Harry Potter RPG
Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Parc de Poudlard, Mercredi 06 Septembre 2124

Le choix ne lui est guère laissé. Nikolaï se poste au-dessus de lui, véritable tour humaine qui projette sur Basil une ombre brute, figée. Un instant bref. La main du russe l'empoigne pour le hisser vers le haut sans la moindre délicatesse, et avec une aisance absurde. Basil tousse pauvrement, n'a pourtant pas le temps de se plaindre que l'autre le force à avancer, un bras jeté par-dessus ses épaules pour le soutenir afin qu'il ne chute pas directement sur le sol. Basil avance. Il ne sait pas pourquoi il avance, mais il avance, la gerbe au bord des lèvres et les poumons enflammés. Pantin désarticulé, il court même, sans équilibre réel, sans savoir vraiment où il va. Dans la périphérie de sa vision, d'immonde points noirs qui menacent de lui ôter la vision complètement.

 

Il ne dit rien pourtant, prend sur lui, et suit. Pour beaucoup, parce qu'il n'a plus la force de rien dire, ou alors parce que le russe l'entraine d'un pas ferme sans lui laisser le choix. C'est dur. Affreux, même. Comme un cauchemar que l'on vivrait éveillé. Basil se prend à se demander si on les voit. Si quelqu'un va se foutre de lui dans quelques minutes, quelques heures, de s'être laissé martyriser comme ça par Nikolaï. Mais il est trop tôt, bien trop tôt pour que quiconque soit dehors à profiter du spectacle pathétique qu'il doit sans doute offrir. Tout s'arrête brutalement, alors que ses baskets se figent au même instant que celles de Nikolaï, et que le russe le laisse tomber sur le sol. Marionnette aux fils coupés, il reste là à fixer la terre, avec la violente envie de vider tout le contenu de son estomac dans l'herbe à côté.

 

Rien ne sort.

 

Nikolaï a tort. Qu'il ne peut pas faire. A l'impression de le lui avoir prouvé si profondément que le russe va se détourner en crachant au sol, affirmant qu'il est faible. Mais le garçon reste. Tour immobile et rigide au-dessus de lui, il reste, campe sur ses positions. Demain plus facile, a-t-il dit. Demain. Demain Basil aura t-il retrouvé l'usage de ses jambes ? Grande question. Il a l'impression nette d'avoir été immolé vivant. Parvient à peine à respirer. Mais il a constaté par lui-même que c'était possible. A vu Nikolaï courir, et courir encore, sans se plaindre une seule fois. Faire des pompes, sans broncher, et même des abdos, et courir encore. Il semble imperméable à la peine, à la douleur, à la fatigue elle-même. Est-ce qu'il a souffert comme Basil souffre, au départ ? Il aime à penser que oui.

 

Parce qu'alors peut-être que Nikolaï a raison, et qu'un jour il sera fort comme le russe, capable de se défendre, et de courir des kilomètres sans s'essouffler.

 

- Ok, il répond alors, dans un souffle cassé.

Dans son regard, un éclat. Déterminé, malgré la fatigue. Il lève une main pour demander l'aide de l'autre garçon, qui le redresse sans effort. La journée va être longue. Il rêve de retourner s'écrouler dans son lit, pour ne pas ressurgir avant plusieurs heures. Mais ça va être l'heure du petit-déjeuner. Du cours d'Étude des moldus, puis d'Histoire de la magie. Alors il inspire profondément, pousse un long soupir, et se secoue mentalement avant d'embrayer, le corps endoloris et le sang qui lui mord les veines, avec ce petit excès d'adrénaline étrange qui le rend presque indifférent à son état.

 

- On va manger ? Il demande en guise d'invitation.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Ferguson Decker

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Bureau de Lysander Bramblethorn, Mardi 10 Octobre 2124

La réplique le fait voir un peu rouge, même si Gus prend sur lui. C'est carrément abusé, mais il prend sur lui. Parce que ça parait évidemment qu'un type comme Bramblethorn va accepter un type comme lui dans sa salle de classe, alors qu'il a même pas l'option Runes. Nan mais franchement. Il s'écoute parler ? Ça a jamais été accessible pour lui, et il le sait très bien. Agacé, Ferguson serre les poings, la tête affaissée. Ni par honte, ni par montre de respect. Simplement pour éviter de laisser monter la tension qu'il cumule déjà depuis plusieurs minutes.

Il n'a donc qu'un reniflement dédaigneux à apporter à la conversation.

Les retenues sont attendues. L'interdiction de voler un peu moins. Déjà que y aura pas de coupe cette année, si on le prive en plus de grimper sur un balai pour les entrainements ou juste s'amuser, ça craint un max. Le menton relevé en moins d'une seconde, il braque un regard mauvais vers Bramblethorn, mais la plainte meurt dans sa gorge alors qu'il réalise qu'il va faire que s'enfoncer. Il se racle la gorge, plutôt, s'humecte les lèvres avant d'acquiescer. D'un mouvement sec et presque militaire. Hargneux. Il s'en branle de savoir que Bowers sera mis au courant. Bowers est loin d'être un type qui fait peur. 

C'est d'être privé de vol qui l'emmerde profondément. Sans un mot de plus, Gus tourne les talons pour quitter la pièce, histoire d'éviter de s'ajouter une semaine de plus complètement inutilement. L'a toujours sur que Bramblethorn était un con de toute façon. N'empêche qu'il a loupé son coup, et ça aussi ça l'emmerde. Il réalise à retardement qu'il vient de perdre sa réserve de Fiz, et ça le fait jurer tout seul dans le couloir. Plusieurs têtes se tournent, intriguées, mais découragé par sa posture hostile, aucun élève ne vient lui demander ce qui lui prend.

Vaut mieux, probablement.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Aldebert Wickerson

Professeur d'Astronomie 55 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Serdaigle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Auberge des Trois-Balais, Vendredi 02 Février 2125

- Un verre aux Trois-Balais ce soir ? Deux, trois ? Qui dit mieux ? Quelqu'un ?
 

Demande banale jetée par-dessus la table des professeur à l'heure du déjeuner, ce vendredi midi. Un seul animal y avait répondu à l'affirmative, et pas des moindres. Daryl Brooks n'était jamais en reste quand il s'agissait de se détendre en dehors des murs du château. Ça tombait bien. Aldebert n'avait pas calculé l'évènement bien sûr, mais il fallait admettre que ça faisait un moment qu'il voulait se retrouver en tête-à-tête avec le professeur de potions. Notamment pour débattre d'affaires qu'il imaginait parfaitement devoir rester privées, concernant Brooks. 
 

Le ciel était d'une obscurité blasphématoire, les étoiles avalées par un brouillard épais, qui ne permettait guère la moindre observation depuis même la plus haute tour de Poudlard. Aldebert n'était cependant pas du genre à se laisser abattre. Il n'avait pas proposé sa sortie pour rien, après tout. Délaissant Molière au sommet d'une armoire bancale, l'astronome se presse au bas de ses appartements, retrouve la silhouette trapue du professeur Brooks sept étages plus bas, au milieu du hall. Il avait été décidé qu'ils se retrouveraient là après dîner pour faire route ensemble vers le village.
 

- Filons sans attendre. Je viens de croiser l'énergumène Grimfire en train de galocher une quatrième année dans une alcôve, et j'ai pas l'énergie pour ce genre de connerie. Horace ! Horace, est-ce que ça t'ennuie de jeter un œil entre les tableaux jumeaux du troisième étage ?
 

- Ça dépend ce que j'y trouve. 
 

- De quoi occuper au moins une heure de ta soirée. Deux paires de mains pour terminer de ranger les banderoles du bal de noël aussi. 
 

- Ah. Je n'dit pas non. Vous viendrez tous les deux hein ? 
 

- Ça. 
 

Aldebert se contente de renifler sans apporter la moindre réponse, entrainant plutôt Daryl à sa suite.
 

- Merci Horace, bonne soirée !
 

C'est le pas précipité que les deux professeurs s'échappent dans la nuit. Aldebert peste sur les inepties de quelques branquignoles dans ses copies du jour. Les anecdotes sont souvent lunaires, même pour un astronome. Leur entrée dans l'auberge n'attire que peu de regards, l'établissement est déjà pas mal chargé. L'ambiance est au rock et aux feux de cheminées ronflants. Certaines semblent en plein tournoi de fléchettes, d'autres s'entassent autour de tables déjà trop pleines pour beugler des énormités sur la société sorcière de nos jours. Aldebert jette son dévolu sur le comptoir, plusieurs tabourets les attendant presque sagement au devant de verres abandonnés.
 

- Par Merlin. Des adultes. Un véritable monde parallèle. Bon. Rhum ?

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
En retrait des habitations, Jeudi 18 Janvier 2125

- C'est pas moi madame !

Carrément c'est injuste. Et si Basil avait du gagner un gallion chaque fois qu'il lui arrivait des injustices pareilles, sans doute qu'il serait déjà riche. Aucun gallion n'est jeté dans sa direction cependant, seul le regard assassin de la gérante d'Honeydukes. Faut dire, il a tout pour avoir l'air coupable. Couvert de sucre, au centre même de la détonation, difficile de même imaginer qu'un autre puisse être à l'origine du problème survenu moins de deux minutes plus tôt. Cet autre cependant, s'en tire à très bon compte, planqué entre deux rayonnages, en train de pouffer dans sa main devant la soufflante que se prend un Basil balbutiant des excuses qu'il ne devrait même pas à sortir.

- C'est une honte ! Comment es-tu éduqué je me l'demande, tu te rends compte de ce que ça peut me coûter ce genre de chose hein ? Bien sûr que non. Je te reprends une fois, une seule fois dans mon magasin, et j'appelle immédiatement les autorités. On verra si tu feras le malin !

Basil ne dit rien. Se contente d'acquiescer ici ou là. De marmonner d'autres excuses, le regard fuyant et les épaules affaissées. D'énoncer son nom quand on lui demande. Son âge. De s'excuser encore. Quand finalement la tempête s'arrête et que la dame le laisse déguerpir, il file sans demander son reste. Sans vraiment regarder où il va non plus. Il court juste, sans s'arrêter. Énervé. Triste. Les deux à la fois. Tout ça c'est la faute de Denis. Toujours pareil. Tiens moi ça Basilic ! Il avait pas eu le temps de cligner des yeux que ça avait implosé directement dans ses mains.

