manière ou d'une autre. Quand il mate de nouveau ce connard de Pope, c'est avec le même air qu'il avait avant de matraquer Ryder.

Gus sait qu'il peut rien faire, mais putain qu'est-ce qu'il meurt d'envie de lui balancer un poing dans la gueule à lui aussi, à ses belles paroles, à tout ce qui fait qu'il se sent assez supérieur pour lui dire toutes ces merdes. Les poings restent définitivement serrés alors qu'il souffle comme un bœuf. La tension dans l'air est carrément palpable. Sûr qu'il a zéro chance contre le mec. Mais putain. Ça démange. Il sent un liquide chaud lui couler entre les phalanges. Du sang. Le mur, sans doute. Il sent rien. Rien que la bile dans sa bouche, et l'envie de frapper encore. Mais il a rien à frapper. Rien à faire que de se tirer comme si tout ça avait pas la moindre importance. Ça en a pas, pas vrai ? Il tourne la tête vers Ambrose, vers Sam, reste pas les mater plus d'une seconde cependant. Par honte, peut-être bien. Parce que ce qu'il voit dans leur regard fait rien pour le réconforter. Alors dans un mouvement sec il ouvre grand la porte, et la claque derrière lui avec brutalité.

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Horace Milbourne

Concierge de Poudlard 67 ans Sang-Mêlé·e Française Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle de Classe, Dimanche 10 Septembre 2124

Les idées fusent, toutes plus enthousiasmantes les unes que les autres. Théâtre, voyage, cours de cuisine, de musique, concours de vol, rien moins pour faire fulgurer dans les pupilles du concierge l'éclat le plus solaire, posé tour à tour sur chacun de ses collègues. Le badge est récupéré, épinglé fièrement sur la poitrine, sa main tapotant l'objet comme pour illustrer la mise en route de toute cette merveilleuse initiative.

- Au-delà d'un plaisir, même, une fierté ! Il approuve en jetant une œillade sur la jeune Aingeal.

Il était certes vrai que l'annonce de l'annulation de la coupe avait jeté un froid sur l'ensemble des étudiants, mais il ne faisait aucun doute que les activités prévues entre ces murs suffiraient à embellir le quotidien de nombre d'entre eux. Sans doute était-ce même une bénédiction que de voir les sportifs mis au placard pour un temps, poussant la curiosité des élèves à se tourner vers quelque chose de nouveau qui pourrait, potentiellement, les saisir jusqu'au plus profond de leur cœur. À l'instar du théâtre pour lui-même, pierre angulaire d'une personnalité haute en couleur qu'il n'aurait sans doute jamais assumé autrement.

- Avons-nous fait le tour ? Quel dommage que nous soyons si peu. J'aurais pensé que ce bougon de Wickerson aurait été au moins intrigué par le projet. Vous savez quoi ? J'vais lui prendre un badge et essayer de le pousser au vice en personne, il annonce avec malice, piochant dans la coupole avant de glisser la broche dans son veston. Tu ne crois pas que tu pourrais convaincre Daryl, Bart ?

Inutile de compter sur Lysander Bramblethorn, probablement. L'homme n'avait de cesse de rappeler à tous combien il était satisfait de n'avoir affaire qu'à une poignée d'étudiants réellement motivé pour sa matière, n'ayant visiblement ni l'envie ni la patience de passer la moindre minute supplémentaire avec le reste de la population du château. De nouveau, Horace récupère une gourmandise qu'il s'engouffre bruyamment, et sans pudeur, ses doigts faisant glisser distraitement les miettes qui lui retombe sur le col.

- Lesgley, il articule malgré sa bouchée, un autre ? Il désigne le plateau, conscient qu'aucun poufsouffle ne dirait non à une telle proposition.

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Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
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Parc de Poudlard, Mercredi 06 Septembre 2124

Le lendemain, dès l'aube, Basil s'était éveillé. Trempé de sueur, persuadé d'avoir vogué sur Bételgeuse, zeppelin immense de plus de vingt-quatre mètres de long, aux mats qui s'étaient écroulés sur le pont dans un fracas terrible et brutal. Il s'était alors rappelé de sa promesse de rejoindre Nikolaï avant le petit déjeuner, et il n'avait pas hésité plus de cinq minutes avant de se lever définitivement de son baldaquin. S'il voulait un jour obtenir ce cliché tant convoité, pensait-il, il était essentiel qu'il suive l'entrainement du russe.  Il n'avait aucune idée de l'heure qu'il était, bien que le jour n'avait clairement pas point sur l'horizon, et que l'ensemble de ses camarades dormaient encore à points fermés. Optant pour un simple jogging et un tee-shirt blanc, Basil quitte la pièce sans faire cas de peigner ses cheveux, et s'avance dans une salle commune entièrement déserte. Ses baskets blanches sont visiblement usées.

Les élèves sont en droit de se lever plus de deux heures avant le petit déjeuner, aussi n'a t-il aucun problème à rejoindre le hall d'entrée, puis le parc, dont les températures glaciales lui font échapper un frisson. Un instant, Basil se prend à regretter sa décision, bien que sa vision lui confirme clairement qu'elle était inévitable. Comment, sinon, finira t-il par obtenir la confiance de Nikolaï, et sa confirmation d'un portrait dans les prochains jours ? Avancé sur le chemin, il s'arrête pour observer le lac au loin. Le soleil semble en réalité non loin, puisque l'horizon est bercé d'une lueur presque surnaturelle. Basil a, à vrai dire, l'habitude de se lever avant tout le monde, et de se coucher avant tout le monde, ne serait-ce que dans l'idée de capturer ces lumières uniques qui parsèment le paysage anglais à des heures incongrues. Il regretterait presque de ne pas avoir emporté son Mekapteur.

C'est au dernier instant qu'il se rappelle que Nikolaï lui a donné rendez-vous devant la porte, et il remonte le sentier d'un pas pressé pour retrouver le russe. Fidèle au poste, ce dernier semble l'image même de l'entrainement militaire qu'on lui devine, figé ainsi dans l'éclaircie matinale. Un sourire se dessine sur le visage de Basil, qui secoue une main conviviale bientôt retombée contre son flanc. Les lèvres tirées par une anxiété soudaine et impromptue, Basil ne tarde pourtant pas à saluer son camarade de vive voix, un peu curieux de ce qu'il va advenir dans les prochaines minutes, ou même dans la prochaine heure.

- Salut. Bon, on commence par quoi ?

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Charli Blackburn

12 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
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Terrain de Quidditch, Dimanche 10 Septembre 2124

Ça s'est pas passé comme prévu. Tu sais pas vraiment pourquoi. T'y croyais dur comme fer, jusqu'à ce que ton pied frappe le sol et t'entraine dans les airs, plus de dix mètres plus haut. C'est juste qu'à mater Elliot faire, ça avait pas l'air si compliqué. Il fait ça comme de respirer. Tu t'attendais pas à ce que ça monte si vite et si fort, à ce que le vent essaie de t'emporter avec lui, à ce que le sol semble si loin d'un coup, à ce que le manche semble glisser sous tes mains complètement moites. Tu t'es tapé la honte, vraiment, parce que depuis la rentrée on a pas arrêté de te regarder en coin en chuchotant que t'es le petit frère de Blackburn, des Catapultes.

