Harry Potter RPG
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Deb
Message publié Mardi 11 Février 2025 à 19:21

Hello l'administration,

Je viens pour une demande groupée concernant plusieurs de mes persos qui se trouvent affublés par défaut de la nationalité britannique.

- Anya Nikitovna est de nationalité russe
- Horace Milbourne ainsi que Viviane Valcourt sont de nationalité franco-britannique

Merci, bonne soirée !

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Charli Blackburn

12 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Terrain de Quidditch, Dimanche 10 Septembre 2124

Tu vois bien le mec débarquer. Tout minuscule point sur le terrain, avec une malle en lévitation derrière lui. C'est presque pire en fait, de voir la taille d'une silhouette qui fait qu'approfondir ta sensation d'éloignement avec le sol. T'as pas bougé d'un pouce, et tu sais que tu parviendras plus à bouger du tout de toute façon. Alors tes yeux écarquillés le suivent jusqu'à ce qu'il arrive à ta hauteur, et tu le reconnais instantanément. Spike Ryder. Tu sais pas si t'es dévasté que ce soit lui, ou complètement refait. T'as pas la marge de manœuvre pour ce genre d'émotion tellement t'es encore et toujours tétanisé, les doigts crispés sur le manche de ton balai, le vent qui continue d'essayer de te faire chuter de seconde en seconde. Alors tu réagis pas tellement tandis qu'il se fait son petit monologue, aussi à l'aise que l'a toujours été ton frère dans le ciel.

T'as un sursaut quand il attrape le manche de ton balai, mais tu te laisses descendre exactement comme t'as fait en cours. C'est pas comme si t'avais vraiment le choix, parce que visiblement t'as plus la fonction ni de tes bras ni de tes jambes. Complètement tendu sur ton perchoir, t'as l'impression que ça dure une infinité de secondes avant que t'atterrisse enfin sur le sol, et te laisse tomber pathétiquement dans l'herbe. Tremblant, les paumes de mains tellement moites que t'es pas bien sûr que tu pourrais encore saisir quoi que ce soit, tu te pince les lèvres entre tes dents avec un sentiment de honte abominable qui te bouffe le ventre. Tes yeux essaient même pas de se redresser pour rencontrer ceux de celui que tu vois comme une idole, parce qu'il a suivi le même chemin que ton frère. C'est terrible. Peut-être le pire qui pourrait arriver, pas vrai ?

Il va le dire à Elliot, et alors Elliot saura que t'as raconté que des conneries, pis que t'es vraiment nul sur un balai.

Pétrifié par tout autre chose que la peur du vide cette fois, tu détourne la tête en direction du château, puis des gradins, puis de Spike dont t'esquive toujours le regard - tu regarde plutôt la manière qu'il a de se tenir près de son balai, comme si c'était une seconde nature, comme si l'objet allait pas l'emporter dans les airs et lui faire subir les pires tourments dans les prochaines trente secondes. Faut tout ton courage pour beugler ta demande, sans aucun remerciement pour ce qu'il vient de faire, ni aucune autre forme de politesse tellement ça parait essentiel sur l'instant :

- Tu peux m'montrer comment on fait ?

Tu sers les poings pour enfin rencontrer son regard, de la défiance dans le tiens, mais t'enchaines vite, avant qu'il ait le temps de dire qu'il a pas le temps, que t'es qu'un môme et que tu le fais chier, comme ferait Elliot.

 

- S'te plait. S'te plait tu m'montre et j'te donne toute ma collections d'cartes de l'équipe nationale ok ?

C'est tout c'que t'as à offrir et c'est pas beaucoup, mais c'est tout c'que t'as à offrir. T'as les mèches en l'air, et t'es couvert d'une sueur moite qui te fout des frissons, mais t'as la volonté et ça se voit. T'es planté sur tes talons comme si ta vie en dépendait.

- Mais tu l'dis pas d'accord. C'est entre nous. J'ai toutes les légendaires, tu soulignes avec aplomb, les sourcils froncés.

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Aldebert Wickerson

Professeur d'Astronomie 55 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Serdaigle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Edimbourg, Vendredi 25 Août 2124

Pas de réponse. Pas qu'Aldebert se soit particulièrement attendu à une réponse. C'est pas le genre à en donner, Grimfire. Ni en cours ni en dehors. Pis bon. Les circonstances. Alors l'astronome pousse un soupir avant d'enfoncer ses longues mains dans le fond de ses poches, et de se mettre à avancer. D'un pas tranquille vraiment. Sauf que voilà. L'imbécile a tôt fait de grimper sur son skate, et à prendre une vitesse qu'il est bien incapable de suivre. Le pas s'accélère. S'accélère encore. Bientôt, il est forcé de courir pour ne pas perdre de vue l'adolescent. Pas sportif pour deux sous, son corps lui fait aussitôt comprendre son erreur. Les muscles en feu et la respiration saccadée, il sort brusquement sa sa baguette et informule un sortilège de traçabilité. Juste à temps. Le punk disparait au coin de la rue, et il s'affaisse les mains sur les genoux en essayant de retrouver son souffle.

 

- Bordel.

- Ça va m'sieur ?

- Ouais. Ouais, ouais.

- Z'êtes sûr hein ?

- Ça va, ça va !

 

La réplique est sèche, les yeux vibrants de l'astronome rencontrant ceux, ahuris, d'un type chauve au visage rond, dans un jogging trop grand pour lui.

 

- Ok. Si vous l'dites.

 

Aldebert secoue la tête, se redresse, reprend sa marche en ramassant ici et là les pans de ses vêtements pour paraitre moins désordonnés. Alors que le moldu s'éloigne, le professeur agite discrètement sa baguette pour faire paraitre le circuit pris par Balthazar, et non sans balancer quelques injures dans l'air, il se remet à marcher. Laïka. Merde, il se souvient pas de Laïka. Pourquoi il se souvient pas de Laïka ? C'est pas comme s'il avait eu mille aventures dans sa vie. Bon, il en a eu pas mal. Il a cinquante piges quand même ! Mais au point d'avoir eu un gosse sans le savoir ? Ça arrive à des gens ça ? Fallait que ça arrive à lui, évidemment. Pas à des gens, mais à lui. C'est peut-être la première fois depuis que l'assistant social s'est tiré en lui laissant Grimfire dans les pattes que Wickerson se pose vraiment la question de ce que ça peut bien lui faire.

 

Il est père.

 

Ça veut dire quoi, être père ? Il s'est jamais vu père. Est-ce que ce gamin serait pas plus heureux dans un foyer d'accueil armé pour ce genre d'emmerdement ? Même en essayant, c'est sûr il va tout foirer. Il a jamais appris. Ni avec Ernest, ni avec Franck, ni avec personne. Ça s'apprend d'abord ? Y a un manuel ? Déjà on lui refourgue un gars déjà poussé, visiblement mal entretenu. Y a qu'à voir la gueule. Comment il s'en sort avec un truc pareil ? Bon. Aldebert bifurque et bifurque encore, dans sa tête comme dans la rue, et si d'un bord il s'enfonce dans une impasse, de l'autre il débouche sur un cimetière à ciel ouvert. Prometteur, vraiment. Sans doute qu'il aurait du le voir venir. Il a plus besoin du sortilège pour guetter la présence d'une crête familière au milieu des pierres tombales, et il ralentit le pas à mesure qu'il approche.

Il opte pour une distance raisonnable de plusieurs mètres avec l'adolescent, mais reste debout comme un con en zieutant les écritures annonçant la naissance et la mort de Laïka Grimfire, juste derrière Balthazar. Un Balthazar recroquevillé sur lui-même, et visiblement complètement perdu par rapport à la situation. Aussi perdu qu'Aldebert au moins, mais sans doute plus en réalité. Merde. Il est pas équipé pour ça, c'est définitif. Il se racle la gorge histoire de dire un truc, mais se ravise aussitôt. Il a déjà dit la seule chose qu'il pouvait dire, non ? Mais il peut pas rien dire non plus. Laisser le silence les avaler tout rond, et les recracher dans l'air comme deux billes acides. Nan faut qu'il fasse un truc. Aldebert sort les mains de ses poches pour s'avancer d'un pas, un seul, et s'affaisse finalement pour s'assoir à même le sol.

 

- J'déteste les cimetières, il annonce de but en blanc. Ça fait jamais honneur aux vivants. Rien qu'des pierres froides qui pousse entre des mauvaises herbes. C'est là qu'on enterre les corps, mais c'est pas là qu'on trouve les âmes vous savez. Les âmes elles s'élèvent et elles partent se planquer entre les étoiles pour vous éclairer bien longtemps après qu'elles soient parties. Si vous devez trinquer, trinquer plutôt avec ce qui se passe là haut qu'avec ce truc.

Il regrette d'avoir parlé la seconde suivante, et se tait brusquement. Ça le regarde sans doute pas, avec quoi trinque Balthazar pour honorer Laïka. C'est juste qu'en ce qui le concerne, il est à peu près sûr qu'aucune mère aurait envie de savoir son fils couché sur sa stèle froide.

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Sam Chadwick

15 ans Sang Inconnu Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Aux abords du lac, Samedi 23 Septembre 2124

- Nan mais sans vague ça marche aussi Bro ! C'est plus comme du skate en fait, elle rectifie en roulant des yeux.

Ça devrait sans doute pas la surprendre qu'Ambrose soit d'emblée en train de se demander comment faire pour pas qu'il se retrouve trempés jusqu'aux os ou noyés au milieu du lac. Mais quand même.

 

- Va pour l'sort d'imperméabilisation. T'es quand même une putain d'poule mouillée tu l'sais ça ? Sam se marre en le bousculant gentiment à l'épaule. Elle s'attend pas au rapprochement. Genre vraiment pas. Ses joues rosissent instantanément, et elle a le regard qu'a du mal à focaliser sur autre chose que sur les yeux de son camarade. Ouais ! Même sa voix lui parait plus aigu que d'ordinaire. Putain la honte. Broomsurfing c'est cool. Même qu'elle le bouscule de nouveau pour l'écarter histoire de réussir à se remettre à ventiler correctement. Trop un génie, elle balance avec une intention de sarcasme qui meurt en plein milieu.

Nan c'est impossible de quand il sourit comme ça en fait. Elle sort sa baguette avant d'informuler les sortilèges sur leurs deux balais, et se décide à décoller la première juste pour essayer de prendre un peu de recul. Pas sur la situation. Vraiment prendre du recul tout court. Loin, Loin d'Ambrose Rosendale et de ses sourires rayonnants.

 

- L'dernier à l'eau est un troll des cavernes !

 

Sans la moindre hésitation, elle balance son balai vers l'avant avant de se jeter dessus comme s'il s'était agi d'un skate. L'atterrissage est plutôt différent d'une planche, et un bref instant Sam se demande si elle va pas effectivement finir la gueule la première dans le lac. Mais rapidement elle trouve ses marques, et ses deux bras se lèvent avec une excitation dingue.