Son bras vient essuyer son visage d'un geste pataud, et ses yeux froncés balaient le paysage. Il s'est un peu éloigné du village sans le vouloir. Au loin, on devine la silhouette de la cabane hurlante, chancelante. Récemment, quelqu'un est mort là-dedans. Il l'a su avant qu'on trouve le corps, et personne l'a cru. Basil aperçoit alors un garçon un peu plus loin. Un garçon familier. Flynn Ryder. Ses poings se serrent sans qu'il n'y prête attention. Il repense à Nikolaï, et il lève le menton alors qu'il approche. Il mange des bonbons. Les bonbons qu'il a volé. Après l'avoir accusé d'un truc qu'il a même pas fait.

- HEY FLYNN ! Son courage se dégonfle dès que l'autre se retourne, et il a un mouvement involontaire de recul. Mais il pense à Nikolaï. Alors. T'es un sale con. Là. Voilà. Basil en dit pas plus avant de le pousser et de repartir aussi sec. Énervé mais pas trop. Apeuré plus qu'autre chose à l'idée que l'autre se venge soudainement, alors qu'il a tous les droits d'être en colère. Il accélère.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle de cours vide, Lundi 05 Mars 2125

Amanda semble approuver la réparation. Ce qui ne signifie pas, bien sûr, que sa mère l'approuverait à son tour. Elle accepterait, sans doute, comme elle acceptait certaines tâches indélébiles sur ses pantalons, ses gants, son bonnet, ses chaussures. La seule chose que gardait Basil intact n'était jamais que son Mekapteur, dont il prenait grand soin, et qu'il parvenait miraculeusement à tenir à l'écart des farces qu'on lui faisait si souvent. S'il parvenait à maîtriser ce genre de sortilège cependant, ces problèmes seraient derrière lui, et avec eux les regards appuyés d'une maman qui, il le savait, se doutait que tous ces accidents n'étaient pas toujours dus qu'a sa maladresse naturelle. 

Le regard couve les coutures dont sa camarade fait le compliment, et il y repasse un doigt plus lentement que tout à l'heure, comme pour en retenir le moindre défaut. La prochaine fois, elle serait pratiquement invisible, il décide. Il ne s'attend pas, en se retournant, à la gerbe de fleurs que lui tend subitement Amanda, et se sent rosir jusque la pointe des oreilles.

- Oh !

Ses doigts viennent saisir le bouquet presque par réflexe, et il se tient là comme un crétin, avec ses orchidées multicolores, à ne plus savoir quoi en faire. Les lèvres pincés, les yeux un peu écarquillés, il dresse la tête vers Amanda, la rabaisse sur son bouquet, de nouveau vers Amanda avant d'enfin balbutier :

- Heu... merci ?

Jamais personne lui a offert de fleurs. Encore moins tout un bouquet. Leur flagrance est douce. Printanière. Leurs teintes joliment illuminées par le soleil qui traverse les hautes fenêtres. Ce n'est pas un énorme bouquet. Ce n'est pas un bouquet extraordinaire. Mais c'est un joli bouquet. Basil se demande s'il va faner, à force d'être serré dans sa main moite, alors il s'empresse de récupérer un encrier vide sur une table. Sort sa baguette de l'autre main, malhabile, pour y faire couler un peu d'eau, et y déposer, délicatement, les tiges.

L'opération ne dure que quelques secondes, pendant lesquelles il sent les rougeurs s'étendre sur sa nuque, ses joues.

- T'avais rien à te faire pardonner tu sais, c'était juste un accident, il énonce sans la regarder, arrangeant une orchidée pour la tourner vers la lumière. En tous cas ton sort est vraiment réussi !

 

Ignorant les ravages de la timidité subite, il décide de se focaliser sur la magie d'Amanda. Lui adresse un sourire sincère par-dessus le bouquet. Un autre garçon que lui aurait pu se plaindre que ce n'était pas aux filles d'offrir des fleurs. Mais il était Basil Banks, et il savait apprécier la valeur d'un cadeau lorsqu'il se présentait, ainsi que la gentillesse d'une camarade qu'il se plaisait à voir comme une amie. Parce qu'il ne lui venait jamais à l'idée de l'humilier devant les autres. Parce qu'elle passait du temps avec lui entre les classes. Non pour se moquer, ou le prendre en pitié, mais pour s'entrainer, rire de leurs échecs, s'encourager dans leurs réussites.

- Merci Amanda, il répète alors plus sérieusement avant de récupérer sa baguette abandonnée plus tôt sur son pupitre. Ça m'rappelle...

Les fleurs n'étaient pas sans lui rappeler un sortilège, et lorsque son regard tombe sur un chapeau abandonné sur une étagère, Basil est saisi d'une envie. Alors il pointe son arme dans la direction de l'objet avant de formuler :

- Herbifors !

Un léger frémissement soulève le chapeau, et d’un coup, quelques fleurs modestes poussent entre les mailles du tissu. Un petit bouquet coloré - pâquerettes, pensées, boutons d’or - dépasse maladroitement du bord. Ça n’a rien de spectaculaire, mais c’est joli, propre, et clairement fonctionnel. Basil se fend d’un sourire satisfait, content que ça ne lui ait pas explosé à la figure, file le récupérer pour le présenter à Amanda :

- Un vrai chapeau de sorcière pour les garden-parties. C'est pour toi !

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Ferguson Decker

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Dans le hall, Mercredi 14 Février 2125

Alison a jamais vraiment fumé. Est-ce que c'est bien surprenant ? Elle a pas la gueule de l'emploi. Y a une vrai différence entre les nanas qui crapotent en soirée, comme elle, et celles qui consomment pour de bon, qui vont pas s'mettre à glousser comme des dindes juste parce que la weed sera venu les chatouiller trois secondes après une latte tirée un peu trop fort. L'en connait qu'une vraiment. Pas que Sam ait beaucoup plus la gueule de l'emploi qu'Alison. Sam écoute en cours. L'est même plutôt douée dans pas mal d'entre eux. Mais Sam a des allures de meuf qui se prend pas la tête, ni pour son apparence, ni pour les garçons, ni pour rien de ce qu'a l'air de prendre la tête à plein d'autres meufs. Le genre chill qui matche au sein de leur groupe, d'une manière que peu d'autres meufs sauraient matcher.

 

L'truc c'est qu'il sait pas si ça a grand rapport avec la weed, ou juste avec le fait qu'Alison soit fondamentalement super différente de Sam. Parce qu'Alison a pas peur d'emballer des mecs dans les couloirs, ou de faire comprendre qu'elle peut aller plus loin. Il peut pas s'empêcher de se demander ça peut donner quoi si elle fume.


L'nez se fronce, parce qu'elle a l'air de croire que ça crame le cerveau. C'est pas la première à l'dire. Mais les autres qui l'disent ont pas son âge. Gus considère pas avoir l'cerveau plus cramé qu'un autre. La weed a toujours aidé à l'calmer. À l'empêcher de faire des trucs que personne aurait envie qu'il fasse. Il commente pas, pourtant. Ça le démange un peu. D'lui faire remarquer qu'on dirait une daronne, perchée sur son muret, à juger qu'fumer crame le cerveau. Sauf qu'il a pas envie de la démarrer. Parce que s'il la démarre elle voudra plus rien faire c'est sûr. Il y croit encore, Gus. Alison l'a suivi jusque dehors, elle reste alors qu'elle se pèle, qu'elle fume pas. Alors peut-être bien que ça peut finir quelque part ce foutu rencard improvisé. Il a mis une fucking chemise bordel.

 

- Mh mh.

Les doigts s'activent avec la force de l'habitude, l'regard vissé sur les feuilles collées alors qu'elles enveloppent le tabac, et les quelques mèches vertes dont il l'a décoré. L'a pas cherché à le charger moins que d'habitude, parce qu'il est trop sobre pour le genre de connerie qu'il est en train d'faire. Ses yeux se dressent vers Alison alors qu'elle débit ses questions, et qu'il capte d'abord pas du tout d'quoi elle veut parler. Red flags, green flags ? De quoi ? Heureusement elle répond pour lui, avant lui, illustrant directement le délire qu'elle se tape toute seule le cul sur sa veste. Parce qu'évidemment madame a foutu la veste sous son cul plutôt que d'la balancer sur ses genoux et s'tenir un minimum au chaud. Même pas il va chercher à comprendre.

 

- Aoutch.
 

Une main s'porte sur sa poitrine, marque une pause dans le roulage. Parce qu'il est c'mec qui fume, alors sans doute que ça veut dire qu'il a perdu des points rien qu'avec ça. La vérité c'est qu'il s'en branle un peu. Un rire l'ébranle au deuxième red flag, parce que no shit il jure c'est elle qui râle à la moindre idée. J'fume pas ça pue. T'as enterré un cadavre ? On n'a pas la même notion du fun. Il commente pas pourtant. Parce qu'elle est encore là nan ? Le cône est scellée d'un coup de langue et d'un geste sec de la main, planté entre ses lèvres sans la moindre hésitation. D'un roulement de son zippo, il l'embrase en secouant la tête, assurant sans l'dire que non le joint est pas trop fort selon lui. C'est-à-dire que ça dépend de sa tolérance aussi. Il inspire et s'retient de respirer en se tournant vers elle pour demander :

 

- C'est tout ?

 

Nan parce qu'elle a pas zappé les green flags ? D'où qu'viennent l'expression. Putain si c'est ça ses questions sérieuses, ils sont pas sortis. Jusqu'à aujourd'hui on lui avait jamais expliqué que ça existait tout ce bordel là. Il expire. De côté. Pour pas que ça vienne trop dans la gueule d'Alison. M'enfin y a du vent, et ça c'est pas sa faute.
 

- Ok alors heu... il lui refile le pétard d'un mouvement, se gratte la nuque de l'autre main. J'sais pas, ça sort d'où c'te question p'tain. C'qu'il aime chez une meuf, c'est qu'elle ait des boobs. Ça se tient en green flag ça ? J'aime bien qu'une meuf sache se marrer, il balance finalement en haussant les épaules. Genre pour de vrai. Pas comme une débile qui croit qu'elle doit s'marrer pour faire genre qu'un truc est drôle, s'marrer parce que c'est vraiment drôle et pas s'planquer derrière son col en mode faut j'cache que j'l'ai trouvé drôle. Ouais, ça. J'aime pas les meufs qui font semblant pour s'donner un genre. Les meufs qui jouent, qui mentent, qui t'font croire des trucs faux pour savoir des trucs vrais. Pis les meufs qu'ont peur de s'salir, il termine brutalement. Genre trop précieuses pour avoir trois grains d'terre sur l'pantalon. T'vois ? Il dit ça avec une insolence hargneuse, un sourire sur la gueule.