Sûr que t'es fier, même que t'en as joué.

T'as regretté aussi vite que le vieux balai d'Elliot t'as emporté tout là haut, et que t'as eu l'impression que t'allais gerber tout ton déjeuner sur la pelouse. Ça t'as pris tout ce que t'avais pour tout garder, mais le malaise qui t'as pris est encore trop frais pour que tu puisses l'ignorer. Parce qu'ils te regardaient tous, là, en bas, et que tout ce que t'as réussi à faire, c'est devenir plus blanc qu'un drap, et rester figé dans l'air sans plus oser bouger d'un seul cheveu. Jusqu'à te faire récupérer par le professeur de vol. La honte. T'as dit que t'avais mal digéré, et c'est passé devant tous les autres, mais c'est sûr que ça passera pas pour toujours. Parce que tu le sais que c'est pas ça. Que ça a rien à voir avec le déjeuner. Que juste tu sentais que t'avais rien à faire sur ce balai du tout, et que t'aurais préféré être n'importe où ailleurs.

Impossible de reproduire l'évènement la semaine prochaine. Juste impossible. Alors ce matin t'as bondis de ton lit aux aurores, t'as emporté ton balai avec toi, et t'as filé directement vers le terrain. Tu sais que y aura personne parce que personne se lève si tôt un dimanche, pas vrai ? T'es même pas passé par la case petit déjeuner. On sait jamais. T'as pas envie de gerber pour de vrai. T'es excité un peu, comme t'étais excité avant le cours de vol, sauf que cette fois-ci ta poitrine se contracte un peu. T'as peur. Tu l'admettrais même pas à toi-même, mais t'es terrifié à l'idée que ça se reproduise. Que tu grimpes tout là-haut et que tu restes bloqué. Mais t'es Charli Blackburn, t'as ça dans le sang, et tu refuses de croire que c'est pas ta place. Alors le balai installé au sol, t'inspire, et tu te place exactement comme le professeur vous a expliqué.
 

- Debout !

Au moins, le balai obéit directement. Comme s'il pressentait qu'il était le petit frère d'Elliot. Ça avait été la même chose pendant le cours, et c'est peut-être ce qui t'as sauvé quand t'as été redescendu. Si le balai t'obéis, c'est que c'est pas toi le problème. Obligé. Tu reste un moment comme ça, minuscule silhouette plantée sur la pelouse encore fraîche, une brume épaisse sinuant encore entre les hauts gradins. Y a personne pour te regarder. Peut-être bien que c'est ça qui t'as figé non ? Pas la hauteur, pas la sensation, juste tous ces yeux braqués sur toi qu'attende que tu fasses des dingueries dans le ciel juste parce que tu t'appelles Blackburn. Tu te rassures comme tu peux, puis finalement tu t'installes, et tu frappes ton talon sur la terre avec vigueur.

Aussitôt, c'est comme si un grappin te prenait au ventre alors qu'en moins de trois secondes tu te retrouves à plus de quinze mètres de hauteur, le vent sec balayant tes boucles brunes, et te forçant à plisser les yeux. Regarde pas en bas, tu te répètes. Mais bientôt tu peux pas t'en empêcher. Tu regardes en bas. C'est loin. Vraiment très loin. Tu te vois tomber. Pourtant tu ne bouges pas, figé sur le manche, tes mains subitement moites s'accrochant désespérément dessus avec toute la force que tu peux avoir. Tes yeux vissés sur le sol, t'es persuadé de le voir arriver à toute vitesse, et t'as un sursaut, la respiration coupée.

Ça craint. Ça craint, ça craint, ça craint. Tu repenses à toutes ces fois où t'es allé voir un match d'Elliot, même s'il voulait pas que tu sois là, à la façon qu'il a de faire des figures comme si c'était rien. T'arrives plus à inspirer correctement. Trempé dans un maillot de sport usé qui te retombe au milieu des cuisses, et un jogging dont le bas a du être roulé jusqu'aux chevilles, tu réalises que t'es bloqué. Encore, et ça te tétanise encore plus. C'était pas une bonne idée. C'était pas une bonne idée du tout.

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Aldebert Wickerson

Professeur d'Astronomie 55 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Serdaigle
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Infirmerie de Poudlard, Dimanche 10 Septembre 2124

D'abord, Aldebert demeure silencieux. Adaline peut bien conclure ce qu'elle veut de ce silence. En conclure ce qui est à conclure. La vérité c'est que si c'était une première fois, Aldebert n'aurait jamais évoqué ces crampes. Il aurait joué d'humour, annoncé qu'il faisait trop frais dans la pièce, que ses mains étaient gênés par la simple pression du regard d'Adaline McBride sur leurs rides sinueuses, que le reste du temps elles se portaient parfaitement bien. Bien sûr, il avait évoqué les crampes. Parce qu'elles l'avaient pris au détour d'un examen minutieux de sa personne, et qu'elles paraissaient de plus en plus vives, de plus en plus régulières, de plus en plus envahissantes, et qu'il aurait été stupide de ne pas évoquer les crampes. Alors Adaline nécessitait-elle vraiment une réponse à sa question ? Ce n'était pas une première fois. C'était loin d'une première fois.

Le silence persiste, et signe. Parafe chacune des pages de sa modeste vie, même, avant d'enfin se briser, dans une grimace qui lui donne un ton sec et tranché :

 

- Plusieurs années je suppose.

Il ne les avait pas noté immédiatement bien sûr. Au départ, il les avait mis sur le dos de faiblesses passagères. Il y avait toujours eu de belles excuses à brandir pour démanteler l'assaut mental d'inquiétudes qui n'avaient qu'enfler avec le temps. La fatigue avait eu bon dos. Mais la vérité c'est que voilà déjà un temps qu'il avait compris qu'elle n'était pas vraiment la source de ses problèmes. Pas plus que la météo capricieuse, ou une baguette de mauvaise humeur, ou la simple ingestion de caféine en excès. Non, les crampes survenaient et repartaient comme bon leur semblait, sans logique aucune, de même que les insidieux tremblements qui parfois lui faisait planquer ses longues mains dans le fond de ses poches, ou prétexter au devant des élèves qu'il attendait d'abord qu'ils démontrent avant de leur montrer l'exemple, le vrai, le bon. Parfois, il parvenait à les oublier tout à fait.

Les iris, d'un bleu électrisé, se posent sur la potion déposée là par l'infirmière, et il hausse un sourcil interrogateur. Un nom tombe. Pas franchement familier. Pas non plus tout à fait inconnu. Chuchotement légendaire que l'on tourne à la dérision dans les dîners professionnels. Il connaissait au moins trois sorciers dans son propre domaine qui avait entendu ce même diagnostic. Il ne les avait jamais côtoyé d'assez près pour savoir précisément de quoi il retournait, simplement que la maladie avait eu un certain impact sur leur existence. Un impact tel que deux d'entre eux avaient quitté la profession, et que le dernier l'envisageait depuis déjà plusieurs mois. Figé, Aldebert reste observer Adaline avec un air teinté de stupéfaction. Incapable de formuler le moindre mot, il reste là, ses sourcils broussailleux froncés au devant du front, ses lèvres retroussées en prémisse de rictus.