 

- WOUH ! MATE ÇA J'SUIS LA PREMIÈRE BROOMSURFEUSE DU MONDE BRO !

Même sans aucune vague ça reste un foutu exercice. Parce qu'un balai c'est fait pour être à califourchon dessus, et que visiblement il a qu'une envie c'est de partir en vrille d'un sens ou d'un autre. Mais ça fait que doubler l'adrénaline, et Sam s'éclate à le faire bifurquer ici et là pour s'habituer à la sensation. Sans déconner s'il veut rajouter des vagues il vaut mieux qu'il s'essaye d'abord sur un terrain plat, parce qu'elle sait parfaitement qu'Ambrose a pas autant d'expérience qu'elle sur une planche de skate.

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Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle d'études, Poudlard, Lundi 25 Septembre 2124

Basil sourit, un peu gêné, en la voyant s’extasier sur sa gerbille comme si c’était la créature la plus précieuse du monde. Il ne sait pas trop comment réagir à ce genre d’enthousiasme… alors il ne réagit pas vraiment, se contentant d’hocher la tête en guise d’acquiescement.
 

- Ouais… elle me manque un peu. Mais bon, elle est mieux chez moi, c’est plus calme. Il esquisse un sourire bref, et quand Charlie lui demande où il vit, il hésite une seconde avant de répondre, un peu surpris qu’elle s’intéresse à ce genre de détails. Birmingham. Un appart avec ma mère. Rien d’incroyable.
 

Il observe distraitement les deux doigts de la jeune fille former une croix en l’air pour imiter l’enseigne de son magasin. Il l’a déjà vue, évidemment. Tout le monde connaît Carter Quidditch. Mais il n’avait jamais vraiment pensé que quelqu’un pouvait vivre juste au-dessus. Comme si les gens qui travaillaient à Pré-au-Lard disparaissaient une fois les boutiques fermées.
 

- J’vois. Ça doit être cool d’habiter là-bas.

Il garde la photo de Crevette dans sa main un instant de plus, puis la range dans sa sacoche en la lissant doucement du bout des doigts. Comme si Charlie l’avait rendue un peu plus importante en la regardant. Puis, tout s’accélère. Elle lui attrape la main et l’entraîne, et il suit sans réfléchir, presque malgré lui. Il faut croire que c’est une habitude avec elle. Ils courent à travers les couloirs, filant entre les étudiants interloqués. Basil sent son cœur tambouriner dans sa poitrine, mais ce n’est pas désagréable. Il n’a pas souvent ce genre de moment, où il oublie de penser.
 

Jusqu’à ce qu’un groupe de Serpentards décide de ruiner l’instant. Ses doigts se crispent légèrement autour de la main de Charlie, comme un vieux réflexe de défense. Il sent déjà la moquerie monter, prête à s’abattre sur lui. Il sait qu’il devrait baisser la tête et accélérer. Mais Charlie réagit avant lui. Elle hurle ça sans même ralentir, sans leur accorder plus d’une seconde d’attention. Comme si leurs paroles n’avaient aucun poids. Comme si c’étaient juste des bruits de fond. C’est peut-être ça, le plus impressionnant.

Basil cligne des yeux, presque déconcerté, avant de laisser échapper un rire bref et nerveux en continuant de courir. Les Serpentards n’existent plus. Juste Charlie, son énergie inépuisable, et les escaliers qui se déroulent devant eux. Arrivés au quatrième étage, il reprend son souffle en se penchant légèrement en avant, les mains sur les genoux. Il redresse la tête en écoutant l’explication sur Fiona Glenmoril, fasciné malgré lui. Il ne connaissait pas l’histoire. Il aime bien cette impression que Charlie sait des choses qu’il ignore.
 

- Sérieux ?! Un regard vers le vitrail, puis vers Charlie qui recule. Ouais, ouais. Il hausse les épaules, un sourire en coin. J’vais pas m’envoler.


Sauf que Charlie s’arrête net et lui tend un bracelet. Il reste con. Juste planté là, le regard fixé sur les perles rouge, orange et argent qu’elle enroule autour de son poignet. Il ouvre la bouche, la referme, complètement pris de court. C’est rien, un simple bracelet. Mais pas pour lui. Elle disparaît avant même qu’il ait le temps de répondre. Basil baisse lentement le regard vers son poignet. Son pouce effleure les perles, et il serre la main, comme pour s’assurer qu’elles sont bien là. Il ne sait pas quoi en penser. Il ne sait même pas si c’est normal. Mais il sait qu’il ne va pas l’enlever.

Dix minutes plus tard...





Pile ou un :

Basil est toujours là, mais plus aussi sûr de lui qu’avant. Il garde la tête basse, le regard un peu fuyant, et ses doigts tripotent nerveusement la lanière de sa sacoche. Son poignet est nu. Les Serpentards étaient revenus. Pas les mêmes, mais ça ne changeait rien. D’abord, ils s’étaient juste moqués. De lui, du fait qu’il attendait « sa dulcinée » comme un idiot. Qu’il avait l’air stupide avec son bracelet. Ils avaient ri, ils l’avaient cerné, et avant même qu’il ne trouve quoi répondre, on le lui avait arraché. Il avait essayé de le récupérer. Vraiment. Il avait tendu la main, il avait même dit "Rendez-le" d’une voix qui se voulait ferme. Mais ils avaient juste rigolé, lancé le bracelet entre eux comme une balle, et avant qu’il ne puisse attraper quoi que ce soit, il avait disparu dans une poche. Et qu’est-ce qu’il pouvait faire, hein ?


Rien. Comme toujours.


Alors il avait baissé les yeux. Il avait laissé tomber. Maintenant, il est là. Les mains vides. Et quand Charlie revient, rayonnante, Lord Ribbit entre ses doigts, Basil colle aussitôt un sourire sur son visage. Un truc faux, pas aussi large qu’avant. Mais il fait semblant. Il fait toujours semblant.
 

- J’dois avouer qu’il a la tête d’un Lord.
 

Il ne regarde pas son poignet vide. Il ne dit rien du tout sur ce qui vient d’arriver. Parce qu’il refuse de ruiner ce moment. Parce qu’elle ne comprendrait pas pourquoi il n’a rien fait. Parce qu’au fond… il ne comprend pas lui-même. Il évite son regard, désigne le crapaud avec un sourire forcé.


- On va faire un chef-d’œuvre, Lord Ribbit.
 

Pourvu qu’elle ne remarque rien.

Face ou deux : 

Charlie réapparaît, radieuse, un crapaud dans les mains. Basil reste silencieux une seconde, puis lève un sourcil.


- J’dois avouer qu’il a la tête d’un Lord.
 

Petit sourire. Il tape du bout de l’index sur son bracelet, puis pointe le batracien.
 

- On va faire un chef-d’œuvre, Lord Ribbit.

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Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle d'études, Poudlard, Lundi 25 Septembre 2124

Basil observe Charlie cajoler son crapaud, un sourire hissé sur les lèvres.
 

- Ribbit, hein ? Il incline légèrement la tête, fixant la créature amphibienne qui cligne lentement des paupières. Ouais, il a l’air d’un Lord, c’est sûr.
 

Il ajuste son Mekapteur autour de son cou, tapote distraitement son bracelet de perles colorées. Il a encore du mal à croire que tout ça est en train d’arriver, mais il est hors de question de ne pas en profiter jusqu'au bout. Il suit Charlie à travers les coursives, leurs deux silhouettes jetant des ombres furtives à revers des torches suspendus sur les murs. Lord Ribbit perché sur son crâne, elle prend une démarche grandiloquente, le menton haut, comme en pleine procession royale. Basil pouffe, secoue doucement la tête avant de se surprendre lui-même à jouer le jeu :

- J'espère que votre Majesté se sent bien à son aise ! RIBBIT !

Deux éclats de rire s'échappent au travers du couloir. Finalement, ils atteignent un recoin oublié de la tour. Une alcôve ronde où les plantes ont lentement conquis l’espace, où les livres sont empilés comme si le temps lui-même avait oublié cet endroit. Il effleure distraitement les motifs floraux sculptés dans la pierre avant de poser les yeux sur Charlie, qui s’anime en racontant l’histoire de l’endroit. Ses yeux s'ouvrent comme deux billes à la mention de l'ancienneté des parchemins, et il ne peut s'empêcher d'approcher les livres avec révérence pour en caresser la couverture.

- Ah ouais ? Basil a discuté avec bien des fantômes du Château. Ils sont de bien meilleurs compagnie que les autres élèves, en plus d'avoir des tonnes d'histoires anciennes à raconter. Helena Serdaigle ne fait pas partie de ceux qu'il a eu l'honneur de rencontrer, cependant, et il hausse un sourcil curieux : Elle est comment ? Mais c'est alors que Charlie l'approche, et il ne peut pas s'empêcher d'avoir un vif mouvement de recul. Pratiquemment imperceptible, il finit simplement par se figer alors qu'elle applique l'essence de Murlap. Oh. RIBBIT ! Basil n'a rien a ajouter à ça, à part un très doux merci... qui peine à résonner dans la pièce, alors même qu'il lui semble peser environ une brique. 

C'est qu'il n'est pas un grand habitué de ce genre d'attention, et que Charlie le prend par surprise. Hormis sa mère, aucune fille ne l'a jamais approché de la sorte - ni aucun garçon, ou alors pour lui lancer un poing directement dans la face histoire de lui apprendre à raconter n'importe quoi. Figé et silencieux, il la regarde faire, bien qu'elle soit si proche qu'il en a une vision trouble. Ses yeux clignent à plusieurs reprises avant qu'elle ne s'écarte, et il sent une chaleur vive lui mordre les joues. Lèvres pincées, il acquiesce pour une raison inconnue, se tourne brutalement vers le crapaud qui semble quémander de l'attention. Un rire lui échappe au surnom, et il prend un air un peu fier, menton relevé, qui ne lui ressemble absolument pas.

 

- Je pense... il guette les alentours, pointe du doigt l'opposé de la pièce avec un sourire aux lèvres : là ! On va tester des photos devant le vitrail.