L'fait est qu'il aime les gens vrais, Gus. D'là à dire qu'il se ferait pas une meuf trop précieuse qui glousse pour de faux à ses vannes ? Ça serait hypocrite. L'est jeune et con, et une meuf c'est une meuf.

- En vrai c'est un peu d'la connerie, genre... Y a pas d'green flag ou d'red flag t'vois. J'pourrais très bien m'faire une nana qui s'marre pas comme j'aime bien, pis qu'a peur de flinguer ses fringues. J'm'en tape c'est pas comme si j'allais l'épouser. Déso hein, mais pour tester des trucs, faut bien tester des trucs que t'aime pas tellement, juste pour voir si ça pourrait pas changer.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Deb
Message publié Vendredi 20 Septembre 2024 à 20:31

Hello,

Voilà pour la petite demande, merci bien et une bonne soirée,

Deb.

Nom : Bloodworth

Prénom : Leo

Date de naissance : 20/09/2099

Statut de sang : Sang-Mêlé

Statuts spéciaux : /

Capacités spéciales : /

Métier : Stagiaire au département de la justice magique

Maison : Gryffondor

Avatar : James Franco

 

Physique : De taille et de corpulence moyenne, Leo est un jeune homme à la posture fier mais au regard peut-être un peu vide. Ses cheveux bruns, désordonnés, sont parsemés de mèches décolorés - ce n'est clairement pas l'œuvre d'un professionnel. Ses yeux sont noisettes, sa peau pâle, et ses vêtements trop grands pour lui, pas franchement entretenus. La démarche n'est pas bien adroite, mais la voix est assurée. Un peu trop assurée pour les idioties déployées à la seconde. Il a un beau sourire et des pupilles espiègles qui compensent un minimum le manque cruel de neurones sous son crâne.

 

Caractère : C'est un gentil comme on en voit peu. Sincère, toujours armé des meilleurs intentions, désireux de satisfaire, de rendre fier quiconque aura participé à l'éduquer. Malheureusement, toute la bonne volonté du monde ne parvient pas à cacher les lacunes qui l'empêche de briller en société. Leo est un gars bien, qui veut bien faire, mais il manque peut-être un peu, beaucoup, des capacités. D'un naturel curieux et enthousiaste, il est capable de foncer tête baissé vers le danger sans s'en rendre compte, mettant sa vie en danger pour sauver - essayer du moins - celle des autres. C'est un fin justicier, il aime secourir la veuve et l'orphelin. N'a simplement pas vraiment le mode d'emploi pour le faire.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Ferguson Decker

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Bureau du professeur de métamorphose, Mercredi 07 Février 2125

Il l’écoute plus vraiment. Ou alors si. Mais c’est pas de la vraie écoute, c’est le genre d’écoute où t’as envie de tout tordre entre tes mains, le genre d’écoute qui donne des démangeaisons dans la mâchoire. Pope, il parle comme un d'ces types intellos qui rédigent des papelards administratifs. Froid, carré, sans jamais lever la voix. Ça le rend fou, Gus. Parce que ça lui laisse rien. Rien à percuter. Rien à foutre par terre. Il regarde la plume comme si elle venait de l’insulter. L’encrier brille encore un peu. Pas un sort impressionnant, pas un truc qui ferait marrer ses potes. Ouais. Justement. C’est ça le problème.
 

- J’vais pas passer mon brevet de coiffure sorcière hein, il grogne. Si j’rate c’est parce qu’ça m’fait chier d'faire un brushing à votre plume.

Pis qu'il peut s'la carrer dans l'cul, aussi. Mais il la chope quand même, la foutue baguette. Parce qu’il veut pas lui laisser croire qu’il a flanché. Pas vraiment. Il est là, Pope, planté derrière son bureau comme un juge de concours. Alors autant foutre le feu à la scène. Il lève sa baguette. Inspire. Le regard rivé sur la plume.
 

- Asservo Meto.
 

La plume se transforme doucement. Elle se courbe, perd ses angles, prend du volume. Les matières changent. Y’a un petit soubresaut à la fin, presque rien, et puis… voilà. C’est une plume d’oiseau. Pas impressionnante. Mais juste. Gus souffle un peu du nez. Regarde Pope, genre content ?. Et se redresse dans son siège avec une arrogance pas trop assumée. Il sait qu'c'est pas suffisant.
 

Il la laisse sur le bureau. Genre c’était rien. Alors qu’il sait très bien qu’il s’est appliqué. Trop même. Pour un résultat qui conviendra pas. Ça l'soule déjà.  En même temps il est toujours là, et il est pas bien sûr de savoir pourquoi.

 

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Leo Bloodworth

Stagiaire au Département de la Justice Magique 25 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Département de la Justice Magique, bureau du chef des aurors, Jeudi 28 Septembre 2124

VLAM.

 

Le dos de la porte vient épouser le mur en un claquement assourdissant, dévoilant la silhouette longiligne de Leo Bloodworth lui-même. Derrière, l'aperçu d'une secrétaire agitée qui semble vouloir empêcher l'inévitable. L'air est réjouit, la démarche vibrante d'un enthousiasme débordant. Un éclat dans l'œil, les lèvres étirées en toute fierté, il ne tarde pas à beugler la raison de sa présence - l'indice principal se trouvant enchâssé sous son bras, paquetage d'une cinquantaine de centimètre carrés enveloppé dans une couverture violacée.

 

- CHEF INGRAM ! J'AI SÉCURISÉ LA RÉSERVE !

 

Plusieurs papelards s'envolent sous la violence du courant d'air qui s'imisce à l'intérieur de la pièce, et Leo les ignore entièrement. Il s'avance d'un pas certain pour poser sur le bureau son précieux colis, qu'il dévoile d'un geste auguste, véritable prestidigitateur de ces dames. Ou, en l'occurence, d'un certain Noah Ingram. Noah Ingram c'est le patron, voyez, et c'est important de lui en mettre plein les yeux parce que... et bien c'est le patron ! Alors pour sûr que quand on lui avait donné pour mission la surveillance de la réserve d'artefacts, Leo l'avait pris à cœur.

 

C'était foutrement plus intéressant que d'accompagner la navigation des notes volantes dans tout le département. Une responsabilité comme aucune autre. On ne lui faisait plus guère faire le café, non mais - certes depuis qu'il avait inondé les bureaux sous les gerbes cahotantes d'une machine ensorcelée pour ce qu'il avait appelé une efficacité double, et qui s'était - par mégarde cette unique fois précisons le - d'un échec. Il n'empêche que la surveillance d'une porte aussi importante que celle des artefacts ? Ça présageait d'une montée en grade. C'était certain.

 

- Tadaaaaa.

 

Le coffre n'est pas inconnu au chef Ingram, voyez. C'est un coffre important. Couvert de runes anciennes dont Leo ne connait guère la traduction. Ce qu'il connait en revanche, c'est le nom de ce coffre. Le coffre incartable. Rien à voir avec un coffre qu'on foutrait sur son dos pour aller au primaire, suivez un peu. Non, le coffre incartable c'est un coffre qu'on ne peut situer sur aucune carte. Rien que ça. Alors fatalement que ça en fait l'un des objets les plus importants de la réserve.

 

- J'ai eu une idée d'génie. Non mais vous allez comprendre. Parce que y avait un type qui rodait, voyez. Le vieux à la serpillère là. Bill. Si, le concierge. Trois fois qu'il est passé d'vant la réserve, il a cru que j'voyais pas son manège mais moi j'vois tout. Alors bon. Ni une ni deux, j'suis allé à l'intérieur pour lui tendre un piège au cas où il lui viendrait à l'idée d'entrer quand il verrait que j'suis pas devant en train de faire ma filature.

 

Si, on peut faire une filature sur une porte. Il en a fait une de neuf heure à onze heure trente, merci bien. Croyez bien que ça file pas bien loin.

 

- J'ai vu l'coffre, et là l'idée d'génie hein ! Il se frappe la tempe. Si on met tout dedans et qu'on l'planque là où seul le chef Ingram il sait où on l'a planqué, ben y aura plus besoin d'filer la porte ! Parce que tout s'ra bien planqué à un endroit que personne aura besoin de filer. Ou même pourra filer. Parce qu'on peut pas filer un coffre incartable hein ?! Leo est tout agité, tout fier. Alors j'ai pris l'initiative et j'vous ai tout mis d'dans. J'espère qu'vous êtes content.

 

Franchement il fait gagner du temps et de l'argent à tout le département. D'un geste. Auguste. Génie on vous dit. Si seulement il avait pas confondu le coffre incartable et le coffre à disparition.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Leslie Harrison

Ollivander’s - Fabriquant de Baguettes Magiques 30 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Serdaigle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
À quelques pas d'Ollivanders, Samedi 10 Février 2125

- J'y vais à toutes ! Leslie claironne en ouvrant et refermant la porte.

Le tintement de la cloche l'accompagne alors qu'elle termine d'enfiler sa veste au milieu d'une rue bondée. Ses yeux parcours la foule sans rien chercher de particulier. Un soleil timide perce les nuages aujourd'hui, comme un signe de bonne fortune. Leslie esquisse un sourire alors qu'elle rajuste son col, enfonce les mains dans ses poches. C'est un grand jour. Un jour attendu. Elle n'a que quelques pas à faire pour se retrouver au devant de la vitrine poussiéreuse devant laquelle elle a donné rendez-vous à Lysander Bramblethorn. Elle ne sait guère à quoi il ressemble, bien qu'elle s'en fasse une idée certaine d'après sa manière de rédiger ses lettres. En avance de plusieurs minutes, Leslie entre sans hésitation dans la boutique avec le jeu de clé légué moins d'une semaine plus tôt par les gobelins de Gringotts. Elle a encore du mal à s'imaginer que l'endroit est à elle et bien à elle. D'une œillade brève elle avise l'intérieur plutôt délabré, affiche un air satisfait.

Son bras se dresse et elle zieute la montre dorée qui lui affiche des secondes s'égrenant en toute sérénité. Le bracelet fin est agité par réflexe alors qu'elle rempoche de nouveau sa main, guette l'extérieur. Elle est excitée. Trop excitée, sans doute. Inspirant et expirant lentement, elle se répète mentalement tout ce qu'elle est sensé mettre sur le tapis avec Monsieur Bramblethorn. Elle est prête. Voilà des jours qu'elle est prête. Une silhouette se détache parmi la foule de badauds, et Leslie la repère immédiatement. Parfaitement en valeur dans un costume sur-mesure, une canne en guise d'appuie, la démarche assurée et d'une noblesse certaine, ce ne peut être que lui. Chassant l'angoisse qui la saisit comme si elle était restée une simple adolescente, la sorcière prend les devants et quitte la boutique pour l'accueillir le sourire aux lèvres. Sur sa peau blanche s'écrase des rayons chauds et tendre alors que son regard s'illumine d'un éclat joyeux.