- Je vois.

C'est bien tout. Aldebert Wickerson, déballeur de grands monologues insondables, maître de l'esquive des sujets fâcheux, n'a rien de plus à dire que cela. Je vois. Mais bientôt, il s'éveille, se met en branle, son corps entier comme agité de sa torpeur par un quelconque sursaut mental :
 

- Aucun autre test alors ? J'veux dire j'ai tenu mes bras devant moi, j'ai poussé sur tes mains, et voilà ? C'est ça la grande panoplie pour laquelle on m'assomme de courriers depuis des semaines ? Des mois, bon. Nan mais des crampes et des faiblesses magiques, t'vas pas m'dire que ça peut être que ça ou d'la fatigue. Le problème voyez, c'est qu'il sait que c'est pas de la fatigue. A éliminé cette possibilité y a longtemps. Alors. J'connais ce truc ok ? J'ai pas ce truc. Mon père l'a pas eu par exemple. C'est pas héréditaire comme machin ?

Il sait plus tellement où il a entendu ça, mais sûr il l'a entendu. Ça et le fait que c'est le genre de merde qui démarre doucement avant de vous en faire baver tous les jours vraiment salement. La vérité c'est qu'il en sait rien, si son père a eu la Synchrolyse, parce qu'ils jamais parlé sérieusement plus de dix minutes de leur vie. Pis il l'a pas vu depuis déjà plusieurs années maintenant. Alors.

Alors.

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Charli Blackburn

12 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
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Salle des trophées, Samedi 23 Septembre 2124

Tu crois bien que t'auras jamais fini de t'extasier. D'abord devant la taille du château. On pourrait facilement mettre ta maison toute entière dedans, plusieurs fois. Y a des armures qui bougent. Pour de vrai. La nuit, on t'a raconté qu'elle faisait des tours de garde dans les couloirs. T'es pas bien sûr que c'est vrai, mais t'as déjà entendu le grincement métallique de ton dortoir, alors peut-être bien que c'est pas des conneries. Tous les tableaux bougent. Comme s'ils étaient vivants. Y en a même qui parlent et certains qui t'insultent, avec des vieilles insultes que t'as jamais entendu de toute ta vie - et pourtant t'en as entendu des tas, des insultes. Les cours ont rien à voir avec ceux donnés dans ton ancienne école. Tout le monde écrit sur de vieux parchemins, avec de grandes plumes qui sont vachement difficile à manier, et de l'encre épaisse avec laquelle t'arrête pas de faire des tas sur à peu près tous tes devoirs.

Ça fait déjà plus de trois semaines que t'es là, mais t'as l'impression que tout est encore à découvrir.

T'as écris à Elliot pour lui raconter que t'avais été réparti dans la même maison que lui, et aussi que t'as eu tes premiers cours de vol, et que t'as été génial, et que tout le monde te dit que t'es la prochaine star du Quidditch exactement comme lui. T'as embelli un peu. T'as pas envie qu'il s'imagine que tu lui fous la honte à Poudlard. Il a pas répondu, mais c'est pas bien grave. T'as écris à Kayla aussi. Enfin au reste de ta famille, mais la lettre était adressé à Kayla, parce que tu préfères que ce soit elle qui ouvre l'enveloppe pour pas qu'elle y foute de la graisse partout, et aussi pour qu'elle la lise avant tout le monde. Tu lui as tout raconté dans les moindres détails, et même le cours de vol, mais ça sur un papier à part où t'as bien écrit que fallait pas que les autres lisent. T'attends toujours la réponse, mais c'est normal que ça prend du temps parce que faut que tout le monde écrive une partie. Peut-être même que Maman va écrire une phrase ou deux ? Tu sais pas, mais t'espères.

T'as appris quelques sorts déjà. Des sorts qui paraissent déjà incroyables, même si t'as vu des élèves plus grands se balancer des sorts encore plus dingues dans les couloirs, et que tu sais que tu les apprendras pas avant un moment. Déjà tu sais lancer un Lumos. Mika t'as aussi montré comment lancer le sort du nez coulant, et ça c'est vachement marrant. Mika c'est un garçon de ton dortoir qui vient d'une famille de sorcier, et qui demande qu'on l'appelle Mika, même si en vrai il s'appelle Michael. T'essaies encore de maîtriser le maléfice des chatouilles, mais celui-là est plus compliqué. N'empêche qu'on s'ennuie jamais à Poudlard, parce que même en dehors des cours y a beaucoup trop de choses à faire. Des couloirs à explorer. Des statuts à fouiller. Des bonbons à tester. Récemment, t'as découvert les bombamousses et les bombapoudres, et ça c'est sûr que ça va faire toute ta scolarité.

D'ailleurs t'en tiens une dans la main, qu'on t'a défié de balancer dans la salle des trophées sans te faire prendre.

Facile.

Tu t'avances en jetant des coups d'œils réguliers aux alentours. On est samedi, et le samedi, il y a tellement d'élèves qui se promènent dans les couloirs que personne ne fait vraiment attention à ce qui s'y passe. Tu sais que t'as toutes tes chances. T'as l'impression d'être dans un de ces films qu'aiment mater tes frères à la télévision. La bombapoudre planqué dans la paume d'une seule main, tu te retiens presque de frôler les murs comme un ninja. Presque. C'est-à-dire que tu peux pas t'empêcher de faire un peu comme si t'étais vraiment dans un film, et qu'une musique de suspense accompagnait chacun de tes pas. De commenter, même, tes propres mouvements, une main devant la bouche.

- L'agent Blackburn est en place, je répète, agent Blackburn en place.  Roger.

Le chuchotement est absurde, te fait pouffer tout seul alors que tu croise le regard de Mika, de l'autre côté du couloir, loin, si loin qu'il est difficile de même décerner son visage. Tu lèves un pouce discret avant de t'infiltrer directement dans la pièce convoitée. Tu zieute les alentours avec un air qui n'a rien d'innocent, jette ton dévolu sur la vitrine la plus en valeur du lot, sur laquelle semble perpétuellement braquée deux spots de lumière magique provenant du plafond. Un sourire malicieux se dessine alors que tu approche, encore et encore, jusque, dans un mouvement vif, balancer l'arme sur la cible avant de filer sans demander ton reste. Tu n'as pas vu, bien sûr, qu'à l'instant même où tu jetais ta bombapoudre, cette fille te passait devant.

POUF !

La poudre se répand dans la seconde, impossible bien sûr à nettoyer par magie - c'était là tout le fun des armes magiques comme celles-ci, elles étaient impossibles à récurer d'un simple coup de baguette. D'une blancheur immaculée, collante et terriblement volatile, elle ne tarde pas à couvrir les trois mètres carrés à la ronde alors que tu es déjà en train de fuir de toute la force de tes jambes trop minuscules pour t'éloigner efficacement de la scène de crime.