Une lumière magnifique s'en étirait, qui ne tarde d'ailleurs pas à se répandre sur le visage de Charlie, et la peau rugueuse de Lord Ribbit. Basil dresse son Mekapteur pour analyser l'angle, indiquant de gestes de la main précis l'endroit où sa camarade doit déposer Lord Ribbit. Là, juste devant le vitrail. FLASH. L'animal trône sur son tas de grimoires, le regard impassible, comme s’il savait exactement à quel point cette mise en scène était importante. FLASH. Charlie prend la pose à la demande de Basil, main sur le cœur, l’autre tendue vers son crapaud, comme si elle le présentait officiellement au monde sorcier. FLASH. Lord Ribbit est perché sur le rebord de la fenêtre, un moment d’hésitation. Un battement de silence. Se surperpose à l'image, la vision nette de serres s'agrippant au crapaud pour l'emporter dans les airs, quelque part ailleurs

La respiration de Basil s’est bloquée un instant. Il sent son cœur battre un peu plus fort. Il cligne plusieurs fois des yeux avant de constater que rien n'a bougé. Lord Ribbit est toujours posté dans l'alcôve, Charlie riant de bon cœur en replaçant une mèche derrière son oreille. FLASH. Basil avale sa salive, abaisse son Mekapteur dont les cliquetis s'ébattent à tout rompre. Le cœur de Basil en fait de même alors que son regard croise celui de Charlie, et qu'il pèse le pour et le contre. Il ne veut pas lui dire. Il ne veut pas lui dire, sinon elle va le prendre pour un garçon bizarre. Elle ne voudra plus rester dans la même pièce que lui. Elle se moquera comme tous les autres. Mais ça va arriver. Lord Ribbit va se faire emporter par une chouette, quelque part dans le parc. Où à ce qui ressemblait au parc. Il doit lui dire. Elle lui a mis de l'essence de Murlap sur sa blessure.

- Charlie ? Il hésite encore. Puis finalement : Lord Ribbit il faudrait... il se stoppe avant d'inspirer, guettant le regard intrigué de Charlie RIBBIT ! Il va s'envoler. Enfin il est en danger. Enfin il va s'f... s'faire prendre par un oiseau tu vois. Les doigts font rouler les roues du Mekapteur alors qu'il se sent rougir encore, et son regard s'affaisse. J'l'ai vu il va s'faire prendre alors c'est sûr que ça va arriver et j'préfère te l'dire pour pas qu'tu sois trop triste quand ça arrive, il balance à toute vitesse.

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Elliot Blackburn

Joueur de Quidditch Professionnel 25 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Owen Carter Quidditch, Dimanche 22 Octobre 2124

Elle fait la meuf outrée. Wah. Des comme ça il en a connu, mais il s'imaginait pas que ça pouvait exister chez les Carter. Sûr qu'Alison a rien à voir avec Freya. Y a moyen elle perd sa virginité bien avant d'ailleurs, si elle se la joue pareil avec les mecs de Poudlard. Elliot se contente d'hausser les épaules en affichant une moue un peu dégoûté.

 

- Nah. J'les préfère mature moi. Mais t'es mignonne.

 

Condescendant ? Pas qu'un peu. Faut dire qu'il connait deux trois autres mecs de l'équipe qu'ont des casseroles à leur cul à cause de gamines exactement comme elles qui savent pas avec quel genre de feu elles jouent quand elles sortent des trucs pareils. Ça le gave un peu. Même qu'il se contente carrément d'hausser les épaules quand Freya lui tombe dessus. Nan parce qu'en ce qui le concerne il a vraiment rien fait. Si être mature ça consiste à laisser une gamine de seize piges annoncer qu'elle est pas une catin parce qu'elle porte une culotte sans rien dire ben c'est peut-être pas pour lui. 

Plus que soulagé de se tirer, il prend la suite de la mini-Carter - celle-là a le mérite d'être un peu fun franchement -, et il sourit en écoutant les anecdotes qu'elle débite comme un putain de guide touristique. Les infos tombent à une telle vitesse qu'il a pas vraiment le temps d'y réagir, mais quand il apprend qu'un gars est mort à Poudlard il tire une gueule un peu figée en cherchant Freya du regard. Ok il est un peu déconnecté des news. C'est-à-dire que ça l'intéresse pas des masses, et qu'il préfère s'enterrer sous les articles de magasines de Quidditch. Mais quand même ça la fout mal. Poudlard c'est un peu l'endroit le plus safe d'Angleterre. Un accident ?

 

- J'savais pas, il prononce en fronçant les yeux l'air de demander ce qu'il s'est passé sans vraiment le formuler. Mais t'as raison d'te mettre au Quidditch, il approuve à l'intention de Charlie. C'est bon pour la circulation du sang et pour l'compte en banque, il balance avec négligence en se marrant devant la gueule de Freya.

Surpris par ce que lui tend la gamine, il tarde pas à se retrouver avec un guidon entre les mains et le cul posé sur la selle d'un vélo.

 

- Délire. Bah j'te laisser chercher mon protoype Yaya, j'vais faire un tour d'bicyclette avec ta sœur !

Ça l'fait marrer. C'est pas le genre de délire qu'existe au Centre. C'est un business sérieux, qu'implique de toujours donner son maximum aux entrainements, pour inciter les sponsors à continuer d'aligner leurs billes. Des sponsors comme Owen Carter Quidditch. En fait ça lui fait plutôt une bouffée d'air frais de se dire qu'ici il a pas besoin de jouer un rôle pour le relationnel. Qu'il peut juste s'éclater pour le plaisir de s'éclater. D'un bon coup de pied au sol il s'envole et balance à la môme :

- Vas-y montre moi c'que tu sais faire que j'te dise si t'as tes chances d'entrer dans l'équipe !

Le vélo a rien à voir avec un balai. Il est atrocement lent, difficilement maniable, en plus d'être carrément handicapant pour les figures. Mais c'est fun. Alors Elliot se marre comme un gosse.

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Elliot Blackburn

Joueur de Quidditch Professionnel 25 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Owen Carter Quidditch, Dimanche 22 Octobre 2124

Les godasses sur les pédales, Elliot teste un peu le guidon histoire de voir comment le bordel réagit. Nan parce qu'il s'agirait pas de s'éclater au sol comme un putain d'amateur ok ? Il se démerde à peu près. Même que c'est fun. Même que ça pourrait être un vrai sport ok ? Un sport un peu pathétique dans lequel les sorciers excelleraient à se rentrer dans le pneu à plusieurs mètres de hauteur. Pis putain, troquez les bicyclettes pour des mobs et ça devient un vrai délire.

 

- Regarde, regarde, j'essaie d'abord d'maîtriser ma bécane tu veux ? Il déclame dramatiquement en esquivant une servante à outils, pis une deuxième.

 

La roue arrière effleure le haut d'une armoire, et il braque sur la gauche pour aviser la voltige de la benjamine Carter.

 

- De quoi ? 

 

Le souaffle ? Nan mais la meuf invente les règles au fur et à mesure putain.

 

- Le vieux batteur t'emmerde ! Il balance à travers la pièce sans la moindre hésitation.


D'ailleurs c'est vrai qu'il est batteur. Alors du Quidditch sur bicyclette il veut bien, mais là il lui manque quand un putain d'élément phare. Elliot se penche dangereusement en passant près d'un établi pour récupérer le manche d'un maillet. 

 

- Mon cul que j'me laisse faire.

 

La réponse est négligemment énoncée alors qu'il fait tournoyer le maillet. De l'autre main, il fait braquer le guidon sur la droite histoire de saisir un rouleau lui aussi. C'est pas du filet doré. En fait c'est noir comme un cognard. Ça tombe bien nan ? Il a un sourire con alors qu'il le balance en l'air sans plus attendre, fait tournoyer le maillet, prononçant la sentence d'une voix forte :

- C’est l’heure de l’entrée en jeu d’Elliot Blackburn, l’homme, la légende, l’indétrônable terreur des terrains de Quidditch ! IL BRANDIT SA BATTE ATTENTION !

L'imitation des commentateurs des matchs semble répétée tellement il l'a entendu. D'un coup violent il amorce le coup. Va pour frapper. Puis. Dans un brusque soubresaut la bicyclette prend un dos d'âne imaginaire qui l'envoie valser cinq mètres plus loin avec un force prodigieuse. Elliot se retrouve éjecté, les bras battant l'air comme un putain de boursouf paniqué. Le vélo part en vrille sur le côté alors qu'il s'éclate le cul contre le sol en poussant un rire sonore. Allongé tel une une étoile de mer au milieu de l’atelier, il se marre comme un gosse.

- Putain, il se redresse à moitié, toujours mort de rire, une main dans le dos. J’crois j’suis pas fait pour les vélos.

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Viviane Valcourt

15 ans Sang-Pur Française Notoriété

Deb
Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Ambassade magique de Paris, France, Jeudi 05 Octobre 2124

Un soupir m'échappe alors que l'enchantement de ma robe caméléon se réajuste sous les doigts experts de la couturière, modifiant subtilement les nuances du tissu en fonction de la lumière. Un bleu nuit profond, aux reflets mordorés sous certains angles, qui glisse sur ma silhouette comme une seconde peau. Sublime. Évidemment. Ma main gantée s’élève avec une nonchalance étudiée, venant effleurer mon propre reflet dans le miroir, tandis qu’une assistante ajuste l'attache délicate d'une manche. Dans mon dos, j'entends des bribes du drame qui se joue de l’autre côté des rideaux.


Il faut bien qu'on ajuste tous les détails au plus près du corps.


Je ne peux retenir un sourire amusé. Pauvre Lyle. Voilà que tu découvres, sans doute pour la première fois de ta vie, le concept même de l’inconfort social. Qu’est-ce qui est plus humiliant que de se tenir en sous-vêtements devant une équipe de stylistes aux mines cliniques ? Absolument rien.

D’un pas gracile, je m’éloigne du miroir et quitte ma cabine, laissant dans mon sillage un parfum luxueux de bergamote et de lys blanc. La scène qui se joue devant moi est aussi délicieuse que je l’espérais : Lyle Sørensen, bras croisés, crispé dans une tentative dérisoire de préserver sa dignité, encerclé par deux femmes aux mines bien trop professionnelles pour qu’il ose les envoyer promener.


Un ravissement.
 

- Vous êtes adorables, dis-je en arrivant dans l'encadrement des rideaux, ma silhouette parfaitement mise en valeur par l’éclairage flatteur de la cabine. Mais vous risquez d’attendre longtemps.
 

Tu relèves les yeux vers moi avec une expression mi-exaspérée, mi-désespérée. Mes doigts se posent sur ma hanche, et mon regard glisse sur toi comme une créatrice jaugerait une ébauche prometteuse mais inachevée.
 

- Oh, mais tu es tendu, darling. C’est donc la première fois que tu enlèves ta chemise devant des inconnues ? C’est fascinant. Mon sourire s’étire, incisif. Voyons, Lyle, il va bien falloir que tu t’y fasses. C’est la norme dans ce genre d’environnement. À moins que tu préfères que je reste pour te superviser personnellement ?


Je papillonne des cils, faussement ingénue, sachant pertinemment qu’il préférerait mille fois être réduit en cendres par un Feudeymon plutôt que d’accepter cette offre perfide. Puis, haussant légèrement une épaule, je décide de l’achever.
 