- Monsieur Bramblethorn ? Leslie Harrison. Enchanté. Sa main se tend par réflexe, et elle sert celle du sorcier avec un aplomb qu'on n'aurait guère prêté à sa frêle silhouette. Merci de vous être déplacé. Brièvement elle se retourne pour lui désigner la façade, terne et triste, pourtant bercée d'un potentiel que Leslie imagine grandiose. Le futur Harrisounds, elle présente avec une joie presque enfantine. J'ai récupéré les clés lundi dernier. J'vous fais faire un tour du propriétaire ?

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Leslie Harrison

Ollivander’s - Fabriquant de Baguettes Magiques 30 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Serdaigle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
À quelques pas d'Ollivanders, Samedi 10 Février 2125

Les pommettes rougissent faiblement sous le compliment, plus encore alors que l'homme informule un sortilège pour agrémenter les lieux d'une flagrance fleurie. Sans doute aurait-elle du s'assurer de ne pas faire visiter son local à son futur investisseur dans de telles conditions. Aucun commentaire cependant ne vient accompagner le geste, et Leslie se garde bien de s'excuser inutilement. Ce qui est fait est fait, et ce qui ne l'est pas restera oublié.

- Oh, c'est volontaire de ma part, elle annonce en réponse directe à son interlocuteur, l'entrainant jusqu'au fond de la pièce. Je veux dire, je suppose que j'aurais pu trouver quelqu'un pour m'accompagner dans l'aventure... mais c'est quelque chose que je tiens à faire seule.

Elle avait eu des propositions, en réalité, plusieurs. Alléchantes, pour beaucoup, car il est certain que monter un business à plusieurs amoindriraient ses coûts de manière drastique, en plus d'alléger une charge de travail phénoménale. Leslie avait cependant refusé l'ensemble des candidats qui s'étaient présentés. Certains parmi son cercle proche, d'autres de simples clients curieux dont le projet était parvenu aux oreilles via ses propres collègues.

- Bon ici, ce sera fermé voyez, elle poursuit en désignant une paroi imaginaire entre eux. Les artistes pourront tester leur liaison avec l'instrument, j'ajusterai selon leurs retours. Comme je vous l'ai expliqué dans nos courriers, je veux absolument que tout soit du sur-mesure.

Sa baguette extirpée la poche de son manteau, Leslie invoque la vision qu'elle se fait du local tel qu'il est sensé le devenir.

- J'ai pas mal de créations que je pense exposer ici et là, elle explique en montrant les murs boisés parfaitement huilés, et aussi certaines affiches explicatives concernant les cœurs, les bois. Là j'ai pensé à placer un dispositif de projection, pour que les futurs propriétaires d'instruments Harrisounds puissent visualiser leur futur bien à travers un questionnaire personnalisé, Leslie se déplace à travers la pièce, avant de s'arrêter devant une série de marche qui descend vers les futurs ateliers. Bon et en bas bien sûr, là où la magie opère, elle annonce avec un clin d'œil.

En quelques instants, ils s'enfoncent dans les sous-sols du local, sombres, mais éclairés par une fenêtre unique et longiligne donnant directement sur la rue, à travers laquelle s'éparpillent plusieurs amas de poussières. Leslie est comme une enfant alors qu'elle renvoie d'autres invocations, de l'atelier imaginaire qu'elle se créé depuis de nombreux mois.

- J'ai déjà plusieurs devis d'artisans du monde sorcier, et je sais exactement à quoi ça va ressembler. Voyez, ici la taille et le ponçage, là les enchantements, la partie administrative bien sûr, et les finitions.

Chaque plan de travail était d'une organisation exemplaire, les outils à leur place, la luminosité accordé à l'ouvrage, ainsi que plusieurs étagères destinés à recevoir des ouvrages pour les cas complexes.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Deb
Message publié Jeudi 20 Février 2025 à 16:11

Hello,

Suite à la MAJ, j'aimerais préciser que Horace Milbourne et Viviane Valcourt sont de nationalité franco-britannique !

Merci bisous !

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Elliot Blackburn

Joueur de Quidditch Professionnel 25 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Highlands écossaises, Lundi 13 Novembre 2124

Elliot n'était pas de bonne humeur. La dernière défaite des Catapultes n'en était étrangement pas la cause - mais jouait définitivement son rôle. Il s'agissait plutôt de sa famille, et de la pression que lui imposaient Rhys, Lexie - et même cet enculé de Connor - concernant l'éducation de Charli. Comme quoi c'est un sorcier, c'est à toi de gérer, qu'est-ce que tu veux qu'on fasse Elliot. Sans doute que ça l'énerverait pas tant si c'était pas vrai. Il pourrait pas être plus conscient d'avoir été le seul de la famille à présenter un don pour la magie dans les vingt années précédent la découverte des pouvoirs de son frère. Il a pas envie en fait. C'est juste ça. Personne lui a demandé son avis, et la vérité c'est qu'il a pas envie.

Personne a été là pour lui quand il a débarqué à Poudlard, alors pourquoi ça devrait être différent pour Charli hein ?

Il se sent coupable, évidemment. Parce qu'il sait ce que ça fait ok ? Pis bon. Il le sait, que Charli collectionne des trucs sur lui. Kayla lui a redis ça dans sa dernière lettre. Sa chambre est rempli de poster d'Elliot Blackburn, la star des Catapultes de Caerphilly. De ses vieux manuels, de ses vieux devoirs, de figurines putain. Mais qu'est-ce qu'il peut y faire hein ? Il a pas demandé à être un exemple en fait. Merde. Il a pas envie. Il a la flemme, voilà. Il peut se démerder seul le môme, comme lui s'est démerdé seul quand il était môme avant lui. Pas vrai ? Elliot est pas de bonne humeur, parce que son père est pas de bonne humeur et bref, autant dire que c'est pas joli-joli.

- Ah mais dégagez !

Le maillot parfaitement ajusté comme il l'a jamais pendant les match, le jogging qui redescend parfaitement sur les chevilles, les cheveux laqués comme il déteste, Elliot a envie d'hurler. Mais personne le lâche. Parce que c'est ça d'être une star. Célèbre. Faut être parfait constamment. Ça le rend fou des fois. D'une manière qu'on peut pas imaginer. Il a envie de péter un plomb, mais il sait qu'il peut pas. Il a envie d'hurler, mais faut sourire. Il a envie d'se planquer et de vivre sa meilleure vie sous les radars, mais faut assister aux rendez-vous que lui calcule au millimètre près l'assistante de communication des Catapultes, avec tous les investisseurs.

La maquilleuse le lâche, consciente qu'il a besoin d'air, mais le répis dure qu'une poignée de minutes avant que n'apparaissent Freya et son synthétiste, et cette foutue photographe qu'a l'air de lui taper ses meilleures répliques de pute dès qu'elle croit que le reste du staff est absent. Il en peut plus, franchement.

- Mh, mh, il marmonne en inspirant devant son miroir.

On croirait une star trop gâtée, et probablement qu'on serait pas bien loin de la vérité. Il est content de voir Freya quand même, et il se focalise là-dessus avant de se lever de son siège pour serrer la main de l'un et de l'autre tour à tour, avec tout ce qu'il a de professionnel.

- Salut. Jun c'est ça ? L'incarnation parfaite du joueur sponsporisé et bien briefé. J'ai carrément hâte. C'est peut-être le seul truc sincère qu'il sort depuis deux heures à se faire tirer dans tous les sens par les stylistes. J'vais shooter avec mon balai et tout ? Ce serait le pied, vraiment. Même qu'il jette un regard presque désespéré à Freya avant que la photographe - hyper intrusive - ne le kidnappe pour vérifier son maquillage.

 

- Tu t'souviens d'moi ? Elle lui chuchote à l'oreille pas franchement subtilement.

Elliot cligne juste des yeux comme un con parce qu'honnêtement ? Non. Pas du tout. Même que la nana doit le capter au vu de son air fermé dans la seconde suivante, de son air pincé. 

 

- C'est pas grave.

 

Merde, bon. Ça pourrait probablement mieux se passer. Quand même il suit parce que c'est ce qu'il doit faire, adresse un regard à Freya genre putain quel enfer avant de s'avancer vers la lumière.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Leo Bloodworth

Stagiaire au Département de la Justice Magique 25 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Auberge des Trois-Balais, salle principale, Mercredi 28 Juin 2124

C'est une belle auberge. Sa préférée, dans tout le quartier. Pour peu que le quartier fasse les dimensions des Royaumes-Unis. Il a l'habitude de s'y rendre depuis qu'il est môme. Faut dire c'est un incontournable. Au même titre que la Tête-de-Sanglier. M'enfin la Tête-de-Sanglier, c'est dirigé par un vieux type qui manque des avantages notoires de Miss Bergame, voyez. Leo il a noté la différence très tôt. Quinze ans il avait. La nouvelle serveuse s'est dirigée vers la table qu'il occupait avec les copains pour prendre leur commande, et il a su immédiatement que c'était celle-là son auberge préférée. Alors pour sûr qu'il est plus revenu qu'à celle-là. Histoire de profiter de l'endroit un tout petit peu plus longtemps. Jusqu'au diplôme. Pis après le diplôme, il est revenu encore. Y a pas tant d'bars qui tienne la concurrence, alors il aime pas venir ailleurs. Même si ça implique de prendre le train parce qu'il a pas son permis de transplanage, quand les réseaux de cheminette sont bouchés - ils sont souvent bouchés, c'est quand même pas d'bol, il faudrait qu'il en parle à son père. Peut-être bien que Pré-Au-Lard a un rhume.

 

- Hello !

 

Toujours il s'annonce, quand il débarque aux Trois-Balais. Fort bruyamment et avec tout l'enthousiasme qu'un jeune homme de sa carrure peut avoir. Il se sent presque maître des lieux, à force d'y mettre les pieds. Il n'a pas l'habitude de venir seul. En fait il a plutôt l'habitude d'y donner rendez-vous à Newton. Newton, c'est le seul type avec lequel il est resté en contact depuis Poudlard. Un gars bien, Newton. Gryffondor, comme lui, redoublant, aussi. Le truc c'est que Newton il a trouvé des boulots pas bien nets ces dernières années, et il refuse un peu de se montrer en public. Je t'expliquerais il dit toujours dans ses lettres. Mais comme il explique jamais, Leo sait pas bien de quoi il s'agit. Il sait juste que c'est pas bien nets, parce que Summer l'a dit plusieurs fois : ton pote il trempe dans des trucs pas nets. Ça a pas voulu dire grand chose sur le coup. Pis Summer a ajouté qu'il va s'attirer des ennuis, et là Leo a pas mieux compris, et il a fermé sa gueule, et il a attendu d'en savoir plus. Ça fait deux mois qu'il attends. Il en sait pas plus. Juste que le type est bien mouillé, pis qu'il laisse les gens dans l'flou à force de tremper dans des trucs pas nets, et que c'est pas forcément cool.