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Ferguson Decker

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Dans le hall, Mercredi 14 Février 2125

Il lève la tête de son fouillis sous la terre, plisse les yeux. Cette question, elle sent la douille à plein nez. D’où une meuf qui te date te demande si t’as des vues sur une autre meuf ? C’est quoi ce piège ? C’est un test ? Il laisse un silence s’installer, juste assez long pour que le malaise grandisse légèrement, avant de lâcher, le plus naturellement du monde :
 

- Sam est une fille.

Genre ça compte nan ? Nan, bon. Il sait bien qu'nan. Alison sait bien qu'nan. Et il sait qu'Alison sait bien qu'nan. Alors il hausse les épaules.

- Pourquoi tu demandes ? On est là pour faire l'inventaire des gens avec lesquels on a fait des trucs ? Si j'te réponds tu m'partage tes expériences avec Shevchen aussi ou ça s'passe comment ?

C'est une esquive un peu grossière, et il en a conscience. Mais il s'en tape. Il voit pas pourquoi il devrait répondre à son interrogatoire chelou. Ses mains trouvent enfin le Graal, et il l'extirpe de la terre d'un geste pour se redresser et terminer :

 

- Ou alors tu d'mandes pour savoir si t'as vraiment tes chances avec moi ?

Il a un sourire con sur les lèvres, aussi moqueur que provocateur, avant de lui tirer son meilleur clin d'œil.

 

- Mais comme j'suis ton Valentin t'as déjà la réponse chérie. Elle a demandé de pas l'appeler Carter après tout. Parait que c'est super spécial en plus.

C'est pas ce qu'elle cherchait à lui prouver ? Bon. Il agite le sachet deux secondes pour le lui montrer avant de le foutre à sa poche, constatant d'un seul regard qu'Alison est prise de foutus tremblements. Faut dire, elle a mis une jupe en plein février. Sans prévenir il sort sa baguette pour informuler un enchantement sur sa cape, histoire de pas la laisser crever de froid.
 

Dès que Gus lance le sort, un pic de chaleur incontrôlable explose dans la cape d’Alison, comme si elle venait de se transformer en poêle à frire. En une fraction de seconde, elle se met à sautiller sur place, les bras agités, avant de foutre sa cape par terre pour éviter de finir en torche humaine.

 

- … C’est une variante expérimentale, j’voulais voir si ça marchait.


Fergus essaie de contenir son fou rire, mais son sourire en coin le trahit salement. Ça partait vraiment d'une bonne intention, merde.


- Écoute, j'sais que c'est pas le date que tu voulais ce soir. Pis j't'ai dis je m'en tape de la foutue Sainte Valentin. Alors faut pas t'attendre à des trucs de malade ok ? Il annonce en l'entrainant de nouveau à sa suite. J'vais pas t'allumer des bougies et t'proposer un pique-nique sous les étoiles, Alison. Il sait toujours pas ce qu'elle avait en tête en lui proposant de sortir avec lui ce soir, mais il peut pas lui laisser croire que ça va rattraper son échec de tout à l'heure. Moi si j'devais avoir un date, un vrai date parce qu'il a bien compris que c'en était pas un, en fait, avec toutes ses questions, j'voudrais qu'ce soit fun ok ? Genre tirer sur des pétards, chourrer une bouteille aux elfes dans les cuisines, aller se la mettre à l'envers sur les toits, faire un putain de bain de minuit dans l'lac noir, ce genre de fun.

Le genre qu'il pouvait faire avec ses potes. Parce que si date une fille implique de faire une croix sur tout ce qui l'amuse dans la vie, ça l'intéresse vraiment pas. Enfin. Il aimerait bien niquer à la fin aussi, et ça il le ferait pas avec ses potes. Ou alors peut-être avec Ambrose. Mais bref. Là n'est pas la question :

- T'veux aller au bout du délire ou tu préfères rentrer ? Il demande de but en blanc en se stoppant au milieu du parc.

 

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Aldebert Wickerson

Professeur d'Astronomie 55 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Serdaigle
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Infirmerie de Poudlard, Dimanche 10 Septembre 2124

Il avait pas prévu d'y aller. En fait il avait plutôt prévu de pas y aller. Mais y a des injonctions qu'on peut pas vraiment ignorer. Cinq ans qu'il aura trainé quand même, avant d'enfin daigner obéir au fabuleux courrier pour la santé et la sécurité de nos seniors. Senior. Aldebert Tinkerton, senior. Pis quoi ? Il a juste passé cinquante balais en fait. On a connu pire. Il est pimpant comme un jeune homme ok ? Bon. Le fait est que ça reste obligatoire. Il a dépassé la date butoir, certes, mais vu l'endroit où il compte passer son examen ça devrait pas tant poser de problème.

Adaline va pas l'emmerder. C'est pas une emmerdeuse. C'est l'opposé d'une emmerdeuse, si on lui demande. Il a confiance quoi. Plus qu'en de parfaits inconnus qui viendrait en prime lui faire des remontrances pour le temps qu'il a mis à venir se faire examiner. Déjà que la dernière fois qu'il s'est pointé à Sainte Mangouste ça a été pour demander les résultats d'un test de paternité. Nan il a plus vraiment envie d'y aller. Z'ont que des mauvaises nouvelles dans ces endroits.

Adaline elle aura pas d'mauvaises nouvelles.

La démarche est rapide, ses longues jambes l'entrainant au travers des couloirs dans le claquement sec de souliers parfaitement cirés. Il ne salue que brièvement les étudiants sur son passage, peu désireux de s'expliquer sur la raison de sa présence dans ce couloir. Le visage relativement fermé, il n'a pas grand chose de sa légèreté habituel. Les lèvres ne s'étirent d'aucun sourire, les poings sont implantés dans le fond des poches comme deux pierres, et le regard perçant ne semble briller d'aucun éclat. Il déteste tout d'un instant qui n'a pourtant pas commencé.

La porte grande ouverte l'accueille de toute sa hauteur, et il est immédiatement baigné des lumières douchées par les immenses fenêtres. L'infirmerie est un endroit agréable, si on occulte le fait qu'on s'y trouve généralement pour les mauvaises raisons. Les lits sont impeccablement alignés, faits au carré, les draps d'une blancheur immaculé. Aldebert s'avance soudainement prudemment, comme s'il s'attendait à être hameçonné par quelconque piège laissé là par un élève mutin absurdement posté derrière la porte. Il n'en est rien. Seulement du vide et du silence.

- Miss McBride ? Adaline ? Sa voix fait écho contre les murs de pierre, et semble vouloir se perdre au plafond.

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Sam Chadwick

15 ans Sang Inconnu Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
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Salle de classe de Métamorphose, Samedi 03 Février 2125

Pas le temps de féliciter davantage Alison. La farce de Ferguson a visiblement attiré l'attention du professeur, imposant un brutal silence sur la pièce. Toutes les têtes se tournent vers la paire formée par Gus et Spike alors que Monsieur Pope réclame une démonstration. Sam prédit le désastre dès l'instant où Ryder ouvre la bouche. Gus-Gus. Merde. Elle pousse un cri de protestation alors que d'un seul mouvement Gus s'élance pour abattre son poing sur le visage du poursuiveur. Avancé par instinct, elle n'a cependant pas le temps de saisir son camarade avec Ambrose que le professeur intervient, séparant les deux élèves d'un mur de pierre sur lequel s'abat une fois encore une frappe de Gus. Sam grimace. D'un pas elle s'avance pour le choper par un bras, Ambrose faisant de même de l'autre côté, mais ils se font repousser avec brutalité.