- Après tout, j’ai moi-même été contrainte de supporter l’impudeur d’un shooting en lingerie il y a quelques mois. Crois-moi, tu t’en remettras. Mieux encore, ça pourrait même donner un peu de vitalité à ton allure froide et inabordable. Un silence. Ne me regarde pas comme ça, Lyle. Je t’offre une leçon précieuse aujourd’hui. Être un Sørensen ne te protégera pas toujours du regard des autres. 

Puis, d’un geste aérien de la main, je tourne les talons avec une élégance naturelle, mon sourire flottant comme un vestige triomphant.
 

- Allez, mesdames, ne lui laissez pas trop de répit. J’aimerais que ce shooting démarre avant le coucher du soleil.
 

Et sans plus attendre, je quitte la cabine, te laissant derrière moi évaluer les différentes manières de m’étrangler dans mon sommeil.

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Horace Milbourne

Concierge de Poudlard 67 ans Sang-Mêlé·e Française Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Hall de Poudlard, près de l'entrée de la salle commune des Poufsouffles, Mardi 05 Septembre 2124

Horace ignore bien sûr, les protestations des portraits, plus qu'heureux de laisser Miss Howcraft mettre la main à la pâte. Ou plutôt, à la baguette. Il darde d'ailleurs sur elle un regard intéressé avant d'hocher gravement la tête, un éclat joyeux dans le fond des prunelles.

- Excellent Miss Howcraft ! Cinq points pour Poufsouffle ! Puis, se tournant vers le bonhomme semi-outré, semi-soulagé de la réussite de l'élève : c'est une école Melchior, quel meilleur endroit pour laisser les adolescents expérimenter de la sorte, je vous l'demande. Qui plus est, ce genre de tâche inculque des notions essentielles de responsabilité, il termine à l'intention de Rusard.

Bien sûr, cela ne servait à rien d'argumenter avec ces antiques personnages qui se trouvaient figés dans leur propre époque, incapables  de changer d'opinion par rapport à celle qu'ils avaient eu de leur vivant. Rien n'empêchait pourtant Horace de le faire dès que l'occasion se présentait. Le décor autour d'eux semblait avoir retrouvé son accalmie, du moins en grande partie. Quelques balais s'agitaient afin d'éponger l'eau avant de s'étirer théâtralement pour se diriger vers la sortie, et probablement s'essorer à l'extérieur. Quant à Peeves, il avait fini de caqueter et s'en était disparu dans les étages avec un air boudeur, probablement d'avoir vu ses plans déjoués si rapidement et efficacement. N'en reste que bien des portraits continuaient à se plaindre de l'humidité ambiante, ou de quelques tâches sur leurs extrémités.

- Votre aide est plus que bienvenue. Je crains que certaines armures aient pris peur et se soient planquées dans la Grande Salle. Elles détestent la rouille, voyez-vous, bien plus que l'encre.

Horace avait bien vu, tout à l'heure, au moins deux d'entre-elles avoir un mouvement de recul devant son sortilège avant de partir dans un vaste bruit métallique qui avait été couvert par la cacophonie des portraits.

- Eh vous !

Deux balais venaient de se heurter et d'entrer en duel au milieu de l'escalier, et se figent sous l'intonation d'Horace avant de s'effondrer sur le sol bêtement. Faire le mort était l'une des principales activités des balais de nettoyage lorsqu'ils estimaient avoir fait une quantité suffisante de travail. Le concierge pousse un soupir, secoue légèrement la tête avant de brandir sa baguette vers un portrait à l'angle déchiré qui lui braille dans l'oreille depuis plusieurs secondes :

La toile se referme parfaitement, et l'occupant du tableau pousse un soupir frustré avant de daigner remettre un pied au milieu de sa peinture, pour s'enfoncer dans un siège. Satisfait, Horace ignore le reste des plaintes pour rejoindre Miss Howcraft.

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Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
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En retrait des habitations, Jeudi 18 Janvier 2125

C'est par instinct que Basil secoue la tête devant le paquet de bonbons, comme si sa vue seule pouvait suffire à lui remettre les tripes à l'envers. Il l'a eu, sa dose, et pas qu'un peu. Quelque part, il est rassuré de constater que Flynn s'est pas tiré, même s'il ose toujours pas le regarder. Il inspire lentement, histoire de se donner l'impression de pas être dans un état un peu glauque, avant de tâcher de se relever une jambe après l'autre. Finalement, son regard trouve l'autre garçon, alors que du revers de sa manche il s'essuie la bouche. Y a rien en vrai, mais c'est juste un réflexe. Le gars vient de lui proposer de lui payer quelque chose, et Basil sait pas vraiment quoi faire de ça. Alors il se contente de le regarder essayer de se débarrasser de la tâche de vomi étalée au sol.

Il grimace.

 

- Attends c'est pas à toi d'faire ça, il balance, un peu dégoûté.

Il sort sa propre baguette avant de la pointer en direction de sa gerbe pour formuler le sort.

La gerbe est comme absorbée par la terre, sauf que l'odeur persiste. Écœuré, Basil range son instrument avant de relever la tête vers Flynn.



- T'es pas forcé d'me payer un truc hein. C'est pas ta faute si y avait un bonbon périmé dans c'que t'as acheté.

En vrai s'il l'avait pas mangé, sans doute que ça aurait été Flynn qui l'aurait mangé. Comme quoi la vie faisait bien les choses. Même sans avoir de vision, il avait évité à quelqu'un de vivre un truc vraiment merdique. Il a bien compris quand même que Flynn en démordrait pas, alors il le suit.

- J'savais même pas qu'un fibizwiz ça pouvait faire ça, il commente sur le ton de la conversation.

C'est bizarre un peu, de se balader à Pré-Au-Lard avec Flynn Ryder. Juste d'avoir de la compagnie à Pré-Au-Lard en fait. Basil sait pas trop quoi en faire. Est-ce que les garçons qui se promenaient en groupe dans Pré-Au-Lard parlaient de choses particulières ?

- J'crois que j'en mangerais plus jamais d'ma vie.

Alors qu'ils avancent, Basil reconnait plusieurs élèves, et sent comme un malaise l'envahir à l'idée qu'on puisse voir Flynn en sa compagnie. Qu'on puisse venir lui demander pourquoi ils étaient là ensembles. Est-ce que Flynn irait raconter ce qui s'était passé ? Il avait dit que non. Mais ce serait pas la première fois qu'un gars lui promet de pas raconter un truc qu'il le raconte quand même. Pour pas passer pour un gars qui traine volontairement avec Basil Banks. Ou par plaisir de lui avoir fait croire que quelqu'un pouvait être de son côté même l'espace de cinq minutes.

- T'es pas là avec des potes ? Il demande, nerveux. J'veux dire c'est ok si tu veux aller avec eux et tout. J'vais mieux.

La porte de sortie est ouverte. Parce que plus leurs pas les approche de l'auberge des Trois-Balais, plus Basil se sent pris par un mauvais pressentiment. Comme si le fait d'entrer à l'intérieur avec Flynn Ryder risquait de leur apporter que des problèmes, ou quelque chose comme ça. Mais c'est tout ce que c'est. Un pressentiment. Pas une vision. Mais parfois, ses pressentiments sont aussi forts et véridiques que ses visions.
 

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Sam Chadwick

15 ans Sang Inconnu Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
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Salle de classe de Métamorphose, Samedi 03 Février 2125

Sam avait pas forcément prévu de se trouver là. En réalité si Ambrose s'était pas lancé le premier dans le délire, sans doute qu'elle aurait jamais suivi. Le fait est qu'il avait su sortir les bons arguments pour la convaincre qu'elle avait parfaitement sa place là-dedans. Elle avait pas été la seule à se laisser convaincre. Gus avait suivi le mouvement. Gus avait pas eu besoin de beaucoup d'arguments cela dit. L'avait suffit qu'Ambrose inscrive son nom sur le parchemin pour qu'il fasse la même dans la foulée. Parce qu'il a peur de rien, Gus. Sans doute qu'il avait pas vraiment capté la notion de danger mortel. Sam l'avait capté, elle. Alors elle y avait réfléchi à deux fois. Jimmy avait même pas fait mine de s'intéresser au truc plus de cinq secondes avant de déclarer qu'il avait la flemme. Balt avait visiblement validé la conclusion avec vigueur. Sam ? Sam avait attendu d'être en tête à tête avec Ambrose pour discuter du projet, balancer ses angoisses entre deux vannes un peu con.

C'était juste plus facile de parler avec Ambrose qu'avec le reste du groupe, parce qu'il la prenait au sérieux d'une manière qu'aucun des autres était capable. Elle avait signé. Elle avait signé et finalement la première classe était arrivé, et on pouvait dire qu'elle était un peu excité par le délire, maintenant que ça commençait. Ça faisait drôle d'être qu'à trois. Toujours ils se baladaient à cinq, pis là nan. Les conneries de Gus tombaient vachement plus souvent à plat quand y avait ni Jimmy, ni Balt. N'empêche qu'elle était contente qu'ils soient là tous les deux. Elle serait clairement jamais venu d'elle-même. Son regard se dresse une dernière fois vers Ambrose avant qu'ils n'entrent définitivement dans la salle de classe, et qu'elle cherche le professeur Pope du regard. Un sourire s'étire presque instinctivement. Le professeur Pope fait partie de ceux que Sam apprécie vraiment.

- Bonjour M'sieur !

Bien moins joviale qu'Ambrose cependant, elle ne salue le reste de la pièce que d'un vague regard, préfère filer ses deux camarades comme une ombre pour se poster comme tout le monde dans un recoin de la pièce. Y a des mannequins, et des rats et des grenouilles entassés dans des cages au fond de la classe, et ça ressemble à tout ce qu'on pourrait imaginer d'une séance d'entrainement au combat basé sur la métamorphose. Extirpant presque par réflexe sa baguette de la poche de son uniforme, elle la triture sans faire cas des autres. Ses yeux se redresent pourtant sur Spike au bout d'un temps, et elle roule des yeux avant de murmurer à l'intention d'Ambrose :

- R'garde le, il est déjà persuadé qu'il va tout remporter j'suis sûre. Comme s'il avait l'temps de participer au tournoi en jouant pour une équipe pro à côté.

Jalouse ? Peut-être un peu. Spike Ryder avait accompli ce dont la plupart des joueurs amateurs de Poudlard rêvaient. Il avait rejoint les Catapultes de Caerphilly, validant un avenir sérieux dans le domaine du Quidditch, en plus d'une paye qui couvrirait bien plus que toutes leurs scolarités réunies. Il n'avait clairement pas besoin du prix qui accompagnerait le tournoi, pas plus que de la gloire d'y participer.

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Leslie Harrison

Ollivander’s - Fabriquant de Baguettes Magiques 30 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Serdaigle
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Ollivander's, Mardi 22 Février 2124

Leslie relève la remarque murmurée sur les instruments de musique et, cette fois, son sourire s’élargit légèrement.