 

Bref, il est venu quand même, Leo, parce que c'est pas un jour comme un autre, pis qu'il l'aime bien l'auberge, alors il va pas s'priver.

 

- Miss Bergame - Leo n'avait jamais appelé Miss Bergame autrement que Miss Bergame, parce qu'il aimait la façon dont ça sonnait. Joyeux anniversaire !

 

Le pas rapide l'avait vu rejoindre le comptoir en quelques enjambées seulement, et c'est un sourire ravageur sur les lèvres qu'il s'était accoudé au devant de celle qui n'était plus serveuse mais gérante - ou en tous cas ça y ressemblait, il était pas bien certain d'avoir compris, toujours est-il qu'elle avait accompli l'impossible pour lui. Tenir un job non pas une semaine, ni un mois, mais bien dix années toute entière. Alors d'un ton important, et alors même qu'il n'avait qu'un portefeuille à moitié rempli, Leo annonça : 

 

- Tournée générale !

 

 

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Leo Bloodworth

Stagiaire au Département de la Justice Magique 25 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Appartement d'Alaric Bloodworth, Central London, Vendredi 14 Juillet 2124

Soit y a trop d'affaires, soit y a pas suffisamment de rangements. Si on lui demande, le bordel a surtout à voir avec les dimensions pas bien folles de son appartement. Faut dire qu'il a pas de quoi se payer bien mieux. Pis bon. Ça lui convient. Parce qu'on va pas se mentir, c'était pareil dans son dortoir à Poudlard, pis à la maison des parents quand il y rentrait. L'espace finissait toujours pas être entièrement occupé, d'une manière ou d'une autre. Ça tenait presque d'un tour de magie, vraiment. Des biens destinés à s'éparpiller sans jamais trouver d'endroit bien à eux. Comme Leo. Leo non plus n'avait pas d'endroit bien à lui. En dehors de ce minuscule appartement, donc. Appartement dans lequel il ne passait que bien trop de temps depuis qu'il avait perdu son dernier emploi.

 

Ça n'avait pas été bien sorcier, pourtant. Littéralement d'ailleurs, puisque c'est dans le monde moldu qu'il avait signé son contrat. Balayeur. De ce qu'il pouvait en dire, Leo avait été un excellent balayeur. Il avait balayé comme personne. Le boss l'avait balayé comme personne également, après qu'il ait malencontreusement embouti la dernière Electra au milieu d'un mur de béton. Un terrible malentendu, vraiment. Josh n'avait rien voulu savoir. Soi-disant qu'il était intolérable de lancer des marathons de nettoyage au milieu d'un boulevard le dimanche. Jusque là, y avait rien d'écrit dans le mode d'emploi. Pis ça faisait de la pub au métier. De toutes façons Leo avait pas kiffé être balayeur. Excellent, mais pas motivé. Sa magie faisait des étincelles à chaque fois qu'il approchait des machines, en plus de flinguer les freins - c'était pour ça, le mur de béton, pas sa faute on a dit.

 

Bref. Il a perdu son emploi, Leo, et de nouveau il doit passer des heures à regarder ses murs blanc décharnés qu'ont rien de bien intéressant à lui raconter. Il a déjà envoyé fait les démarches pour trouver un autre plan de carrière. C'est pas un flemmard, Leo. Non mais. N'empêche que les réponses sont toujours négatives. Alors il est un peu désespéré. Y a qu'à rien faire de ses journées, il s'ennuie, et quand il s'ennuie, il pense, et quand il pense... ça va pas. Alors ce vendredi il se décide. Il va toquer là où il toque jamais. C'est un conseil de Summer, voyez. Summer est toujours de bon conseil. Elle est venu plusieurs fois dans la semaine pour lui répéter encore et encore d'aller voir Papa pour lui demander un coup de main. Il a des connexions qu'elle a dit. Il saura y faire, pis il te trouvera forcément quelque chose de moins ennuyeux que balayer des trottoirs ! Comme si balayer des trottoirs était ennuyeux.

 

Ça l'était pas, quand on en faisait un marathon.

 

Bref, Leo a quitté son appartement bordélique, un manteau sur le dos - mais pas que, sinon ça lui donnerait l'air d'un pervers qui vient prendre l'air, il a foutu un jean et aussi un sweat qu'il suppose propre, et même des chaussettes neuves que lui a offert Summer. Il a quitté sa banlieue aussi, via le réseau métropolitain. Il aime bien le réseau métropolitain, Leo, parce que y a tout un tas de gens qui le connaissent pas et qui le regardent pas d'en haut. Pas qu'ils soient tous plus grands que lui attention, simplement il se croit pas plus intelligents, avec la lumière à tous les étages et tout. Tout le monde est un rez-de-chaussée, dans le métropolitain. Il a gagné le cœur de Londres, traversé ses rues humides - bien sûr puisque pour la quatorzième journée consécutive du mois, il pleut -, pour enfin gagner l'appartement - pas tellement familier - de son père.

 

Ça lui a pris dix minutes avant de se décider à lever un doigt vers la sonnette, mais ça y est. C'est fait. Le sourire qui s'étale sur son visage n'atteint pas vraiment ses yeux, quand la porte s'ouvre, mais il entre d'un seul élan, pour accrocher son manteau comme par réflexe - un réflexe qu'il n'a vraiment jamais chez lui. 

 

- Salut p'pa, ça va ?

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Ferguson Decker

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Dans le hall, Mercredi 14 Février 2125

Compatible à long terme. Ben merde. Il en resterait sur le cul s'il était pas déjà posé dessus. Son regard se braque vers l'obscurité, un peu écarquillé, un peu paumé. C'est-à-dire qu'il sait pas lui, s'il a déjà voulu s'foutre avec une meuf pour plus que l'emballer dans un placard à balai. D'abord parce qu'il a jamais emballé d'meuf dans un placard à balais. Alors comment s'imaginer ? Ça fait ça d'avoir fait des trucs ? D'avoir de l'expérience ? On commence à se poser ce genre de question chiante ? Pis d'abord, pourquoi qu'elle lui pose des questions pour savoir s'ils seraient compatibles à long terme ? Fergus est presque bienheureux que son attention soit déviée sur le pétard éteint, et l'incapacité d'Alison a le rallumer.

 

- J'l'allume, t'as juste à inspirer.

 

Il fait rouler le zippo. La regard inhaler. Tousser. Brutalement. Salement même. Il la regarde avec un amusement non feint. Hausse les épaules quand elle lui demande comment il fait pour que ça lui fasse pas la même chose.

 

- L'habitude.

 

Sa première clope il l'a tirée quand il avait douze ans. Son premier pétard ? Il sait plus. Mais il devait pas avoir loin des treize, peut-être bien. Il se souvient avoir craché ses poumons encore et encore. Il se souvient avoir cru qu'il quittait son corps tout entier. Il se souvient avoir tout oublié, pis avoir recommencé. Insisté tellement fort qu'il avait fini par en dompter les sensations. À moins qu'ce soit les sensations qui l'aient dompté. Parce qu'il les recherche encore et encore, depuis qu'il crache plus ses poumons.

 

- T'vas pas mourir je jure.

 

Il récupère le pétard volontiers, se l'envoie sans broncher. De longues lattes comme il a appris à s'les faire. Les yeux sur Alison qu'annonce qu'elle aime bien les types qui savent danser. Il sait danser. Même qu'il aime danser. Bon point pour lui ? Sauf qu'après elle sort qu'elle kiffe aussi les mecs cultivés, et là il tousse. Malgré lui. Parce que merde. Cultivé, ça rime pas avec Ferguson Decker. Il a des trucs à raconter, sûr. Pas l'genre de truc qu'Alison Carter a envie d'entendre, il pressent.

 

- Ok, ok, vas-y, il refile le joint sans discuter.

 

Il la guette. Peut pas s'en empêcher. Les lèvres roses qui s'referment sur son cône d'un mouvement un peu lascif. La manière dont la fumée s'engouffre entre elles, pour mieux ressortir une seconde plus tard à peine, sans tousser. Il a un sourire qui s'dresse. Débile. Comme fier qu'elle ait pas toussé. Débile quoi. Pis la question tombe, et pour celle là il doit avouer il était pas prêt. Il a l'impression d'se taper un quiz cheloue de Sorcière Hebdo ou autre délire du genre.

 

- Wah.

 

C'est ça un date ? Si c'est ça c'est perché. Loin de l'idée qu'il s'en faisait. Mais bon. Il est en date. Avec Alison Carter. La tête renversée vers l'arrière, Gus réfléchit pour de vrai, quelques secondes à peine, avant de rabattre la nuque vers l'avant et de braquer l'horizon d'ses yeux d'un bleu étranglé au THC :

 

- C'est facile.

Ça l'est pas. Ferguson est pas l'genre de mec à se questionner sur lui-même chaque fois qu'il passe devant l'miroir. Mais il sait bien s'donner l'air de rien. Improviser. Alors c'est ce dans quoi il se lance, avec nonchalance, la fumée autour de la gueule qu'a pas l'air d'le déranger le moins du monde. Il commence par Alison. Parce que c'est ça qu'est facile, finalement, d'commencer par Alison. Il s'fait toujours une meilleure idée des autres qu'il se fait d'lui-même.

 

- T'es super obstinée. Ça compte comme une qualité. Suffit qu'tu veuilles un truc. T'reculeras devant rien pour l'avoir. Parce que c'qu'Alison Carter veut, Alison Carter l'obtient. J'ai pas raison ? C'est comme ça qu'il la voit. Mais t'as peur de ce que les autres peuvent penser d'toi. Alors des fois tu fais pas c'que tu veux juste à cause de ça.

 

Un silence s'installe. Il récupère le pétard.