Son regard rivé sur lui, elle pince les lèvres involontairement alors qu'il esquive visiblement la confrontation, avec elle comme avec Ambrose.

Les paroles de Monsieur Pope sont dures. Bien sûr, elle sait qu'il n'a pas tort. Gus doit apprendre à gérer sa colère, ce n'est rien de nouveau. Mais elle aimerait pouvoir hurler combien ce mec est différent quand ils sont qu'entre potes. Qu'il a toute sa place ici. Elle ne dit rien, cependant, plus que jamais consciente que personne ici ne la croirait après ce qui vient de se passer. L'annonce de la perte de cinquante points pour la maison la font secouer la tête, pousser un soupir. Elle enrage de voir Spike avoir l'air aussi satisfait de lui-même. Il savait pertinemment ce qu'il faisait en appelant Gus comme ça. C'est évident. Silencieuse et dévastée, Sam suit Gus du regard alors qu'il quitte la pièce avec violence, suivi quelques minutes après par Ryder.

Elle doit se forcer à ne pas le suivre, la main crispée sur sa baguette. Elle ne parvient pas à bouger, jusque croiser le regard d'Ambrose. Ça l'apaise un peu. Assez pour qu'elle cherche de nouveau son groupe du regard. Groupe qui n'est d'ailleurs plus composé que d'elle et Avery, puisqu'Alison a été envoyé sur l'atelier précision. Agitée, Sam se replace face au bureau de tout à l'heure, déterminée à réussir cette fois. Ils sont là pour ça après tout. Sans prêter attention à sa binôme, qui de toute manière a décider de continuer à s'exercer dans son coin sans prêter attention au reste de la classe, elle sort sa baguette et prononce de nouveau le sortilège :

 

- Asservo Meto !

Le bureau prend effectivement la texture et la consistance d'un mur de pierres, pas aussi réussi que celui du professeur quelques minutes plus tôt, mais passable. Satisfaite, elle ne sourit pourtant pas alors qu'elle cherche ce dernier du regard en vu de changer d'atelier. Sa bonne humeur s'est envolée avec le départ de Gus. Est-ce qu'il est allé rejoindre Jimmy et Balt ? Est-ce qu'il va rester tout seul ? S'il croise Ryder ça craint. Putain elle déteste Ryder. Ça va être long comme cours.

 

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Deb
Message publié Vendredi 14 Février 2025 à 10:27

Yo,

J'poste vraiment au cas où y aurait un succès caché sur le quatrième poste. On sait jamais !

J'suis une vieille d'HP2005 aussi, 2014 represent. On m'aura connu sous le nom de Spencer McKane à l'époque, puis plusieurs années plus tard sous le nom d'Elias Baxter. Maintenant c'est Deb, juste Deb, et mon armée de gens plus ou moins funs et couillons - même si certains intrus se sont glissés dans la fanfare. J'ai pop ici par inadvertance (c'est le deuxième nom d'Aza) et j'ai pas pu m'empêcher de m'agripper à la béta comme une bêta.

J'kiffe le jdr, les mondes rpg, poser des gommettes, écouter d'la musique, balancer des vannes nulles à base de jeux de mots très bancaux. Pas forcément dans cet ordre, pas forcément séparément non plus, et je m'en tape que ce soit pas grammaticalement correct. Parait que j'suis modo aussi, bon. J'aime pas les grosbill mais j'aime bien les épinards. Ah oui et mon grand kiffe en RP c'est de pas avoir de plan. J'aime pas les plans. J'préfère l'impro. Pis j'suis open à impro n'importe quoi avec n'importe qui. 

Hâte de voir cette communauté renaître de ses cendres tel un phénix.

Edit : c'est véritablement une arnaque, aucun succès à l'horizon !

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Horace Milbourne

Concierge de Poudlard 67 ans Sang-Mêlé·e Française Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Hall de Poudlard, près de l'entrée de la salle commune des Poufsouffles, Mardi 05 Septembre 2124

Visiblement, Amanda n'a guère eu le temps de se mettre en quête des armures fugueuses. En fait, elle s'est faite alpaguer par le portrait d'une jeune femme de belle allure, devant lequel elle se tient fièrement.

 

- L'appel du devoir je présume ? Il s'annonce en débarquant à ses côtés.

- Cette demoiselle est très serviable, Monsieur Milbourne.

- Oh je n'en doute pas.

Il adresse un clin d'œil complice à la demoiselle avant de lui indiquer l'entrée de la Grande Salle d'un signe de tête. Deux têtes semblaient y poindre, couvertes de casques, et bientôt deux corps entiers suivirent.

- Je crois qu'on a récupéré nos fuyards, il annonce en se dressant légèrement. Tout va bien, tout est sec !


Dans de grands mouvements rigides, les armures s'en vont définitivement reprendre leur place de part et d'autre de la large porte du château.

- En dehors de mon personnel en révolte, je suppose que tout est rentré dans l'ordre, il observe judicieusement.

Voilà plusieurs minutes qu'il soupçonnait l'ensorcellement de certains de ses chiffons, et même de quelques balais, par des élèves de connivence avec Peeves. L'esprit frappeur pouvait à lui seul créer le chaos, mais il était rare qu'il s'étende à ce point. Comme pour lui donner raison, quelques uns des tissus, encore imprégnés de restes de bombapoudres, se mirent subitement à gesticuler pour répandre de nouveau du blanc sur les tableaux dans de grands mouvements désordonnés.

 

- Finite Incantatem ! Il prononce d'une voix forte en pointant sa baguette sur eux.

Le sort fonctionne parfaitement, et les chiffons s'amassent au sol alors qu'ils tombent un à un. Les portraits, révoltés, se plaignent jusqu'à ce qu'Horace ne dupliquent les victimes en tissus pour en ériger de propres, qui semblent malheureusement  tout aussi farceurs que les précédents. C'est comme s'ils avaient été conçus pour répliquer le comportement des autres. 

- Par Merlin, on est pourtant pas le premier avril ! Calmez-vous ! Calmez-vous. Miss Howcraft, est-ce que vous pouvez aller ouvrir ce placard là-bas pour me sortir d'autres chiffons ?

Pendant ce temps Horace s'occupe de faire disparaitre chiffon après chiffon.

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Alice Harding

Employé chez Zonko 21 ans Sang-Mêlé·e Américaine Notoriété

Deb
Ilvermorny
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle principale, près d'une fenêtre, Samedi 24 Février 2125

L’air est glacé, collant, un souffle humide qui s’accroche aux pavés et aux manteaux. Pré-au-Lard s’endort lentement, sa lumière tamisée par la brume d’hiver, les passants se faisant rares. Quelques silhouettes pressées, des visages enfoncés dans leurs écharpes. Rien de notable. À part lui. Alice le sent avant même de le voir. Une présence insistante, un poids invisible dans son dos, le genre d’ombre qui s’accroche aux coins de rue et aux reflets des vitrines. Le type traîne dans les rayons de Zonko depuis près d’une heure. À croire qu’il hésite entre acheter un truc ou juste respirer l’air du magasin pour passer le temps. Sauf qu’il a fini par sortir au même moment qu’elle, et c’est là que ça devient un problème.
 