- Pas si loin de la vérité. Elle tapote doucement du bout des doigts sur le bois du comptoir, comme si un rythme invisible y résonnait déjà. Les instruments et les baguettes ont beaucoup en commun. Ce sont tous les deux des catalyseurs. Une extension du sorcier, ou du musicien. Ils traduisent une intention en vibration, en onde. L’un par la magie, l’autre par le son. Mais dans les deux cas… si le lien est brisé, si l’harmonie est perdue, alors rien ne fonctionne comme il faudrait. Elle observe la jeune femme un instant, curieuse de voir si ces paroles trouvent écho chez elle, puis reprend, plus terre-à-terre : mais bon, je digresse.


Elle revient à l’étui ensorcelé, le soulevant légèrement d’une main avant de le poser devant Jennifer.


- Celui-ci est légèrement plus lourd que le premier, oui, mais rien d’excessif. Le sort de verrouillage rajoute un peu de densité, mais si vous êtes habituée à garder votre baguette sur vous, ça ne devrait pas poser de problème.


Elle laisse Jennifer tester la prise, voir si l’objet lui convient, avant de se concentrer sur l’enchantement de protection. Quand la cliente évoque l’éclair faible produit par un autre sorcier, Leslie acquiesce lentement.


- Un bon signe. Elle vous reconnaît bien comme sa seule véritable propriétaire. Elle n’a pas accepté l’emprunteur, mais elle ne l’a pas rejeté non plus violemment. Elle hésite une fraction de seconde, puis ajoute : le bois de sycomore aime l’énergie et le mouvement. Vous avez une pratique artistique ?


Un léger sourcil arqué, une question posée avec l’aisance d’une conversation naturelle, sans forcer. Elle n’attend pas nécessairement une réponse immédiate et reprend, se saisissant délicatement de la baguette pour commencer l’enchantement. Son geste est précis, maîtrisé. Elle trace dans l’air une succession de runes d’un bleu spectral, qui tournent lentement autour du bois de sycomore. Les mots de l’incantation sont murmurés, presque imperceptibles, tandis que les runes se fondent une à une dans le bois, disparaissant sans laisser de trace visible. Un léger frisson parcourt l’air, une vibration subtile, comme un souffle de magie réajusté. Puis, le silence retombe. Leslie tend la baguette à sa propriétaire.


- Voilà. Désormais, si quelqu’un d’autre essaye de l’utiliser sans votre consentement, elle refusera de réagir correctement. Elle produira des sorts instables, avec une intensité moindre. Elle croise les bras, son ton léger mais assuré : essayez.


Elle laisse Jennifer retrouver sa prise, tester le ressenti.


- Normalement, vous ne devriez rien sentir de différent. Mais si elle semble plus réactive ou plus présente dans votre main, c’est simplement qu’elle sait désormais qu’elle vous appartient sans condition. Puis, dans un élan mi-sérieux, mi-détendu, Leslie ajoute : Et si les instruments vous intriguent autant que les baguettes… vous devriez passer chez Harrisounds quand ce sera ouvert. Un clin d’œil complice, parce qu’elle sait déjà que ce projet ne restera pas qu’un rêve. Vous jouez d’un instrument, ou c’est juste une réflexion en passant ?


Elle ramène ses mains sur le comptoir, l’air détendu mais curieux.

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Ferguson Decker

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
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Salle de classe de Métamorphose, Samedi 03 Février 2125

Il va tout déglinguer. Nan vraiment genre. Personne s'y attend ok ? Mais personne s'attend jamais à Gus. Même pas sa mère, c'est dire. Il se marre comme un couillon quand il rajoute son nom en bas du parchemin. Juste en-dessous d'Ambrose Rosendale. Ouais y a deux fois plus de roses dans son nom que dans l'nom de n'importe qui. Normal. C'est Ambrose Rosendale. L'type qui peut rien louper. Alors sûr, Gus il peut rien louper d'Ambrose Rosendale. Sont potes à la vie à la mort ok ? Les autres aussi. M'enfin y a que Sam qui suit. Fatalement y a que Sam qui suit. Sam fait tout c'qu'Ambrose fait. Balt et Jimmy par contre ? Désistés comme deux connards. Ils croient pas en leur potentiel voyez, c'est bien ça l'problème. Gus il croit pas en beaucoup d'choses, mais c'est sûr il croit en lui.

Il sait tout faire Gus. Il a peur de rien ni d'personne. L'premier tocard qui lui dit l'contraire il s'en mange une en fait.

Lui aussi peut rafler l'trophée du tournoi c'est sûr. Pis franchement ça a l'air fun. Il a gueulé comme un souillon au moment d'signer, et il gueule encore sur tout l'chemin qui les sépare de la salle de classe le jour J. Il a tiré sa révérence au Jimmy Boi et à Balt dans le hall - il leur a aussi tiré un joint parce qu'on sait pas si y a une pause, ça peut être bien d's'aérer les méninges. Les mains sur les épaules d'un camarade pis de l'autre, Gus a du mal à calmer l'excitation qu'il a depuis le début de la journée. Il rentre en fanfare comme lui seul sait le faire, un bras levé en guise de salutation à la cantonnade, une révérence pour le professeur Pope qu'a décidé de croire en lui et qui refuse de le voir échouer, un arrêt sur image alors qu'il capte la présence de Madame Alison Carter. Un sifflement lui échappe comme si c'était la surprise de l'année.

Rangé avec les copains sur le bord de classe, Gus a pas fait mine de sortir sa baguette ou le moindre manuel, les yeux vissés sur la sorcière. Y a des rumeurs voyez. Des rumeurs de tarés un peu. Il avise Shevchen le chelou un peu plus loin qu'a l'air aussi constipé qu'au premier jour, Ryder, Alison de nouveau. Ça bavasse amicablement autour de lui, et il fait pas gaffe à Sam qu'a déjà commencé à cracher sur le chouchou de Gryffondor. T'façon il est d'accord par principe. C'est Sam. Pis c'est Ryder. C'est là qu'il l'entend. La question. Ça le fait marrer. Le genre de rire qui reste coincé dans le nez, se fait recracher par une gueule débonaire complètement con. Il approche un peu. Pas tant, juste un peu pour pas qu'on le loupe. Pas qu'on puisse facilement louper Ferguson Decker.

- Ben si faut une tenue spéciale, parait que les filles s'battent nues pour déstabiliser l'adversaire. J'me suis inscris juste pour ça, nous laisse pas tomber Alison !

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Elliot Blackburn

Joueur de Quidditch Professionnel 25 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
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Owen Carter Quidditch, Dimanche 22 Octobre 2124

- Ouais ouais, Elliot répond à Charlie sans vraiment y faire attention.

 

Ses yeux hagards cherchent Freya alors qu'elle annonce subitement qu'il va délivrer ses meilleurs conseils à la môme dès qu'elle lui aura ramené un verre. Genre il en a pas des conseils ok ? Flemme un peu. Même qu'il secoue la tête comme pour lui enlever l'idée du crâne immédiatement. Puis.

 

- Tu m'fous dehors Yaya ? Il charrie en captant que le fun est terminé.

 

À raison sans doute. Il vient de manquer se péter le dos, et il peut plus vraiment prétendre être là pour un contrat quand on sait qu'le modèle qu'il est venu voir s'est remballé tout seul près d'une heure plus tôt. Elliot se perd un peu sur le mobilier sans vraiment prêter attention au fond sonore, revient sur Freya. Il bugue un peu avant de capter de quoi elle parle. Charlie. Elle a des angoisses Charlie ? Elle a pas l'air comme ça. Genre pas du tout. Elliot se souvient pas vraiment qu'ils aient parlé de ça la dernière fois non plus. Surtout d'Alison en fait. D'son jeu de runes et de sa façon de l'insulter pour tout et rien. Pas d'Charlie. Alors il a la seule réaction qu'on s'doit d'avoir quand on apprend un truc délicat sans vraiment trop savoir quoi répondre. Un bête oh pis un peu impactant ouais j'imagine qui s'veut pourtant sincère.

L'Quidditch c'est l'joker idéal de n'importe quelle angoisse, si on lui demande. Juste voler, de manière générale. Elliot compte plus l'nombre d'heures passées sur un balai quand il avait la rage, ou juste qu'il avait besoin d'arrêter d'réfléchir. Il voit bien qu'le sujet travaille Freya, sauf que voilà. Il se sent pas super bien placé pour valider ses méthodes d'éducation avec ses sœurs. Y a qu'à voir ses relations avec sa famille pour se rendre compte qu'il a zéro idée de la manière dont il faudrait s'y prendre. Manquerait plus que ses parents lui demandent de checker son frère à Poudlard. La plaie. La musique se fait soudainement plus forte, plus présente, et le silence entre eux semble s'étirer presque étrangement. Gêné pour la première fois depuis qu'il a retrouvé Freya Carter, Elliot est plutôt soulagé qu'elle retrace aussitôt sur le boulot.

- Jun c'est qui d'jà ? Elle en a causé la dernière fois ? Il sait plus. L'nom lui parle, vite fait. T'oublie pas toi aussi t'es sur la photo Carter. Parce que moi j'oublie pas. Faut pas préparer que l'balai tu saisis, il balance avec humour.

Pis il capte. À retardement. Jun le collègue synthétiste. On a l'habitude de bosser tard. Est-ce que c'est lui l'mec oui et non ? Le potentiel plan cul d'Freya Carter ? Possible. Merde. Il sait pas s'il veut savoir. Alors plutôt que d'insister il part tout seul dans son délire, alors que derrière lui ça beugle des trucs genre Oh why don't you just take me where i've never been before

- T'vas voir ta gueule en géant sur ta vitrine juste à côté d'moi. Ça va jaser dans tout l'village. T'peux monter un parapluie et tout, d'mande à Charlie elle t'apprendra c'est super facile à monter. J'vois l'affiche d'ici. Pis les titres dans la presse : it's raining men at OCQ. Délire. Il se marre comme un gland. Zappé complet l'histoire de psychomage.

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Elliot Blackburn

Joueur de Quidditch Professionnel 25 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
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Owen Carter Quidditch, Dimanche 22 Octobre 2124

- C'est presque mieux protégé que Caerphilly, il a échappé en seul commentaire pendant qu'elle le couvrait de sortilèges pour lui permettre de pénétrer la zone sans risque. T'caches des secrets d'état là-dedans en fait ?

 

Elliot est pas sans connaitre les dimensions démesurées du business dans lequel il trempe depuis presque dix ans, mais par moment ça continue de le surprendre. Combien des gens sont prêts à mettre sur la table pour des produits qui feront pas deux ans avant de paraitre obsolètes aux yeux de tous les professionnels. Alors il charrie parce qu'il peut, mais la vérité c'est que les protections du centre sont bien plus drastiques, à la limite de l'absurde par moment. Pas moyen de se faire livrer sans avoir eu l'identité complète du visiteur, avec un badge attitré demandé des jours à l'avance. 