- Pis moi... il hausse les épaules. J'en sais foutre rien. Pourquoi j'dois répondre pour toi et pour moi d'abord ? Il se tourne vers elle. Tu m'connais d'puis quatre ans d'jà. Vas-y. Dis moi. Nan attends j'ai déjà la réponse. Il s'agite un peu, comme excité : T'vas m'dire que j'suis l'dernier des branleurs mais qu'des fois j'te fais quand même marrer en classe. Des fois j'te fais marrer en classe hein Alison ? Il hausse les sourcils à plusieurs reprises comme un débile avant de s'envoyer une autre latte, un mouvement sec ramenant sa tête vers l'arrière.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Leo Bloodworth

Stagiaire au Département de la Justice Magique 25 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Département de la Justice Magique, bureau du chef des aurors, Jeudi 28 Septembre 2124

Aux applaudissements, aux félicitations, se substituent la réplique cinglante d'un chef Ingram paraissant plutôt mécontent de la prise d'initiative de son brillant stagiaire. L'incompréhension se dépeint sur les traits de Leo, lui donnant plus que jamais l'air juvénile qu'il ne semble que rarement quitter malgré une vingt-cinquième année dépassée. D'abord les yeux qui s'écarquille pour former deux billes d'une confusion certaine. Les lèvres qui s'écartent tandis que la mâchoire s'en vient pendre lamentablement, brutalement se refermer, puis se rouvrir, à la manière d'une boîte à laquelle il manquerait un vérin. Les oreilles qui s'avancent et se recule alors que l'animal cherche ses mots. Pauvre crétin. Il y va fort, le chef Ingram. Ce sont des consonnes qui s'échappent de manière sporadique alors que la pensée, elle, peine à se former sous le crâne. 

 

- D... M... Ah... Qu... ?

 

La tête s'affaisse pour mieux porter le regard sur le coffre, fameux, sa belle armature de bois, ses jolies runes qui ne font que gigoter de part et d'autre de ses quatres faces, en mouvance discrète mais latente, gravée dans des teintes si sombres qu'on pourrait presque les manquer.

 

- C'est heu...

 

Un coffre. À disparition. Non mais ça lui revient. Les runes. C'est ça la différence majeure entre les deux coffres, voyez. L'un en porte, l'autre non. Pour sa défense, c'est la seule. L'unique. Les runes sombres ornant les bordures des quatre faces, en frise constante parfaitement indélébile. Leo redresse la tête, la rabaisse de nouveau. Le chef a raison. C'est évident. C'est-à-dire que le chef a souvent raison, pour ne pas dire toujours. On n'dit jamais toujours, disait maman, parce qu'on ne sait pas ce qui peut nous arriver du jour aux Landes Mains. Bon. Il a jamais visité l'endroit mais il est à peu près sûr que ça expliquerait tout. Notamment qu'on dit jamais toujours, ni qu'on dit jamais jamais. Ça fait que quand maman est partie, Leo s'est dit que ce serait bien, un jour d'aller visiter les Landes. Sur un malentendu... elle y est en train d'les attendre voyez. Enfin bref, le chef a quand même vachement souvent raison, pis là plus que jamais. Enfin plus qu'un jour où il aurait pas raison en tous cas.

 

Ses yeux se relèvent pour faire face aux pupilles noires de Monsieur Ingram. Le chef il a des pupilles noires comme du charbon. Les pupilles c'est toujours sacrément noires, mais celles du patron c'est les pires. Elles vous matent avec une telle intensité parfois qu'on se voudrait assez petit pour se ranger dans un tiroir. Ou dans un coffre à disparition. Alors Leo il sait pas bien quoi dire d'autre que c'que le chef Ingram il voudrait bien qu'il dise. Il est quand même gentil le chef Ingram, parce qu'il donne de gros indices sur ce qui pourrait bien empêcher qu'il s'énerve pour de bon. Pas que quiconque puisse vraiment s'énerver pour de bon. Enfin quand on s'énerve c'est généralement pour du mauvais. Ou alors c'est qu'on a un grain. Pas tout à fait comme le sel ou le café, quoi qu'on se met presque à fumer par les oreilles comme une grosses bouilloire parfois, et... bref. Le chef Ingram il a pas l'air énervé pour du bon ni pour du mauvais, alors Leo il a toute ses chances.

 

- C'est une horrible farce M'sieur Ingram ! J'ai vraiment touché à rien, tout est encore là-bas et tout faut pas vous en faire. HAHAHA ! Il le joue super bien. Donnez lui un oscar. Six à huit mois de travail, et puis quoi ? J'vous ai bien eu hein ? Il en rajoute, parce que c'est un maître en matière d'improvisation d'accord ? Il a fait deux ans de théâtre pendant son collège quand même. Il se permet même un clin d'œil, avec un sourire confiant.

En vrai ça peut bien rester entre eux. C'est des artefacts super méga dangereux dont on parle quand même. Ça vaut probablement mieux que ce soit porté disparu à jamais plutôt que de tomber entre de mauvaises mains. Leo a le regard qui fuit quand même sur la fin, et le coffre est resserré entre ses bras tandis que tout son corps annonce chercher la sortie.

 

- Bon bah c'est pas l'tout...

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Leo Bloodworth

Stagiaire au Département de la Justice Magique 25 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Appartement d'Alaric Bloodworth, Central London, Vendredi 14 Juillet 2124

- Ouais, ouais, carrément !

 

Carrément que ça va, carrément qu'il veut un verre de jus de citrouille. Au choix. Leo il fait souvent les réponses comme ça, à la carte. C'est parce que souvent c'est quand même mieux quand l'autre décide de ce qu'il a bien pu dire. Ça évite même des malentendus, tout ça. Comme par exemple les malentendus à base de jus de citrouille. Quand il était gamin, Leo était persuadé que c'était un genre d'art martial de l'horreur, parce que ça sonnait comme le jujitsu - Summer prenait des cours. Alors ça faisait pas vraiment sens qu'on lui propose un jutsitrouille ok, mais il pensait qu'on le provoquait en duel ou quoi, et il refusait tout le temps. Pis un jour il a goûté un jus et on lui a dit que c'était ça le jutsitrouille, et il a capté. À retardement un peu, mais il a capté. On dit souvent qu'il est comme l'internet moldu du siècle dernier, Leo. Bon il sait pas grand chose ni d'internet ni du siècle dernier, mais à force de métaphores il a compris ça voulait dire qu'il était lent. C'est pas si grave.

 

Maman disait toujours qu'on s'en fout du moment que tout monde atteint la ligne d'arrivée.

 

Il est agité, Leo. Se balade dans l'appartement non sans avoir retiré ses chaussures, et deux orteils lui pointent de chaussettes usés. Il zieute un peu partout, touche tout ce qui lui passe sous les yeux. S'en rend pas bien compte, parce qu'il a toujours fait ça d'aussi longtemps qu'il se souvienne. En se retournant brusquement, il manque envoyer valser le verre promis, le rattrape en une chorégraphie impeccable visiblement maîtrisé. Ça aussi il le fait souvent. C'est facile de le prendre par surprise, mais quand même il a des réflexes. Affutés par vingt-cinq années de pratique, tout de même. Les doigts serrés autour du contenant, il observe son jus plusieurs secondes avant de mater de nouveau son père, qui lui mate sa télévision magique. Leo a pas vraiment les moyens de s'en payer une, de télévision magique. Alors évidemment, il a dit à son père que de toute manière il en veut pas. C'est débilitant. En tous cas c'est ce que disent les collègues. Quand il avait des collègues. Bon, c'est ce qu'a dit Sarah, quand il faisait l'inventaire du Super Z au coin du Chemin et de l'Allée - ce job là il l'avait gardé quatre mois, un record.

 

Sarah avait des seins fabuleux.

 

- J'ai heu... J'ai quitté mon boulot, ouais ça sonne mieux que de dire que c'est son boulot qui l'a quitté, pis c'est pas si faux en plus. Fin y a un moment hein, pis ben j'ai M'sieur Haskin qui m'a relancé pour le loyer et tout et du coup faut quand même j'y retourne et tout. Enfin pas au même, un autre tu vois. Pour changer. Pis c'est la galère un peu, enfin c'est la crise hein !

 

C'est ce que ça dit à la télévision tout le temps, il le sait parce que chaque fois qu'il vient chez son père y a au moins un reportage qui le dit. C'est la crise ! Bon il sait pas bien ce que c'est comme crise, mais apparemment elle dure pis elle est pas dingo. Alors ça se tient. Leo a continué de bouger un peu partout, s'est finalement stoppé à côté du canapé pour s'y laisser tomber brutalement, comme un pantin auquel on aurait coupé les fils. Le verre en perd une lampée de jus de citrouille.

 

- J'sais la dernière fois j't'avais demandé pour être contrôleur du magicobus ça s'était pas super bien fini - surtout pour le Magicobus -, mais j'me disais que tu connaissais du monde au ministère quand même, et peut-être t'as des plans pour me trouver un stage dansunautredépartement ? 

 

Il a sorti ça vite. Débité à la manière d'un arrachage de pansement. Ses yeux se sont noyés dans la télé, comme si y avait eu là les seins de Sarah en exposition.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Deb
Message publié Lundi 24 Février 2025 à 10:06

Apparemment ce serait la nouvelle activité du WAC. Personne l'avait vu venir. Pas faute d'avoir secoué des boules comme celle qu'elle tient entre ses mains. Tout ça pour vérifier que les moldus tiendraient pas un truc dans le domaine de la divination. Bon, en vrai c'est juste la première session de théâtre lancée par Horace : il a mis au défi l'intégralité des participants d'apporter un objet du monde moldu et de faire une improvisation autour. Fatalement que Miss Aisling y participe, faut bien montrer l'exemple quand on est à l'origine du club, pensez pas ? Bon mais alors vous devinerez jamais ce qu'elle a fait ensuite.

Sinon je viens de voir Katherine Dennison montrer une émotion. Si, j'vous jure. Regardez. Enfin j'crois ?
 

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Leo Bloodworth

Stagiaire au Département de la Justice Magique 25 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Bureaux de la Gazette du sorcier, Vendredi 29 Septembre 2124

- Monsieur Berkins ?

Les doigts pianotent distraitement l'accoudoir tandis que les yeux de Leo parcourt la pièce ; le va-et-vient de personnages empressés, dont les paroles n'ont aucune peine à parvenir à ses oreilles ; la souplesse de papiers plissés en minuscules aéronefs qui s'élancent au travers de longs couloirs débouchant sur près d'une centaine de bureaux qu'il imagine agencés à l'identique ; le fracas répétés de vieilles machines à écrire, ensorcelées pour abattre le travail avec lequel le poignet d'un seul homme n'aurait jamais rivalisé ; le grattement de quelques plumes révolutionnaires, ici et là.

- Monsieur Berkins ?