Elle aurait pu transplaner. Elle aurait pu faire demi-tour. Mais Alice n’aime pas fuir. Elle préfère trouver une sortie élégante, maîtrisée, où elle garde le contrôle. Alors, elle marche. Le froid mord son visage, son souffle s’éparpille dans l’air, mais elle ne presse pas le pas. Ne pas montrer qu’elle l’a remarqué. Ne pas donner prise. Les Trois-Balais apparaissent comme une évidence. Chaleur, bruits, monde. Une barrière parfaite entre elle et l’intrus qui lui colle aux talons. Alice pousse la porte sans hésitation. L’odeur de cidre chaud et de bois brûlé l’enveloppe immédiatement, en même temps que le grondement diffus des conversations. Ne pas se retourner. Repérer une issue. Une porte, une allée, une distraction.


Son regard accroche une silhouette blonde, assise près de la fenêtre. Seule. Calme. Une présence qui attire l’œil juste assez, sans être trop marquante. Une ancre dans l’instant. Parfait. Alice s’avance, fluide, décidée. Son manteau glisse sur ses épaules en quelques gestes rapides alors qu’elle atteint la table. Pas le temps d’hésiter. Une demi-seconde, un battement de paupières. Elle tire la chaise et s’assoit face à la femme inconnue, sans lui laisser le temps de réagir. Elle sourit. Un sourire assez naturel pour être crédible, mais assez tendu pour être vrai.
 

- Désolée du retard, balance-t-elle à voix basse, comme si la discussion était déjà entamée.
 

Une illusion. Un mirage social. Jouer avec la perception des autres, elle sait faire. Alice pose son coude sur la table, son regard se verrouille brièvement sur celui de son interlocutrice avant de dévier derrière elle, juste assez pour apercevoir le type qui s’est arrêté près du comptoir. Il hésite. Attend. Elle le sent. Une gorgée. Un silence. Alice se penche légèrement en avant, l’air faussement complice.


- Je vais avoir besoin que tu joues le jeu au moins jusqu'à ce que ce mec se tire.
 

Une lueur d’amusement traverse ses yeux sans effacer la tension dans sa mâchoire. Elle attend. Juste assez sûre d’elle pour que ça paraisse normal. Juste assez tendue pour que ça intrigue.

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Anya Nikitovna

17 ans Sang-Mêlé·e Russe Notoriété

Deb
Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Un vieux cachot désaffecté, Vendredi 09 Février 2125

Anya demeure stoïque. Dur, Sasha l'est au moins autant qu'elle. Ça ne fait aucun doute. Paradoxalement elle doute qu'il croit un seul mot de ce qu'il vient de dire. Personne n'aime imaginer le corps de gamins dans des boîtes, pleurés par leurs pères et leurs mères. Étaient-ils réellement conscients de leurs actes ? Certainement pas. Parfois, Anya se remémorait son frère, avant. Avant qu'il ne parle de devenir un soldat, qu'il ne pense plus qu'à ça. Qu'il n'ait plus qu'une idée en tête : honorer leur père. Quitte à mourir pour la nation. Avant, alors qu'il jouait encore innocemment et lui lisait parfois des histoires dans l'intimité de leur chambre commune, sur un ton bas pour ne pas que leurs parents comprennent qu'ils n'étaient pas couchés. Avant, alors qu'il parlait de bâtir une cabane dans les arbres, et de l'ensorceler pour que personne ne puisse jamais y entrer à part eux. Avant, alors qu'il rêvait encore d'être un dresseur de dragons.

 

Anya demeure stoïque, et dure, mais à l'intérieur elle se sent brisée de voir combien ce garçon ressemble à son frère, après. Un frère si dur qu'il en avait oublié toute sa tendresse et tous ses rêves, pour parler de tuer les ukrainiens tous autant qu'ils sont. Hommes, femmes, enfants. Souvent, elle se demandait s'il avait pensé à elle, à la toute fin. S'il avait regretté. S'il avait été si fier, alors, d'avoir décidé de suivre les traces de leur père et de mourir pour la nation. S'il n'aurait pas préféré partir dans l'est quand tout avait explosé, pour apprendre à dresser des dragons, et les chevaucher au-dessus de la toundra. Sans doute, là, il n'y aurait eu aucun doute à sa fierté. Avait-il conscience de ses actes, alors qu'il quittait la maison pour rejoindre le front ? Avait-il conscience de ses actes, lorsque le bras armé il avait tué encore et encore, peut-être des gamins de l'âge de Fridrik ? Avait-il ressenti de la peine lorsqu'il les avait envoyé à la mort ?

 

Parmi ces gosses, certains faisaient des terreurs nocturnes pratiquement chaque nuit. Elle le savait, car elle avait été réveillé une fois ou deux par Fridrik, qui lui avait demandé de l'aide pour insonoriser leurs baldaquins, ne pas réveiller les autres, ne pas montrer leurs faiblesses. Il y avait fort à parier que s'ils commettaient le genre d'actes qu'ils venaient de commettre, c'était par désespoir. L'intime conviction de redresser la balance. Une croyance absurde en une divinité pourtant durement absente, qui viendrait les récompenser d'être de bons soldats de la nation, eux aussi. En leur rendant leur père, ou leur mère, leur frère, ou leur sœur. Elle les trouvait infantiles. Crédules. Stupides. Elle n'en éprouvait certainement pas la moindre fierté. Elle aussi faisait des terreurs nocturnes. Parfois, elle voyait sa mère agonisant sous les décombres du ministère, qui l'avait enterré vivante. Pourtant, elle savait bien que rien ne pourrait jamais la ramener. Ni elle, ni son père, ni Pavel.

- Fière ? Elle crache dans l'air avec un rictus, après de longues secondes de silence à juste le jauger. Fière de voir une bande de gamins s'en prendre à un type qui pourrait les massacrer sans la moindre peine juste parce qu'ils sont persuadés qu'en étant des bons soldats on va finir par leur rendre tout ce qu'ils ont perdus ?

Doit-elle vraiment répondre ? Pour qui la prend-t-il au juste ?

- Non. Je n'éprouve aucune fierté, Shevchen. Pas plus que de pitié.

 

De l'amertume. Voilà tout ce qu'Anya ressentait. Un monde amer n'avait plus la moindre saveur. Un monde amer la dépouillait de tout ce qu'elle aurait pu ressentir d'autre. Ce n'était plus dur de se remémorer que sa famille entière était morte. Ce n'était plus dur de se remémorer qu'elle ne pourrait pas les rejoindre, car on avait choisi de les protéger, de les expatrier. La seule chose qui était dure à présent, c'était de se remémorer avant. Avant l'amertume. Avant, quand il n'y avait pas de guerre, et qu'elle avait encore espoir de vivre, plutôt que d'avancer dans cette amertume qui devenait peu à peu son cercueil. Stoïque encore, blanche comme la craie, la silhouette maigre et les mèches étrangement ternes, elle abaisse sa baguette. Il ne va pas parler. C'est tout ce qui compte, sûrement. Mais alors qu'elle s'apprête à partir d'un claquement de bottine militaire, elle se fige, inspire, et décide.