L'odeur est peut-être ce qui le marque en premier. C'est une odeur qu'il aime particulièrement. Celle du bois tout juste traité, mêlé au cuir de nouveaux équipements qu'attendent que d'être essayés. Ses yeux se posent un peu partout avec une curiosité mordante, et il reste étonnement sage derrière la silhouette frêle de la propriétaire, à garder ses mains dans ses poches. Y a des trucs de partout, rangés méticuleusement sur des étagères, et tout un panel d'affiches qui ne manquent pas d'attirer son attention. Il en connait la plupart, pour avoir été un vrai fanboy d'Owen Carter quand il était encore qu'un gosse. Il suit du regard la direction pointée par un poursuiveur dans l'une d'elle pour aviser des cartes étalées sur une table basse.

 

- Woah. P'tain la collec ! Il est comme un gosse, les mains retirées des poches alors qu'il s'en approche pour les mater à travers un dessus vitré, en pointe une de son index : Hey c'est moi qui t'aies filé celle-là ! Et celle-là aussi ! C'était un vrai délire à l'époque, de s'échanger ces cartes à Poudlard. Freya en avait toujours des inédites, via son père il avait toujours soupçonné même si elle le niait en bloc, et elle acceptait de lui échanger toutes celles qu'il avait en double ou tripe - il en avait un paquet en double ou triple, à croire que y avait qu'un lot commun à toutes les dragées qu'il achetait. J'paris ça vaut une blinde maintenant. On les trouve plus nulle part t'savais ? Pas les anciennes en tous cas. Les nouvelles n'intéressaient que moyennement les gamins, qui s'étaient tournés vers d'autres genre de collections.

 

Il se retourne brièvement vers l'horloge, un sourire aplati sur la gueule, déjà recentré sur la nouveauté qu'il va pas manquer de découvrir sous peu. Ses mains retrouvent ses poches alors qu'il s'éloigne de la table basse. L'apparition de Charlie Carter manque pas de le faire buguer légèrement tant sa ressemblance avec Freya est frappante. Un vrai clône version miniature. Pour avoir connue la sorcière à cet âge, ça lui saute carrément aux yeux. Il l'a pas vraiment connu, juste croisé ici ou là quand elle était encore môme. Faut dire elle était minuscule à l'époque, et il avait pas grand chose à raconter à une gosse de cette dimension.

 

- Carter junior ! Il l'appelait déjà comme ça à l'époque. N'empêche qu'elle a grave poussé. Oh... Il récupère le bracelet et le mate avant de redresser le regard vers Freya, puis de l'affaisser sur la gosse de nouveau. Bah merci c'est sympa. Il se retourne vers sa grande sœur avec un sourire insolent sur la gueule. Au temps pour moi j'ai p't-être quelques fans qui trainent encore ici ou là. On va pas s'mentir, Charlie a l'air d'être absurdement gentille, et Elliot les regarde discuter avec Freya en se demandant au juste à quel point elle doit gérer sa sœur depuis le départ de sa mère.

Une question qu'il s'était jamais posé quand il était adolescent, parce que ben... il était adolescent. C'est un peu comme si ça le frappait brusquement en pleine gueule, voyez. Ça le désarçonne pas pour autant, parce que y a pas grand chose qui le désarçonne. Juste il se demande s'il aurait pu gérer comme s'il avait du gérer les mômes Blackburn comme Freya avait du gérer ses deux sœurs. Vaguement quoi. La réponse est plutôt claire. Sa relation avec l'intégralité de ses frères et sœurs est nulle. Il saurait même pas dire ce qu'ils font de leur journée. Pas même Charli, qui suit pourtant des cours à Poudlard depuis l'année dernière. Tourné pour mater l'établi dans lequel roupillent une série d'outils à priori destiné au perfectionnement d'un matériel qu'il a davantage l'habitude d'utiliser que de voir créé, Elliot a la gueule d'un gamin auquel on aurait annoncé Noël en avance.

Approchant des brosses et des lanternes, il peut pas s'empêcher d'y foutre les doigts avant de mater Freya :

- Ouais ouais. J'vais voir l'OCQ500 alors ?

Des contrats de confidentialités, il en avait signé des tas. Ça faisait longtemps qu'il lisait même plus les documents qu'Oakwood lui foutait sous le nez en lui demandant de parapher et de placarder sa griffe dans des petites cases prévues à cet effet. Il s'est décollé des établis en moins de deux secondes pour approcher de la sorcière, et de l'escalier descendant vers le laboratoire, avec la vigueur d'un type beaucoup trop excité pour l'occasion. Les pupilles illuminées comme des guirlandes, il a du mal à dissimuler son excitation. D'un geste il accroche le bracelet que lui a refilé Charlie avant de commenter brièvement :

 

- T'savais j'ai un frère qui s'appelle Charli ? Il est à Poudlard aussi. Mais en deuxième année.

 

S'il est une chose qui restait particulièrement opaque concernant la vie d'Elliot Blackburn, au grand damn des médias, c'était bien ses origines. Il ne parlait que très rarement, et très superficiellement, de ses parents ou de ses frères et sœurs. Jamais un seul nom n'avait fait couler l'encre de quelque journal ou magasine, et sa distance avec chacun des membres Blackburn empêchait probablement la moindre enquête de parvenir au moindre article potable. Certains y voyaient la volonté honorable d'une célébrité de laisser ses proches en paix, d'autres murmuraient que de sombres secrets se dissimulaient dans le passé de ce jeune homme brillant et talentueux qui raflait le meilleur salaire de Caerphilly. La vérité, c'est qu'Elliot n'avait guère envie que l'on apprenne qu'il était issu d'une famille de cas sociaux à moitié dégénérés. Même à l'époque de Poudlard, il n'en avait jamais dit grand chose.

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Elliot Blackburn

Joueur de Quidditch Professionnel 25 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Owen Carter Quidditch, Dimanche 22 Octobre 2124

Ça le fait froncer la gueule qu'elle le croit pas. Genre pourquoi il mentirait sur l'fait d'avoir un frère en fait ? Il veut bien il raconte beaucoup de connerie, mais pas à ce point. Bah ouais, il s'était contenté de balancer. S'il devait s'inventer une famille ce serait carrément pas celle-là. Pis ce serait vraiment une vanne pétée en fait. Elliot précède Freya dans l'escalier, les yeux sur la main avec laquelle elle éclaire l'endroit. C'est stylé un peu. C'est pas la première sorcière qu'il croise capable de ce genre de prouesse, mais c'est pas non plus le genre un truc qu'il voit tous les jours. Quand est-ce que Carter a appris à faire ça ? Woh. Le sous-sol dévoile une démesure à laquelle il s'attendait pas - et on parle d'un mec dont l'appartement fait peut-être trois fois la taille dont il aurait vraiment besoin. Tu m'étonnes.

 

Les mains ont quittées les poches alors qu'il fait le tour du bordel, et ses yeux se posent sur les nombreuses tranches de bouquins rangés dans les étagères. Elliot est pas un grand lecteur, mais tout ce qui se rapproche de près ou de loin au vol le rend curieux par nature. Les bouquins du genre font probablement partie des rares qu'il feuilleterait bien pendant quelques heures sans même voir le temps passer. Certains du moins. Il grimace devant certaines couvertures qu'ont l'air vachement moins avenantes que d'autres, avec des runes enchevêtrées, ou d'autres arborant des titres à base d'arithmancie obscure. Mais il a pas franchement le temps de s'imprégner pleinement du décor que Freya lui fout une main devant les yeux. He ! S'il râle c'est que pour la forme, parce qu'il suit docilement la sorcière.

 

- C'était pas écrit dans l'contrat ça, ou alors j'ai raté des p'tites lignes.

 

Même qu'il lui chope une épaule étant donné qu'il voit rien comprenez, se met à faire le con comme c'est pas permis juste parce qu'il peut.

 

- Ainsi Elliot Blackburn s'enfonça dans les ténèbres, houuuuuu.

Il a pas bien le temps de continuer sur sa lancée cela dit, parce que son autre main rencontre subitement le manche d'un balai, qui réagit subitement à sa présence. Elliot lui-même se sent impulsé d'une énergie nouvelle, comme si sa magie s'était mise à ruer à l'intérieur de lui. Une sensation plus ou moins similaire à celle qu'il avait eu la première fois qu'il avait empoigné sa baguette magique. Un juron lui échappe sous la surprise, et ses yeux, libérés, courent sur l'engin qui vient de se dresser à la verticale à côté de lui.

 

- Bordel il est canon.

 

Y avait des rumeurs qu'existaient sur la possibilité que des fabricants travaillent sur ce genre de projet, mais c'était jamais que des rumeurs. Le genre qu'on se soufflait dans les vestiaires en s'imaginant des dingueries, sans trop espérer non plus que la recherche fasse un tel bond vers l'avant - ou en tous cas pas de leur vivant. Jusque là, le bois n'était travaillé dans le genre que dans deux domaines : celui des baguettes, depuis à peu près la nuit des temps, et celui de la musique - ça c'était plus récent, du genre siècle dernier, aux prémices de ce que ça pourrait rendre dans plusieurs années sans doute. Elliot était pas bien certain de ce que ça pouvait bien inclure en terme technique, mais il avait la chance d'avoir sous les yeux la personne la plus à-même de le lui révéler.

 

- Ça marche comme les baguettes ? Genre ils se lient aux joueurs et tout ?

 

Il a un air de vrai gamin alors qu'il observe le balai sous toutes ses coutures, repérant ici et là quelques similarités avec le modèle précédent, sans que celui-ci ne parvienne à véritablement lui ressembler. OCQ prenait visiblement une direction nouvelle.

- Ils sortent quand ? J'en veux un putain. C'est toi qu'a eu l'idée ? C'est trop la classe hein. Raconte vas-y j'veux tout savoir.

Elliot avait trouvé place sur un siège et manœuvrait le bijou pour en zieuter absolument tous les détails.

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Leslie Harrison

Ollivander’s - Fabriquant de Baguettes Magiques 30 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Serdaigle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Ollivanders, Mardi 07 Mars 2124

Le silence était absurde. Leslie ne le remarquait pas. Prise dans la monotonie d'un travail minutieux, pratiquement chirurgical, Leslie l'épousait même, ce silence. D'une respiration suspendue. D'un regard acéré surplombant les poussières figées dans l'air au-dessus de ses doigts. La plume vient s'insérer avec une délicatesse insoupçonné tandis que dans des murmures psalmodiés Leslie refermait l'interstice avec la même application qu'une couturière. Les runes s'injectaient en dorures brillantes pour disparaitre aussitôt. C'est le tintement discret de la porte d'entrée qui vient rompre l'instant. Leslie redresse la tête brièvement, installe la baguette sur un support prévu à cet effet avant de s'étirer le cou d'un côté et d'un autre. D'une caresse distraite elle effleure le bois qu'elle vient de travailler jusqu'à la souche. Elle se lève de son siège, et ses quelques pas sur le planche de l'arrière boutique font survenir un craquement subtil.