Un visage rond se présente à lui, et ce n'est qu'alors que Leo se remémore le subterfuge. Les yeux écarquillés, il s'élève d'un seul mouvement, emportant avec lui la sacoche en cuir usé qui ne le quitte jamais. Elle comprend la totalité d'un document sur lequel il a rédigé son nom, son prénom, ainsi que les multiples emplois des sept dernières années dont il s'est fait licencié. Un sourire brusque lui étire la face alors que la jeune femme l'ayant appelé a un mouvement de recul, désireuse sans doute de récupérer son espace personnel.

- Monsieur Berkins, Miss Abbott va vous recevoir.
- Oh, super.

Avait-il véritablement attendu une heure dans ce hall ? Sans doute pas. Ou peut-être que si, s'il avait oublié se nommer pour l'heure Jonathan Berkins. Jonathan Berkins. De nouveau ce sourire, brusque, à la limite de l'absurde, alors que la sorcière lui indique un couloir, cinquième porte à gauche une fois que vous avez dépassé la cafétéria. Rien de bien complexe, en somme. C'est sans la moindre hésitation que Leo se met en branle dans la direction indiquée, non sans remercier aimablement la secrétaire. Les mains moites, le cœur battant la chamade, il se répète son nom d'empreint avec rigueur alors que son pas le voit dépasser porte après porte, après porte.

Un. Deux. Trois. Quatre. Cinq. Non. Non, ça ne ressemble pas à une Miss Abbott. Ça ressemble à Francesco de l'épicerie du quartier. Un bon Francesco bien barbu, à la moustache grassouillette, et aux cheveux blanchis et fatigués. Les yeux froncés, Leo se détourne avec brutalité pour observer les alentours, l'air subitement perdu. Sa sacoche manque entrer en collision avec une femme menue qui lui jette une œillade aussi courroucée qu'intriguée, mais il ne lui prête pas la moindre attention. Ça commence mal pour Jonathan Berkins.

- Vous cherchez quelqu'un... énonce simplement la sorcière en s'arrêtant complètement pour lui prêter toute son attention.
- Miss Abbott ? Il annonce de but en blanc, s'humectant la lèvre avec empressement.
- Oh, vous êtes Monsieur Berkins ! Enchanté. Je suis Pandora. Vous êtes là pour le poste !
 

Leo acquiesce, tente un sourire qui semble immédiatement se refléter sur le visage de son interlocutrice. Mission Jonathan Berkins : en redressement.

- Vous voyez la machine là-bas ? C'est la deuxième porte à droite juste après.
- Là-bas ?

Ça lui prend peu de temps, finalement, d'arriver à destination, davantage cependant de rester fixer la porte devant ses yeux avec une appréhension certaine. C'est sa dernière chance de la journée. Une chance pour Jonathan Berkins, mais une chance tout de même. Après tout, il pourrait se faire à devenir un Jonathan Berkins. Les collègues l'appelleraient Jo, et il boirait du café avec Pandora, qui avait l'air d'apprécier Jonathan Berkins, sans même avoir à le connaitre. Qu'aurait-il à faire après tout ? Trier des dossiers ? Chercher des mots dans le dictionnaire ? Leo était très doué pour chercher des mots dans le dictionnaire, même si les y se substituaient aux i.

Jonathan Berkins serait meilleur encore.

Inspirant profondément, Leo lève un poing serré pour frapper à la porte, trois coups secs, francs. Infiniment plus que lui en tous cas, mais ce n'était pas si grave de devenir un Jonathan Berkins pour une journée, n'est-ce pas ? Papa n'aurait rien à y redire. Notamment parce que Papa n'aurait pas besoin de savoir. Quoiqu'il serait peut-être heureux d'avoir plutôt un Jonathan Berkins qui faisait sourire les Pandora, plutôt qu'un Leo qui se fait licencié du département de la justice magique. S'éclaircissant la gorge, Leo entre dès qu'il y ait invité, un sourire plastronné sur la figure, ses yeux se posant sur Miss Abbott.

- Bonjour ! Il déclare joyeusement. Trop joyeusement ? Y avait-il finalement un degré de joie dont on se devait de convenir avant d'entrer dans un entretien d'embauche ? Vous êtes donc Miss Abbott, enchanté ! Il se présente en tendant une main professionnelle. Plus professionnelle qu'il ne le serait jamais sans doute. C'est un plaisir de vous rencontrer enfin ! Il insiste en se révoltant intérieurement d'un tel mensonge.

La vérité, au sujet du mensonge, c'est qu'il se doit d'être absolument certain. D'une assurance telle que personne n'oserait jamais le remettre en question. Il prend place comme s'il était attendu. Il l'était, n'est-ce pas ? Jonathan Berkins l'était, en tous cas, et Leo se trouvait être Jonathan Berkins. N'est-ce pas. Miss Abbott était une femme extrêmement jolie, avec des yeux clairs et gris dans lesquels il pourrait aisément se perdre. Il ne devait pas, bien sûr, s'y perdre. Concentré à sa tâche, il fit mine d'observer les décorations du bureau décidément sobre et triste, à l'opposé peut-être de ce que pouvait dégager Miss Abbott.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Leo Bloodworth

Stagiaire au Département de la Justice Magique 25 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Département de la Justice Magique, bureau du chef des aurors, Jeudi 28 Septembre 2124

La silhouette se fige dans l'embrasure de la porte. Leo, retourné dans la direction du chef Ingram, n'en mène pas franchement large. C'est-à-dire que le chef Ingram a pas l'air content content. Pour pas dire qu'il fait bien la gueule. La tentative de sourire s'estompe à mesure que s'étire le silence. S'il le pouvait, il s'enfoncerait dans le sol. Malheureusement ce n'est pas un art qu'il maîtrise. Alors il demeure là, stupidement ancré à moins de cinquante centimètres de la sortie, son coffre sous le bras, le regard fixé sur le bout de ses chaussures impeccablement vernies - il prend le temps de les astiquer chaque matin, car comme Summer le dit toujours, la première impression, faut pas que ça colle à la semelle. Ou quelque chose comme ça.

 

- Mhmh ?

 

Regain d'espoir, dans le fond des pupilles soudainement dressées vers le chef Ingram. Ça pourrait non ? Rester entre eux. Bon. Le problème c'est que parfois y a des questions comme ça, qu'attendent pas de réponse. Papa lui en colle souvent. Les questions rhétoriques. Cent fois qu'il a du l'écrire ce mot, pour apprendre à plus y répondre avec un solance. Pas qu'il ait bien compris ce qu'était un solance. Dans le doute, il répond plus dès qu'il a un doute que la question soit pas rhétorique. Ou alors comme ça, vaguement, d'un mhmh bien placé. Ça passe partout, ce genre de réponse, ça se mouille pas, ou alors juste un gros orteil qu'on peut sortir direct s'il fait trop froid.

 

Pas que Leo soit bien frileux. Il a gagné un concours d'apnée dans la Manche, tout de même.

 

Son prénom jeté là dans la pièce étrangement plus étroite que dans les vingt minutes précédentes le fait cesser ses tergiversations mentales, et son regard braqué sur le visage du patron se crispe un peu. C'est pas bon, quand le chef Ingram l'appelle Leo comme ça. Pas bon du tout. Mais finalement ? Finalement ça va, non ? La bouche s'ouvre en ovale de surprise, et la tête se secoue de haut en bas avec affirmation. Sûr qu'il peut faire ça. C'est dans ses cordes. Faut dire, c'est du génie un peu : retourner sur les lieux de la disparition, c'est le B.A. BA de toute bonne enquête. Ça fait aucun doute que ça lui donnera une idée fulgurante. Pas qu'il soit pas intéressé par la confection de théières ensorcelées, m'enfin il l'aime bien son badge de stagiaire au département de la justice magique.

 

Pis la dernière fois qu'il s'est trouvé en présence de telles théières, ça s'était pas fort bien fini, alors.

 

- J'vais creuser chef ! J'vais creuser fort !

 

Trouver une raison plausible, il est pas bien sûr de ce que ça veut dire, mais il est à peu près sûr que ça veut dire ne pas révéler qu'il est la raison de la disparition de tous les artefacts de la réserve dans un coffre à disparition. Probablement que ça ce serait pas plausible. Leo fronce subitement les yeux en réalisant ce que, au juste, ça signifie. Le chef Ingram lui demande de mentir. Mentir pour sauver son badge.

 

- Chef... Ça veut dire que ça va rester entre nous hein ? C'était pas une question rhétorique !

 

Il est content, quand il utilise ce mot là, parce que ça fait toujours son petit effet. Comme si d'un coup on le considérait en tant que tel, quoi.

 

- J'vous décevrai pas, il annonce finalement en prenant la tangente sans demander son reste.

 

Parce qu'on sait jamais, le chef Ingram pourrait brutalement changer d'avis pour trouver que Leo est une raison tout à fait plausible à la disparition de l'ensemble des artefacts du niveau II, en plus que ce soit une raison tout à fait plausible à lui retirer son badge. Si on lui demande, le vieux au balai est tout autant une raison plausible que lui. Le coffre sous le bras, Leo se presse en direction de la réserve, qui se trouve grande ouverte. L'idée, lumineuse, lui vient alors qu'il aperçoit la queue d'une cape bleu sombre au détour du couloir - toujours Bill, le concierge, et il s'imprègne du rôle de sa vie en beuglant brutalement :

 

- ALERTE, INFRACTION AU NIVEAU DEUX, ON A VOLÉ TOUS LES ARTEFACTS DE LA RÉSERVE ! ALERTE ! CHEF INGRAM !

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Leo Bloodworth

Stagiaire au Département de la Justice Magique 25 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Auberge des Trois-Balais, salle principale, Mercredi 28 Juin 2124

Leo reste observer Miss Bergame d'un air interdit, une seconde, deux peut-être - ou cinq. Le visage affaissé sur ses mains, il semble subitement compter ses doigts, dans des gestes rapides et distraits, qu'il reprend à deux fois - trois fois, cinq peut-être.

 

- Ben si ! Si si c'est bien aujourd'hui !

 

Joyeux, il passe une main dans ses mèches déjà terriblement désordonnées, quelques billets sortis de son porte-monnaie dans le même temps pour s'étaler entre lui et Miss Bergame.

 

- Dix ans, jour pour jour que j'vous ai rencontré pour la première fois derrière ce même comptoir. Dix ans ! Ça fait un bail que vous garder la maison voyez, alors ça s'fête ! AUX DIX ANS D'MISS BERGAME DERRIÈRE LE COMPTOIR ! Il annonce à la cantonade, se prenant une rincée d'exclamations contentes tandis que certains s'approchent pour récolter leur verre offert par le jeune sorcier.