D'un mouvement instinctif, pratiquement involontaire.

Une lumière vive éclate au bout de sa baguette, trop brutale, mal calibrée. Sasha étouffe un grognement de douleur alors que le sort, mal lancé, ravive brièvement l’une de ses blessures. Anya fait un pas en arrière, figée. Il va croire qu'elle l'a fait exprès. Sans doute devrait-il. Ce serait préférable à la honte, la colère, l’humiliation d'avoir voulu aider, d'avoir fait pire. Sa main tremble. Elle tourne les talons sans se retourner. Dans ses mèches, une nuance de gris sale s’installe, comme si elle absorbait l’échec jusqu’au bout des fibres.

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Leo Bloodworth

Stagiaire au Département de la Justice Magique 25 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Bistrot du Niffleur Doré, Mercredi 28 Juin 2124

- Ouais ! Vingt heures c'est parfait Miss Bergame ! J'serais là !

 

Il sait pas bien pourquoi Leo, mais il est partit très rapidement dans les minutes qu'ont suivies. Comme si qu'un sentiment d'urgence l'avait pris pour Merlin sait quoi. Emporté par les répliques graveleuses qu'avaient pu sortir les clients du bar, il s'était éclipsé en agitant une main vers la tenancière, à reculons ou presque, à s'en prendre une chaise, une table, la porte d'entrée même. Rouge comme une pivoine, il s'était alors retrouvé à la rue. C'est là et seulement là qu'il avait compris le sentiment d'urgence. 

D'abord, il fallait qu'il trouve le fameux bistrot, dont le nom seul lui était venu sans qu'il ne se rappelle où l'endroit pouvait bien se trouver, où la raison pour laquelle cette enseigne l'avait marqué plus qu'une autre. Ensuite, il fallait qu'il s'assure qu'ils servent bel et bien les pâtes fantômes promises, sans quoi il aurait sans doute l'air d'un crétin. Enfin, il fallait qu'il se change pour avoir l'air d'un type cool. Un type cool qui sortait avec une fille. Un type cool qui sortait avec Miss Bergame.

 

Fichtre, quel stress.

Alors pressé, Leo se décide à héler le Magicobus pour un retour vers Londres spectaculairement rapide, pendant lequel il échange longuement avec son conducteur : Patrick. Leo connait bien Patrick. Il faut dire que Patrick est son successeur, et que Leo est l'homme connu pour avoir coincé le Magicobus en mode aplati. Mais surtout, Patrick est une mine d'or en terme d'informations, car il sait aussitôt de quel bistrot Leo veut parler lorsqu'il lui demande. 

 

- Ah ! Mais c'est à côté ça ! Enfin à côté. J'me comprends. En Magicobus y a tout qu'est à côté t'vois. C'est à Black Hollow, dans le nord tu sais ?

Leo connait effectivement Black Hollow. Autrefois, il avait travaillé sur son port. Il faut dire qu'enchanter des navires de cette envergure en partance pour des routes commerciales on-ne-peut-plus secrètes avait son charme, voyez. Un charme qui s'était rompu dès lors qu'il s'était avéré qu'il n'avait pas vraiment les compétences nécessaires même aux tâches les plus simples, et qui lui avait valu se faire licencier pratiquement dans la même semaine que son embauche. Bref. C'était là, sans doute, qu'il avait mis les pieds pour la première fois au Bistrot du Niffleur Doré.

D'ailleurs, il se souvenait à présent de ce qui l'avait grandement marqué au sujet de ce bistrot. Sa forme, d'abord, fièrement sculptée à l'image d'un village majoritairement composé de pêcheurs, héritiers de quelques pirates de renom dont on contait encore les histoires ce jour. Il prenait la forme d'un navire, ou plutôt de l'avant d'un navire, sa coque sertie de richesses - probablement fausses, néanmoins brillantes - qui ne manquaient guère attirer l'œil de ses visiteurs. En fait, il avait l'aspect d'une épave de pirate qui aurait dérobé des montagnes de pièces quelque part sur une île lointaine, peut-être gardé par un dragon.

C'est l'image que s'en faisait Leo du moins, et qu'il se prenait à se remémorer alors que le Magicobus faisait halte à Londres.

- Merci Patrick ! T'crois que tu pourras m'ramener tout à l'heure ? Dans... deux heures !

- Ouais ouais ouais, t'inquiète même pas. Pis j'peux même t'conduire avec ta d'moiselle jusqu'au bistrot tu vois.

- Trop bien.

 

Il était fier, Leo, de voir que finalement tout s'emboitait si bien. À son appartement, il récupère les vêtements les plus classes qu'il détient. Une chemise blanche qu'il ne porte que pour les grandes occasions, une veste de costume que son père lui a acheté lorsqu'il a reçu son diplôme de Poudlard - inespéré -,  un jean parfaitement ajusté qu'il est persuadé de lui porter chance. Il verni ses chaussures, se recoiffe, se parfume, se recoiffe encore avant de se décider à guetter le temps qui passe. Le temps passe diablement lentement quand on est impatient, voyez. Il s'écoule à la manière d'un robinet qu'on aurait mal fermé. Un compte-goutte abominable qui vous fait croiser et décroiser les jambes tellement de fois qu'on ne sait plus dans quel sens on est tourné.

 

Bref.

Leo n'en peut bientôt plus d'attendre. Il repasse devant la glace pour se recoiffer encore, se parfumer encore, avant de quitter l'étroit appartement pour aller faire un tour. Faire un tour accélère toujours le temps qui passe. Puis, alors qu'il s'est trouvé en chemin un fleuriste, il hèle de nouveau le Magicobus, et venir se reposter non loin des Trois-Balais. Il est dix-neuf heures trente, et Patrick lui a assuré qu'il se pointerait dès qu'il lèverait de nouveau sa baguette tout à l'heure. Alors Leo hésite. Entrer en avance et attendre Miss Bergame alors même qu'elle travaille encore ? Attendre dans le froid pour ne se montrer qu'à la dernière minute et l'embarquer avant que quiconque n'ait eu le temps de le charrier ? Il guette le temps qui passe, encore, à la montre magique que lui a offert son père quelques mois plus tôt, et il décide d'attendre.

D'attendre encore.

Jusque dix-neuf heures cinquante deux, où l'homme se met en branle sans parvenir à démontrer de plus de patience, pour entrer de nouveau aux Trois-Balais d'un pas qu'il espère déterminé. Aussitôt, il est enveloppé d'une vague de chaleur lui rappelant combien il faisait froid, là dehors, et il manque rentrer dans une serveuse qui lui passe sous le nez, s'attirant quelques regards ainsi que quelques rires. Il se pince les lèvres. Rajuste inutilement ses cheveux tandis que d'une main il resserre sa poigne sur le bouquet de fleurs qui semble flancher sous la température ambiante. Il se racle la gorge. Cherche du regard Miss Bergame. Se sent suer terriblement, et se demande s'il a mis assez de parfum. C'est éreintant, de sortir avec une fille.