- J'arrive ! Elle annonce, sachant pertinemment qu'elle est seule aujourd'hui pour gérer la boutique. Un instant !

Ses outils sont rangés en quelques gestes de poignets précis, lévitent pour ici s'accrocher contre le flanc d'un plan de travail, là s'étirer le long d'un mur. Leslie est quelqu'un d'organisé. Chaque chose a sa place propre. Elle ne laisse jamais un chantier en suspens. Son père lui appris à toujours garder un espace bien rangé. Pour éviter les incidents, Lili. Mais aussi pour que ce soit rangé là-dedans ! Il martelait toujours sa tempe de son index énorme, le pressant contre son crane comme s'il pouvait y forer parmi tous ses secrets. Des secrets qui, aujourd'hui, semblaient inateignables même par lui. Leslie replace les mèches de ses cheveux sur sa tête, rajuste son tablier comme par réflexe, s'extirpe finalement de la pièce exigüe pour gagner le comptoir. Son sourire est immédiat, travaillé par l'habitude, mais brutalement sincère. Les mains ramassées sur le dessus du comptoir, elle note immédiatement l'obsession du client pour sa baguette, qui semble au cœur de sa venue dans la boutique. Quoi d'autre, de toute manière ?

- Bonjour ! Qu'est-ce que je peux faire pour vous aider aujourd'hui ?

Le ton de sa voix est doux, contraste étrangement avec un regard incisif qui semble s'affaisser encore sur l'instrument de son client :

- Un problème avec votre baguette ?

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Deb
Message publié Vendredi 07 Février 2025 à 22:55

Yo,

C'est bon pour les miens aussi :

- Anya Nikitovna
- Aldebert Wickerson
- Basil Banks
- Elliot Blackburn
- Ferguson Decker
- Horace Milbourne
- Jimmy Stone
- Leo Bloodworth
- Leslie Harrison
- Sam Chadwick
- Viviane Valcourt

Merci bonne soirée !

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Deb
Message publié Vendredi 07 Février 2025 à 23:14

C'est pas soft. Oups ? C'est-à-dire que les beaufs le sont rarement nan ?

J'ai fait Azkaban, et j'ai connu des détraqueurs qu'aspirent moins bien qu'toi.

Prochain mot : Veracrasse

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Alec Chadwick

Artisan Charpentier 32 ans Sang-Mêlé·e Américaine Notoriété

Deb
Ilvermorny
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Près du hall, Lundi 12 Février 2125

Il n'y a pas dix mille réponses à la question qu'il vient de poser. Soit c'est oui, soit c'est non. Sans doute qu'Alec aurait du s'attendre à ce que cette femme trouve l'art et la manière de balancer les deux à la fois. Elle semble, après tout, travailler au ministère, et le ministère n'est pas connu pour faire dans la simplicité. Initialement agacé, Alec se surprend pourtant à pousser un rire, ou plutôt ce qui pourrait, de très loin, y ressembler. À peine un souffle dans l'air, alors que ses lèvres font minent de vouloir s'étirer vers le haut. Rien qui mérite vraiment d'être mentionné non plus, à vrai dire. Elle n'a visiblement pas compris non plus que sa négation précédente valait pour ses deux questions à la fois. Répète inutilement la demande, comme si c'était d'une quelconque importance. Alec reste la regarder sans ciller peut-être une seconde de trop, partagé entre un réflexe abrupt, et sa volonté de rester courtois.

- Non, j'travaille pas ici, il finit par annoncer d'une voix bourru.

Son regard va de la sorcière à ses documents, précieusement replacé, aligné, véritable toc de bureaucrate. L'instant passe. Il a beau être bref, il ne l'est pas suffisamment pour qu'Alec n'ait pas le temps de se demander pourquoi ils restent plantés là, tous les deux. Une réalité d'autant plus flagrante lorsque la femme lui demande s'il a besoin qu'on lui indique le chemin. La tête secoué d'un bord et d'un autre, il n'a pas le temps de formuler le moindre mot qu'un cri l'arrête. La réplique qui suit est familière. Il doit retenir l'envie de lever les yeux au ciel. Nan parce que, quelles étaient les chances hein ? Il met les pieds au ministère une fois tous les deux ans au bas mot. C'est absurde. Ridicule. Le silence s'est abattu sur une foule brutalement figée dans son élan. Alec ne peut pas ignorer avoir vu, moins de cinq minutes plus tôt, les trois-quart des effectifs du département de la justice se diriger vers le hall. Évidemment

La réaction tient plus du réflexe qu'autre chose. Il observe. Le type, sa baguette, sa lame, la distance ridicule qui la sépare du cou de ce pauvre gars. Les vêtements usés, les cernes dessinés sous des yeux sombres, les mains qui tremblent, mais qui gardent une prise assurée. Autour, des visages terrifiés de sorciers et sorcières, extirpés d'un bureau ou d'un autre, vraisemblablement dépassés par la situations. Alec se tourne finalement vers la femme à côté de laquelle il se tient, qui lui fait un signe discret vers une porte. S'imaginant d'abord qu'elle indique une sortie, il ne peut que constater très rapidement que ce n'est pas du tout le cas. Bordel. Est-ce la fille du type ? Une autre gamine encore ? Ça reste une gamine quoi qu'il se passe. Une gamine complètement tétanisée, dont les grands yeux balancent d'un endroit à un autre avec urgence, future témoin d'un désastre dont elle ne se remettra sans doute jamais.

Non.

Une poignée de secondes seulement sont passées, pendant lesquelles le temps a semblé suspendu. Alec lève les deux bras en l'air avant d'amorcer un pas dans la direction du type au bout du couloir, sa voix puissante résonnant entre les murs sans qu'il ait besoin de la forcer.

- Mate. J'crois pas que t'as envie de faire ça. T'as pas l'air d'un mauvais gars ok ? T'es à bout, j'comprends, ça arrive. Mais j'te jure c'est pas d'ouvrir la gorge d'un type qui va t'aider à retrouver ta gamine.
- ARRÊTE D'AVANCER !

Alec s'arrête.

- Ok. Ok c'est bon. J'm'arrête.

L'avantage, c'est que l'attention du type est davantage focalisée sur lui que sur autre chose. Ses armes sont toujours pointées sur le pauvre gars qu'a l'air de suer par tous les pores, mais ça c'est une autre histoire.

- J'vais pas l'buter si on m'rend ma gosse putain ! J'veux juste ma gosse.

La plainte est désespérée. Alec hoche la tête.

- J'en ai une aussi, de gosse ok ? il annonce, toujours les mains en l'air. Mais tu vois tu joues contre ton camp là. Mec si tu fais ça ta gamine elle voudra plus être avec toi tu l'sais ? Elle te regardera et tout ce qu'elle verra c'est un type qu'en a buté un autre. T'veux pas qu'elle voit ça.
- Ta gueule ! Ta gueule, ta gueule, ta gueule !

Les mains se mettent à trembler davantage, pressent la lame contre la gorge du type avant de s'éloigner brusquement, la baguette toujours pointée contre la jugulaire.

- J'ai pas d'mandé toute cette merde ! J'ai rien d'mandé moi ! J'veux juste qu'on m'laisse voir ma gamine !

Le couteau baladé dans l'air provoque un mouvement de recul des sorciers et sorcières présents non loin, et Alec abaisse les bras. 

- Pose cette foutue lame, lâche la baguette. Et on trouve un moyen pour qu’tu puisses lui parler.
- D'la merde ! Vous les types du ministère vous racontez que d'la merde !
- J'suis pas du ministère mon gars.
- T'es pas du ministère ? Son regard fuyant cherche du regard le reste de la foule comme s'ils pouvaient confirmer ou non ce qu'Alec venait de dire.
- J'suis pas du ministère, il répète d'un ton tranquille. Dans son champ de vision, du mouvement derrière le type, brusque, immanquable. J'peux t'aider à négocier parce que si j'étais à ta place j'prendrais toute l'aide qu'on m'propose tu piges ? Mais faut qu'tu lâche ce gars. Si tu le lâche pas c'est mort. Si tu le lâches pas c'est sûr tu perds tout.

Le gars doute. Ça se voit. Le couteau contre son flanc, il relâche même la pression de sa baguette, s'humecte les lèvres alors qu'il cherche visiblement quoi faire.

- J'te jure que tu vas la revoir ta môme ok ? Faut juste que tu laisse ce mec là en vie, c'est tout c'que t'as à faire, Alec insiste en voyant la baguette s'éloigner encore.

Plusieurs choses se déroulent exactement en même temps. Des agents informulent plusieurs sortilèges qui désarment complètement le type, l'incarcèrent au sol. La porte, de l'autre côté du couloir, s'ouvre, et le bruit de pas précipité d'une enfant résonne contre les murs alors qu'elle pousse un cri.

- PAPA !

Alec échappe un soupir, comme s'il relâchait subitement la tension. Le type chiale contre le sol, et c'est carrément angoissant à regarder. Mais il parvient quand même à croiser son regard. Un hochement de tête subtil passe entre eux avant que les agents du ministère ne se mettent à éloigner tout le monde pour remettre de l'ordre. L'un d'entre eux s'occupe immédiatement de la gamine, l'empêchant d'atteindre son père. Alec peut pas s'empêcher de trouver ça injuste. C'est la seule chose dont ils visiblement besoin tous les deux. Foutus protocoles. 

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Viviane Valcourt

15 ans Sang-Pur Française Notoriété

Deb
Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Ambassade magique de Paris, France, Jeudi 05 Octobre 2124

Familière de l'orchestre Valcourt, je suis en place avant même que n'en parvienne l'ordre. Mon entrée ne pourra être que remarquable. À l'image de ma personne. Immédiatement mon regard se porte sur toi. Tu es nerveux. Je le vois. Je veux le voir. Tu crispes tes doigts sur ta coupe, et moi, je guette le moindre tremblement. Pourquoi ? Pourquoi cette tension dans tes épaules, cette manière de serrer la mâchoire, ce regard qui cherche à s’accrocher quelque part sans jamais trouver d’ancrage ? Est-ce le shooting ? Les projecteurs ? Est-ce moi ? C’est moi, n’est-ce pas ? L’idée me plaît. M’effleure. M’enivre. Je devrais m’en contenter. Mais non. Je veux plus. Alors j’avance. Lentement. La robe glisse sur ma peau, je sens son poids, son éclat, son rôle. Je suis la robe. Je suis ce qu’ils veulent voir. Je suis ce tu dois voir. Tu me regardes, Sørensen ?