 

Il en a un souvenir parfaitement clair, si on lui d'mande. Il était entré comme à son habitude, s'était attendu à rien. Faut dire qu'on venait pas aux Trois-Balais pour la vue, avant Miss Bergame. Juste pour la bièraubeurre, une place au coin du feu, un jeu de cartes explosives. Quinze ans qu'il avait, et de l'acné qui lui ravageait la moitié du visage. Des mèches un brin plus claires, presque blondes, et des notes toujours étalées sur plusieurs parcelles de sa peau - les anti-sèches à l'encre invisible qui finissaient par ressortir au grand jour quelques heures à peine après les examens, et pour lesquelles il s'était plusieurs fois pris des retenues terribles.

 

- J'ai entendu des rumeurs comme quoi que vous alliez racheter l'auberge à M'sieur Deer, c'est vrai ? Z'allez devenir la patronne et tout ?

 

Il est tout excité à l'idée, bien qu'il sache pas vraiment pourquoi. Probablement que ça changera pas grand chose, ou alors peut-être que ça changera tout. Ça signifie surtout qu'il saura toujours où trouver Miss Bergame, parce qu'elle sera là derrière son comptoir. Si elle achète l'endroit, ça veut dire qu'elle va pas subitement s'échapper pour changer de carrière, voyez ? Pis peut-être qu'elle pourra l'embaucher, et alors ils se verront tous les jours, et Leo pourra lui rappeler ses anniversaires - puisque apparemment elle tient pas les comptes.

 

- C'est fort si vous faites ça. Moi j'ai acheté un appartement, savez, ben déjà c'est quelque chose, alors j'imagine même pas une auberge ! 

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Elliot Blackburn

Joueur de Quidditch Professionnel 25 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Cardiff, centre d'entrainement des Catapultes de Caerphilly, Mardi 01 Août 2124

Ça fait un bail qu'on leur en parle. Spike Ryder, le môme prodige. Elliot demande à voir. Enfin non. Il demande pas à voir. Il s'en bat proprement les reins, on peut dire. Ou en tous cas c'est ce qu'il fait savoir quand le nom est évoqué dans les couloirs du centre. C'est pas parce que c'est l'meilleur de l'école que c'est forcément un bon joueur les gars. Ça se trouve c'est tous les autres qui sont nazes. On lui rappelle régulièrement qu'il a été recruté de la même façon, alors ça doit bien vouloir dire quelque chose, mais il en démord pas. Tant qu'on a pas vu un mec sur le terrain, on sait vraiment pas ce qu'il vaut.

 

- Yo, il est dans l'bâtiment !

- De ?

- Ryder !

- Ah.

 

Affalé dans un large fauteuil rouge, Elliot a une serviette sur la nuque, et les cheveux encore trempés. Ils sortent de leur premier entrainement de la journée. Le second aura lieu plus tard, dans l'après-midi. Et le suivant dans deux jours, pour laisser le temps aux muscles de se reposer - aidés par des massages - et pour certains des séances de cryo. Un quotidien aussi intense que détente, auquel l'ensemble des joueurs s'est depuis longtemps habitué. Le salon, accolé aux vestiaires, est l'image même du chaos, des vêtements éparpillés partout, et des bouteilles distribuées par le coach Oakwood avant son départ pour une réunion importante. L'accueil de Ryder n'avait pas été évoqué.

 

- J'savais pas qu'il débarquait aujourd'hui. Il s'entraine avec nous c't'aprem ?

- Bah j'sais pas. J'ai juste croisé Hassin qui m'a dit que le mec venait de rencontrer la direction et tout.

 

Hassin était l'homme chargé du nettoyage de leurs maillots après chaque utilisation. Aussi connu comme homme à tout faire. Un type cool qui se prenait pas au sérieux. Un type pas bien important, mais un type qu'avait tendance à tout savoir de ce qui se déroulait à l'intérieur du centre.

 

- Bah c'est bien. Bon on s'la fait notre séance ou quoi ?

- Ah ouais, ouais, Quill t'viens pas ?

- Nan il vient pas, faut qu'il aille lécher la pomme de sa copine.

- J'vous emmerde.

- Jacks ?

- Yup.

 

Clac, la serviette qui claque sur le dos d'Hornette, juste parce qu'il peut. Elliot se lève en saisissant sa batte délaissée sur le côté, pour la faire tourner dans le vide deux trois fois avant de la balancer négligemment dans le fauteuil qu'il vient de quitter.

 

- Laissez tout l'bordel là ?

- C'est bon y a Hassin.

- Branques.

- Tapette.

 

Sont sept à prendre la direction de la salle de musculation. Ça braille fort dans les couloirs. Ça se tape dans le dos. C'est son genre d'ambiance. Les portes sont à peine ouvertes que la musique leur dégueule dessus. Elliot tarde pas à s'installer sur le premier banc devant lequel il passe. Comme par réflexe, Terrence s'installe derrière pour lui servir de soutien.

 

- Croyez qu'il va t'nir combien d'temps ?

- L'nouveau ? Bah ça dépend si c'est un bon ou une grosse arnaque.

- J'lui donne un mois, annonce Elliot en commençant à soulever.

- Nah ça c'est l'temps qu'on t'donne à toi avant que j'te remplace pour de bon.

- Si j'poussais pas j'te ferais un doigt Jacks.

- Fais moi rêver.

- Houuuu !

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Ferguson Decker

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Bureau du professeur de métamorphose, Mercredi 07 Février 2125

Les yeux sur l'animal qui semble définitivement pas se faire à son anatomie porcine, Gus a les lèvres pincées, un sourire hissé sur le bord d'une joue. C'est marrant ok ? Plus marrant qu'une simple belette parfaitement exécutée. Bon, ça fait chier de pas en avoir foutu plein la vue à Pope, qu'a pas l'air de croire deux secondes que le délire est volontaire, mais est-ce que c'est si grave ? Il a métamorphosé l'bordel, c'est vivant, ça ressemble fort à une belette, ça mérite un Effort Exceptionnel ok ? Mais non. Fatalement que non. La perfection ou rien qu'il veut, le Pope. Un truc propre. Fini.

Il se renfrogne un peu Gus, sans regarder une seule fois le professeur, les doigts agités pour occuper la bestiole qui bondit en faisant des tours sur elle-même encore plusieurs secondes. Où est-ce qu'il a foiré ? Il sait pas trop. Il sait juste qu'il foire systématiquement tout, alors est-ce que c'est bien surprenant que sa belette ait une queue en tire-bouchon ? Pas tant. Même qu'il a réussi l'autre jour, avec l'autre tête de con. Il hausse les épaules, l'air de cogiter quand même, même si dans le fond il fait surtout la gueule. Il est pas si mauvais ok ? Même s'il en donne l'air. Y a des élèves de son année qui seraient pas capable de faire ce qu'il vient de faire.

Mais ça Pope le souligne pas.

 

- Peut-être bien que j'gagnerais des tunes, il balance en dressant finalement le regard vers son professeur, un sourcil un peu haussé, arrogant. La première métamorphose de belette-cochon du monde magique. Y a un délire croyez pas ?

Au même instant, l'animal se fond sur lui-même pour former de nouveau la statut d'hippogriffe qu'elle était initialement, et Gus grimace. Sa baguette magique à la main, il hésite qu'un bref instant avant d'annoncer :

 

- J'vous la fait en mieux z'allez voir. Avec la bonne queue et tout. J'étais pas concentré c'est pour ça.

Même que c'est vrai un peu. Il était plus focalisé sur le fait d'montrer qu'il savait y faire à Pope que sur la manière dont il allait s'y prendre pour le prouver. Il avait même pas cherché à visualiser vraiment la belette. S'était juste refait le film du cours dans lequel il avait excellé à la performance. Mais là il a le visuel de la belette bien en tête, parce qu'elle vient de se former et de se déformer sous ses yeux, pis la queue est pas bien dure à ajouter avec un minimum d'imagination. Alors, déterminé, il pointe de nouveau sa baguette sur la statuette avant de prononcer la formule. 

La statuette se contorsionne, prend forme de nouveau, pour reprendre les traits parfaitement identiques de la belette précédente. Y compris sa queue en tire-bouchon qui bat dans l'air avec mesure. Gus la regarde. La belette le regarde. Gus regarde Pope.

- Nan mais après si elle se plait comme ça, z'êtes qui pour juger ?

C'est frustrant un peu, parce que là il a vraiment essayé.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Sam Chadwick

15 ans Sang Inconnu Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Aux abords du lac, Samedi 23 Septembre 2124

Joyeuse, Sam affiche un large sourire vers Ambrose alors qu'il déboule, sa baguette levée en l'air comme un trophée. La réplique de son ami lui fait tirer une langue puérile, mais n'entache rien de sa bonne humeur soudaine. Puis, alors qu'Ambrose menace d'engluer l'instrument à sa main, elle hausse un sourcil en l'agitant d'un air faussement menaçant :

 

- Avise toi et c'est ta belle gueule que j'dégomme, avec ma batte ou avec ma baguette ça s'ra tout pareil !

 

Possiblement que Sam a pris trop de cours avec Gus, mais c'est pas comme si quiconque la croyait capable de faire preuve d'autant de violence avec qui que ce soit - et encore moins ses meilleurs amis. C'qui est loin de vouloir dire que Sam est incapable de se défendre. Elle abaisse son arme pour l'essuyer d'un revers de vêtement, distraitement, l'observant en secouant la tête.

 

- En vrai j'aurais pas du la prendre. On va r'mettre le broomsurfing à plus tard hein ?

 

Sam empoche la baguette d'un seul geste avant de courir en direction de son balai pour le récupérer. Le vent s'est définitivement levé, et la brume s'est éparpillée sur la surface du lac et sur certaines portions du parc, lui donnant plus que jamais l'air mystérieux. Bientôt, le soleil glissera sur l'horizon et les laissera plongés dans l'obscurité. Un instant bref avant que les spots magiques du terrain de Quidditch ne les illuminent de nouveau.

 

- J'ai faim. On s'rentre ? Elle annonce de but en blanc alors qu'elle revient près d'Ambrose.


La salle commune jouxtait les cuisines, voyez, et il n'était pas rare que les blaireaux fassent des incursions pour compléter des réserves qui occupaient pas mal d'étagères des placards de plusieurs de leurs dortoirs. Aussi, les grignoting improvisés de fin de journée était monnaie commune. Sans doute retrouveraient-ils Balthazar, Jimmy et Gus, peut-être même Dylan.

 

- T'sais qu'tu fais un bon broomsurfer. Potable quoi. Quand tu tombe pas la tête la première dans l'lac noir quoi, elle balance en le bousculant sur le retour.