C'est là qu'il réalise qu'il a oublié de demander à Patrick si au bistrot, on pourrait lui servir des pâtes fantômes. Merde.

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Anya Nikitovna

17 ans Sang-Mêlé·e Russe Notoriété

Deb
Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Un vieux cachot désaffecté, Vendredi 09 Février 2125

Le type fait le fier. Rien d'étonnant. Anya a pas souvenir d'un seul gars qu'ait pas ce genre de réflexe idiot. Même le cul sur une pierre glacée, même la gueule en sang. Pas un merci, juste un va te faire foutre à moitié craché dans l'air, des yeux noirs assassins. Ça lui suffit pour savoir qu'elle a tapé dans le mille. Elle bronche pas quand il s'énerve, quand il crache, elle bouge même pas d'un millimètre et reste à le braquer d'un regard sec.

- Ça me fait pas pitié, en tous cas, elle se contente de répondre à sa dernière question.

De là à lui faire plaisir ? Certainement pas. Que s'imaginait-il ? Anya n'avait jamais vu les horreurs de la guerre qu'au travers des photographies de presse, et ça avait amplement suffit à lui faire comprendre que la vue de corps entassés et dégoulinant d'un sang presque noir ne lui procurait aucun plaisir. Ça ne faisait que lui rappeler comme son frère avait pu subir précisément ce genre de chose, entre les mains des ukrainiens.

- Ils sont trop jeunes pour comprendre les conséquences de leurs actes. Elle marque un silence. Je ne parle pas de toi, Sasha, comme je t'ai dis tu me fais pas pitié. Je m'en tape des coups que tu peux prendre. C'est le sort réservé aux menteurs, et aux traitres. Elle crache. Je parle d'eux. Ce sont des gosses. Si on les prend à jouer à être des hommes comme ça ? On les renverra en Russie, sur le front, se battre contre d'autres gars comme toi. Ils finiront dans des boîtes, et ils auront plus que leurs mères et leurs sœurs pour les pleurer, si elles sont encore en vie.

Anya avait énoncé ça d'un ton détaché, comme ils discuteraient d'un sujet trivial comme la dernière révolution des gobelins, ou la guerre des géants du quatrième siècle.

- Alors tu diras rien, elle termine d'un ton ferme, sa poigne sur sa baguette raffermie, cette dernière un peu rehaussée comme pour lui rappeler qui était en position de force. Parce que t'es un menteur et un manipulateur, mais t'es pas un cafard, pas vrai Sasha Shevchen ?

L'ukrainien cumulait toutes les tares à ses yeux. Il avait été l'une des premières personnes à laquelle Anya s'était confié depuis son arrivée à Poudlard, la première réellement qui provienne de son pays. Tout ça pour découvrir qu'il ne provenait non seulement pas de son pays, mais qu'en prime il provenait du camp adverse. Tout ça pour qu'il lui vole ce qu'elle avait de plus précieux, et ne les lui rende pour une raison qui lui échappe encore à ce jour. De la pitié, peut-être. Elle détestait l'idée d'avoir pu faire pitié à Sasha Shevchen plus que tout autre chose. Menton dressé, elle le balaie du regard avec une haine fougueuse.

Il a l'air en peine. Il a l'air fatigué. Il a l'air triste et seul. Mais elle n'a pas pitié. La pitié est pour les faibles. La pitié est pour ceux qui mentent, qui volent. La pitié est pour les garçons comme Sasha qui ne savent pas même se défendre au milieu d'une école, et qui se retrouvent à rendre ceux qu'ils volent par crainte, ou par intérêt.

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Leslie Harrison

Ollivander’s - Fabriquant de Baguettes Magiques 30 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Serdaigle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Ollivander's, Mardi 22 Février 2124

Leslie observe la jeune femme quelques secondes après sa demande, avant d’acquiescer d’un mouvement de tête.
 

- L’entretien d’une baguette est assez simple, mais essentiel si vous voulez qu’elle conserve sa réactivité, elle affirme avec un sourire, sortant un petit flacon d’huile ambrée de ses étagères pour le poser sur le comptoir. Pour le bois de sycomore, il faut éviter l’humidité excessive. C’est un bois vivant, qui aime l’énergie et le mouvement. Une baguette qui reste trop longtemps inactive peut devenir capricieuse. Je vous conseille d’appliquer une fine couche de cette huile une fois par mois avec un chiffon doux, surtout sur les parties que vous manipulez le plus. Elle marque une pause, puis ajoute d’un ton un peu plus léger : Cela dit, avec un propriétaire actif, une sycomore s’ennuie rarement.


Leslie s’éloigne brièvement vers une étagère et revient avec trois étuis en cuir, qu’elle dépose devant sa jeune cliente.
 

- Pour le transport, tout dépend de vos habitudes. Celui-ci est renforcé avec une doublure en peau de dragon, parfait si vous vous déplacez souvent ou si vous craignez les chocs. Celui-là est plus souple, discret, mais protège moins contre les agressions extérieures. Et le dernier est ensorcelé pour empêcher toute tentative d’extraction non autorisée.

Elle tapote légèrement le dernier étui du bout des doigts, avant d’enchaîner sur le sujet plus délicat. 

- Quant à empêcher quelqu’un d’utiliser votre baguette… Elle observe un instant la façon dont l'adolescente tient la sienne, avant de reprendre. La plupart des baguettes ne se laissent pas facilement manier par un autre sorcier. C’est une relation instinctive. Mais certaines, comme vous l’avez dit, peuvent effectivement changer d’allégeance. La vôtre a-t-elle déjà réagi à une autre main ?
 

Les baguettes de sycomore étaient rarement fidèles si leur propriétaire les ennuyait, mais elles étaient aussi profondément liées à l’esprit d’aventure et de découverte.
 

- Il existe plusieurs moyens de compliquer l’usage de votre baguette par quelqu’un d’autre. Elle sort sa propre baguette et esquisse un mouvement précis dans l’air, laissant une série de runes éthérées flotter devant elle. On peut y apposer un enchantement de reconnaissance. En clair, elle ne répondra qu’à vous. Mais ce genre de protection peut être contourné par quelqu’un de suffisamment compétent.

Elle efface les runes d’un geste rapide, avant de croiser les bras.

- L’autre option est plus radicale : créer une réaction de défense. Un enchantement qui la rend inconfortable, voire dangereuse, pour un utilisateur étranger. Mais honnêtement… ce n’est pas toujours recommandé. Une baguette trop défensive peut finir par mal réagir, même avec sa propriétaire. Son regard se fait un peu plus perçant, jaugeant la jeune femme. Si vous craignez qu’elle tombe entre de mauvaises mains, il y a peut-être une autre question à se poser : êtes-vous prête à devoir la récupérer par la force, si nécessaire ?


Leslie n’est pas du genre à tourner autour du pot. La protection d’une baguette ne dépend pas seulement d’un enchantement, mais aussi de la volonté de son propriétaire à la défendre. Elle laisse la jeune cliente digérer ces informations avant d’ajouter, plus légèrement :

- On peut essayer un enchantement mineur, un premier niveau de protection. Rien d’irréversible, et vous pourrez voir comment elle réagit. Ça vous tenterait ?