J’espère bien.

Je prends place contre toi, et je veux croire que c’est la chose la plus naturelle au monde. Que ce n’est rien. Je n'ai jamais été si proche d'un garçon, pas comme ça. Je te sens. Ta chaleur à travers le tissu. Ton souffle, là, tout près. Je tends la main vers la coupe, et je guette. Ce tremblement, furtif. À peine visible. Mais il est là. C’est moi. C’est bien moi qui te fais ça. Je devrais être satisfaite. Je le suis. Alors pourquoi ai-je aussi l’impression que je n’arrive plus à respirer ? Je détourne le regard. Reprend mon rôle à la perfection pour mieux me distraire. Bois une gorgée de champagne. Le monde appartient à celui qui prétend le mieux le connaitre, dis toujours Papa. Alors bien sûr, je me dois de prétendre. Je suis la force inquisitrice de ce jour. La pierre angulaire des créations qui nous couvrent à peine le corps.  Je suis Viviane Valcourt. J'ai déjà posé pour des magasines, j'ai déjà fait la une de la presse, mon visage est apparue en trois par deux dans le réseau magique de Paris. Je n'ai peur de rien. Mais voilà. Tu es là. Vraiment là. Ce n’est pas du bluff, pas du théâtre, pas du paraître. Ça me dérange. Tu me déranges, Lyle Sørensen.


Alors je fais ce que je sais faire de mieux. Je reprends le contrôle.


Un sourire. Un angle précis. Une mise en scène parfaite.
 

- Tu sais, Sørensen, c’est fascinant…
 

Le silence est voulu. Calculé. Il te force à m’écouter.
 

- Certaines personnes sont faites pour être des ombres, d’autres pour briller.
 

Je lève ma coupe.
 

- À ta discrétion.
 

Je termine mon verre d’un seul trait. Le champagne est glacé. Mais pas assez pour calmer cette chaleur qui me brûle la peau. Les flashes s'éternisent, puis la fin de la scène est annoncée, et je m'élève presque brusquement.

- Le plus dur est derrière toi Lyle, j'annonce avec condescendance.

À présent, il s'agissait de s'habiller et de reprendre des postures normales, dans des accoutrements complexes qui nous couvriraient davantage que ce que nous portions sur le dos. Esquivant ton regard, je m'échappe en loge avec un pas dramatique, prétendant m'inquiéter de l'alignement des textures du prochain vêtement.

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Aldebert Wickerson

Professeur d'Astronomie 55 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Serdaigle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Edimbourg, Vendredi 25 Août 2124

Merde. Il est pas équipé pour ça. Y a des gens équipés pour ça ? Sans doute pas. Personne est équipé pour ça. La réplique a l'air d'avoir enfoncé une pointe quelque part dans le fond de sa gorge, il décide. Parce qu'il arrive plus à parler, Aldebert. Il arrive plus très bien à respirer non plus. Ça fait ça de voir un humain s'effondrer sous ses yeux. Parce que y a pas d'autre mot pour ce qu'est en train de se passer. Balthazar est prostré sur le seul, en train de subir une peine qu'Aldebert est pas certain d'avoir jamais vécu. Un truc qui prend tellement aux tripes qu'on préfèrerait crever. C'est physiquement douloureux de le regarder. Curieusement pourtant, il arrive pas à détourner le regard. Les secondes s'écoulent sans qu'il parvienne à bouger même d'un millimètre. C'est absurde. Stupide. Le truc c'est qu'il a aucune idée ni de quoi faire, ni de quoi dire. Il s'imagine bêtement Laïka Grimfire quelque part dans un coin de la pièce qui les regarde. Ça forge une boule énorme de culpabilité qui lui bousille les entrailles en quelques instants.

- Balthazar, il s'entend dire. Balthazar relevez-vous mon garçon.

Il sait pas vraiment pourquoi, ça parait important. De pas laisser l'adolescent ainsi prostré sur le sol. Sa voix lui est étrangère. Comme bloquée dans le fond de sa gorge. Cette foutue pointe, voyez. Ses yeux sont embués. Il ne l'avait pas réalisé. Posté au-dessus du garçon, Aldebert a une main qui lui tient l'épaule, l'autre bêtement suspendue dans le vide. Puis il se met en action, force Balthazar a se redresser, à s'assoir dans le canapé.

- Là. Là.

L'adolescent est secoué de sanglots violents. Son regard vitreux est comme mort, par instant, et Aldebert essaie de chasser l'idée d'une inspiration vaine. Assis aux côtés de Balthazar, il se trouve démunie aussitôt qu'il a cessé de s'agiter pour redresser l'adolescent et l'installer dans le canapé. Maintenant quoi ? Maintenant rien. Alors il patiente. Renifle discrètement alors que son regard coulisse sur le décor simpliste de l'endroit. Il reconnait chaque meuble. La porte menant à la chambre. Bordel. Les minutes s'écoulent à leur tour, plus pernicieuses que des secondes encore. Elles instaurent un silence étrange et désarticulé. Brutal, finalement. À vous dévorer la poitrine et tout ce qui pourrait se trouver à l'intérieur. Le silence s'étend encore, tel un détraqueur qui aurait aspiré leurs âmes, les aurait lentement digérés. Parfois, Aldebert le déjoue d'un raclement de gorge, mais ça n'y fait rien. Il se sent presque étouffer sur place. Mais là encore il ne dit rien. Il n'y a rien à dire.

Il ne peut qu'être là, comme il n'a jamais été là. Aussi fugueur soit-il d'une quelconque sédentarisation, Aldebert demeure. Figé dans un canapé usé, sous les lueurs vacillantes d'ampoules poussiéreuses et fatiguées. Il ne pourrait pas bouger même s'il le voulait.

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Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle de cours vide, Lundi 05 Mars 2125

Une retenue ? Mince. Elle a raison, Amanda. Basil se pince les lèvres en observant le bureau, noirci par l'encre et plusieurs phrases qui semblent presque incrustée à l'intérieur même du bois. Des phrases qu'il préférerait que le professeur ne lise pas en s'imaginant que lui ou Amanda aient pu les écrire volontairement. Il fallait absolument qu'ils parviennent à nettoyer les conséquences de leurs échecs. Sans doute que sa camarade se fait précisément la même réflexion, car elle élève sa baguette pour prononcer un sortilège de nettoyage, d'une voix claire et déterminée. Le bureau cependant, reste inerte devant le déploiement de ses efforts, et Basil se met mentalement à paniquer.

 

- Heu... on insiste ! On est là pour s'entrainer après tout...

Un vieux proverbe disait : les paroles s'envolent, les écrits restent. Mais il était absolument sûr que ce proverbe devait plutôt s'appliquer à de belles leçons correctement apprises qu'à ce genre de phrases disgracieuses au manque de respect certain. Basil lève donc sa baguette à son tour, formule d'une voix forte et claire, comme Amanda avant lui, le geste aussi précis qu'il se rappelle devoir l'exécuter.

- Tergeo !

Le jet de sort sort de travers, dévié, et vient s’écraser mollement à côté du bureau. Rien ne se passe, sinon une légère fumée qui s’élève du sol sans effet réel. Basil cligne des yeux, baisse sa baguette et marmonne :
 

- …Ouais bon. L’honneur de M'sieur Beckett survivra pas à ça.
 

Il jette un coup d’œil gêné à Amanda, puis tente de sourire, comme si c’était pas si grave.
 

- C’était pour te laisser une deuxième chance de briller.

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Deb
Message publié Mercredi 19 Février 2025 à 13:04

Hello aussi,

M'suis faite devancer, mais du coup tout pareil qu'Aza, j'ai toute une armée à disposition - et en prime j'suis maj en ce moment alors j'dis oui aux nouveaux RP ! J'te sépare les adultes des élèves j'suis sympa :

Dans le personnel de Poudlard j'ai Aldebert Wickerson (prof d'astro excentrique, ancien serdaigle, il se prend au sérieux une fois sur deux) et Horace Milbourne (concierge soixantenaire qui fait partie des murs, c'est un ancien poufsouffle qui aime bien papoter avec les élèves et les pousser à faire des activités en dehors des cours). En dehors de Poudlard mais accessible pour être postée chez Ollivanders, j'ai Leslie Harrison, petite nana très vive et passionné par son travail qui projette d'ouvrir très bientôt une boutique d'instruments magiques sur le Chemin de Traverse). J'ai un électron libre nommé Leo Bloodworth qui traine un peu partout où on l'attend, mais aussi on ne l'attend pas, terriblement con mais probablement attachant, et qui du haut de ses vingt-cinq ans en fait plutôt douze et demi. Il est un peu en flottement pour le moment mais à priori il va bientôt travailler au département des catastrophes magiques. Un peu moins accessibles, j'ai Elliot Blackburn, joueur de Quidditch professionnel célèbre et plutôt imbu de lui-même, et aussi Alec Chadwick, un type un peu ermite qui refait des charpentes dans le monde moldu pour esquiver les démons de son passé au MACUSA, tout ça.

Parmi les élèves j'ai un minuscule Charli Blackburn qui vient de pousser dans mes rangs, c'est le frère d'Elliot, il a onze ans, c'est un hyperactif mignon mais peut-être un peu chiant à la longue - on sait pas, j'le découvre encore. J'ai aussi un Basil Banks de treize ans qui se fait constamment bully par ses camarades parce que c'est un fragile, mais en fait il est gentil, il aime la photographie, a une passion morbide pour la guerre, et il a le don de clairvoyance. Dans les rangs des cinquième année, t'as l'embarras du choix entre mes trois poufsouffles qui font partie de la même bande de potes (avec Ambrose cité plus haut) : Ferguson Decker est un cognard fou qui vit un peu trop fort, Jimmy Stone est, comme son nom l'indique, constamment stone (ou cherche à l'être) mais c'est vraiment pas un mauvais bougre, et Sam Chadwick est une petite meuf un peu garçon manqué, grande gueule et fonceuse, qui cache des complexes sur une féminité non assumé. J'ai aussi deux nanas de septième année mais pas les plus faciles à vivre : Anya Nikitovna qui est une expatriée russe solitaire, dure, et vraiment froide, et Viviane Valcourt, qui est la définition même de la pimbêcherie - si ce mot devait exister. En gros c'est l'héritière d'une grosse marque de haute couture magique, et elle se prend vraiment pas pour de la merde.

Tous mes persos ont aussi des liens avec les persos d'Aza au-dessus, donc si jamais on peut aussi s'taper un petit RP à plusieurs ! Suis dispo ici par MP ou sur discord via le serveur, t'hésite pas.

La bise et une belle journée,
Deb